Anthologie Sombres Félins (éditions Luciférines)

Salut à vous tous mes très chers nains et très chères naines. C’est avec un immense plaisir que je vous retrouve en ce début septembre pour une petite chronique sur un livre paru chez notre partenaire « Les éditions Luciférines ».Comment vous dire que lorsque je l’ai reçu, je l’ai littéralement dévoré et que je l’ai fini depuis un bon moment. Et voici au final comment va se développer ma chronique. Je vais faire un tour d’horizon rapide et m’intéresser plus particulièrement aux nouvelles qui m’ont laissé un sentiment de malaise tellement elles étaient bien écrite. Encore une fois merci à notre partenaire de nous faire parvenir ses ouvrages toujours au top. Allez c’est parti mes bons nains. Entamons ensemble cette saison 2016-2017 !

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Bon tout d’abord l’anthologie « Sombres Félins » regroupe dix neuf auteurs sélectionnés parmi plus de 90 nouvelles que notre partenaire a reçu. Autant vous dire que le choix a dû être des plus difficiles. Comment je le sais ? Et bien j’ai participé à l’appel à texte, mais je n’ai pas été retenu. Bon faut dire que vu les auteurs présents dans le livre, j’avais carrément pas le niveau. Mais là n’est pas le propos ! La vingtaine de nouvelles présentes sont toutes plus flippantes les unes que les autres. Même si j’ai eu du mal avec le style d’écriture de certains des sélectionnés, j’ai trouvé leurs idées intéressantes et ce fut un réel plaisir de les découvrir. Et au final ce fut facile de se plonger dans cet ouvrage aux promesses tenues du début à la fin.

Allez passons maintenant au top des nouvelles qui m’ont le plus marquées.

1- Caprices de Florence Barrier : une nouvelle qui commence un peu lentement, mais ce n’est que pour mieux faire entrer le lecteur dans son univers. Plus on lit le texte, plus on devine ce qu’il va se passer sans vraiment y croire. Et le dénouement est tout simplement un délice, cependant je n’espère pas (promis je ne vais pas spoiler, ce serait pas correct de ma part) que l’inspiration de ce conte vient de là. Ce serait flippant. En tout cas comme entrée en matière pour l’anthologie, il n’en faut pas plus pour aiguiser la curiosité du lecteur.

2- Meow de Aaron Judas : un camé qui prend une nouvelle drogue et qui n’arrive pas à redescendre de son bad trip. Un style qui coule tout seul et une idée vraiment originale qui pourrait peut-être se réaliser dans la réalité. Les personnages sont sombres au possible et l’utilisation du félin tant au niveau spirituel que corporel est vraiment bien dosée. Toutes mes félicitations M. Judas pour cette nouvelle, qui je l’espère, aura autant de succès auprès des autres lecteurs.

3- Le Pré-aux-trembles de David Baquaise : Un perd qui cherche à rattraper les erreurs de son fils auprès de forces surnaturelles félines. Un nouvelle qui m’a paru courte, mais peut être est-ce le signe d’une très bonne écriture. Le personnage du père est très intéressant. Il prend vraiment la responsabilité des actes de son fils et ce jusqu’au dénouement pas forcément heureux. Je vais vous avouer, personnellement j’aime bien les textes qui n’ont pas forcément de happy end. Seul bémol, j’aurais bien aimé que les sorcières soient un peu plus présentes dans le texte ou que le texte soit un peu plus long. Mais c’est bon quand même.

4- Sacha de Pierre Brulhet : Une nouvelle qui relate le quotidien d’un policier et de son voisinage. D’ailleurs une vieille femme va s’inquiéter pour une autre de l’immeuble et va finir par demander au personnage principal d’enquêter un peu plus assidument. Personnellement, j’ai bien retrouvé l’esprit de la vieille chiante du bâtiment qui cherche qu’une chose, c’est savoir ce qu’il se passe chez les autres. Maintenant je trouve que l’utilisation des chats est très subtile et ne se révèle vraiment qu’au bon moment. Je n’ai vraiment pas été déçu de ce texte.

