Aux douze coups de minuit d’Emmanuel Delporte

Salut à tous les nains et toutes les naines. Aujourd’hui je vous propose de parler d’un recueil de nouvelles qui m’a été envoyé suite à la chronique que j’ai faite pour l’anthologie des maisons hantées parue aux éditions Luciférines. Donc ce recueil s’intitule « Aux douze coups de minuit » écrit par Emmanuel Delporte et paru aux Editions Otherlands. Un livre qui regroupe douze nouvelles et je vais vous en parler un peu.

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Alors je vais commencer par une petite vue d’ensemble du recueil et comme pour la dernière critique de livre je pointerai les nouvelles qui m’ont le plus marqués. Allez c’est parti.

D’une manière générale les nouvelles s’enchainent et ne se ressemblent pas. Personnellement j’ai dévoré ce livre l’espace de trois heures cumulées. On ne s’ennuie pas, à certaines occasions on flippe un peu, mais je peux vous assurez qu’on est obligé de terminer chaque nouvelle tellement on est happé par le style d’Emmanuel Delporte. A travers l’ouvrage on voyage un peu se retrouvant à plusieurs reprise en Bretagne (vous me direz vu le nombre de légendes qui sont rattachées à ce terroir, il est normal que notre ami s’en soit inspiré), un coup à Los Angeles dans un monde un peu post apocalyptique.
A chaque texte on s’attache aux personnages et on se demande quelles misères vont leur tomber sur le coin du nez. Les histoires sont tour à tour violente, pesante, montrant le visage caché de l’humanité. Pas de doute on sent l’expérience  et la maîtrise du style horrifico-fantastique de l’auteur. C’est un vrai plaisir que de se plonger dans « Aux douze coups de minuit ».

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Passons maintenant aux nouvelles que j’ai retenue pour le top de lecture :

La chance des uns :

Une nouvelle se passant dans un monde futuriste et surréaliste. On suit la pensée d’un homme que l’on traite comme du bétail. Je n’en dirais pas plus concernant l’histoire de peur de vous spoiler la nouvelle. Le style assez cru pour le coup est très bien adapté aux circonstances faisant passer les hommes pour des bêtes (ce qui au final n’est pas si éloigné de la vérité que ça). L’Univers est très intéressant et je pense qu’il y a un bon potentiel pour développer un texte plus long. Si c’est le cas je pense très clairement que je le lirai.

Diplopie :

Cette fois on suit un père de famille, sportif et abusant des bonnes choses de la vie. On vit sa déchéance et la relation quelque peu malsaine qu’il a avec ses enfants. Je trouve que cette nouvelle est une belle critique des affres de l’alcool faisant basculer la vie d’un individu. La double vision des choses dans ce texte est très intéressante nous montrant deux points de vue différents. Personnellement je ne m’attendais pas à cette chute, mais ça clos bien et laisse un peu d’espoir.

Amnésie :

Je pense pouvoir dire que c’est la nouvelle que j’ai préféré dans ce recueil. On se trouve en pays de Brocéliande et un genre d’inspecteur ésotérique (Ezequiel Derleth) fait la chasse aux créatures surnaturelles. Les personnages dégagent une certaine violence soit dans l’attitude, soit dans les propos, mais en tant que lecteur je trouve justifié ce qui se passe pour l’un des personnages. Un gros « bien fait » était de rigueur. J’affectionne aussi ce texte car il me fait penser à la série de livres « L’épouvanteur » que j’ai déjà chroniqué. Très très bon texte.

Les larmes amères :

Une nouvelle que je juge de science fiction, qui montre à merveille les travers de l’Homme qui veut faire un max de profit. A la réflexion, l’univers me fait penser un peu au monde de Matrix. On prend les gens pour des choses qu’on peut utiliser et peut importe les conséquences. Le style relate à la perfection l’ambiance glauque et la chute au final n’est guère surprenante et pourtant criante de vérité.

Un jeu dangereux :

Pour cette dernière nouvelle, nous nous retrouvons dans la Creuse pour suivre une adolescente à la vie plus que, osons le dire, pourrie. Elle va décider de partir retrouver son petit ami non sans jouer un jeu dangereux. Vous comprendrez en lisant le texte. Les personnages sont développés de sorte que le lecteur s’installe dans une logique de lecture qui lui fait dire que tout va bien aller pour l’héroïne. Le langage est ici encore relativement cru, mais vu le contexte ça ne choque pas au contraire. Une nouvelle qui nous fait comprendre qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Une phrase caractérise tout ça : « Tel est pris qui croyait prendre ».

Voilà mes bons nains c’est tout pour aujourd’hui. J’espère que cet article vous aura donné envie d’acheter et de lire ce recueil qui, vous l’aurez compris, vaut carrément le détour. Alors n’oubliez pas recherchez « Aux douze coups de minuit » écrit par Emmanuel Delporte et paru aux