5- Étincelle de David Elbe : Alors personnellement j’ai vu cette nouvelle comme un genre de conte. J’ai trouvé qu’il y avait un véritable côté poétique tant au niveau des personnages qu’au niveau de l’ambiance. Et vu comme se développe l’histoire, j’ai trouvé très touchant la relation entre l’enfant et l’homme. Un très beau mélange de bonté et d’horreur, très bien dosé et qui a fait trembler la corde sensible du père que je suis. Bravo !

6- Heil Kitler ! d’Aude Cenga : Une nouvelle qui met du temps à se mettre en place, mais qu’est-ce que j’ai aimé le détournement. Imaginé le dictateur réincarné en chat qui en veut au monde entier était excellent. Une bonne tranche de rire pour moi. Ce qui n’enlève en rien à la qualité de l’écriture qui coule parfaitement. Les rebondissements sont placés aux bons endroits pour que le lecteur ne s’ennuie pas. Et on se demande vraiment jusqu’à la fin si le chat dictateur va arriver à ses fins. En tous cas merci pour cette image des plus amusantes.

7- La femme aux chats de Henri Bé : Une nouvelle que je trouve très intéressante au niveau des relations inter-personnages. C’est très bien amené, on passe un bon moment à lire le texte et la fin est très bien trouvée. Encore une fois le félin est le symbole de l’obscur !

8- Ronronnements infernaux de Bruno Pochesci : Un huis clos horrifique et gore à souhait. Cette nouvelle m’a fait un peu penser au roman « Faites vos jeux » paru aux Éditions Luciférines, mais en plus gore et plus rapide. Mais j’affectionne particulièrement le style de Bruno depuis que je l’ai découvert dans le recueil Nouvelles Peaux. Efficace, détaillé et qui plonge le lecteur dans son univers au bout de quelques lignes. Là, j’avoue que je me suis trouvé mal à l’aise et un peu claustro sur les bords en lisant ça. Je pense que je vais éviter les boites en plexi pendant un bon moment.

9- Les petits chéris d’Emmanuel Delporte : Je crois que c’est la nouvelle que j’ai préféré sur toute l’anthologie. Le personnage de Jack est vraiment barré et ferait vraiment tout pour ses chats même l’impensable. L’ambiance de malaise d’une société en crise est vraiment très bien amenée et on sait depuis le départ que ça ne va pas bien finir. Ça m’a fait pensé par certains aspect à l’atmosphère d’une épisode de la série « The Walking Dead ». Bravo Emmanuel !

10- Addiction de Marthe Machorowski : Un mélange de mysticisme à l’égyptienne et de monde contemporain bien capitaliste. Je trouve qu’il y a un très joli clin d’œil au fait que la femme est loin d’être le sexe faible et peu contrôler l’homme en le menant par les « sentiments » si vous voyez ce que je veux dire. On se plonge dans ce texte très facilement et l’utilisation des chats est faite d’une manière magistrale. Vous me direz quoi de mieux que l’Égypte pour des chats. Très bien écrit et un personnage féminin effrayant et attrayant à la fois. Je crois que c’est ma deuxième préférée.

Voilà mes bons nains c’est tout pour aujourd’hui. Je vous conseille vivement d’aller sur le site de notre partenaire pour vous procurer le plus rapidement possible cette anthologie féline. En plus vous pouvez l’avoir en format dématérialisé pour une bouchée de pain et croyez-moi pour passer un bon moment de lecture ça vaut le coup. Merci à tous ces auteurs pour leurs nouvelles, c’est du très bon travail. Et aussi un grand merci à notre partenaire des Éditions Luciférines pour cet ouvrage.
Quand à nous on se retrouve mardi pour une autre chronique littéraire et cette fois ce sera sur une célèbre bataille de la Seconde Guerre Mondiale. Allez je vous laisse cogiter et on se retrouve mardi pour de nouvelles aventures.

 

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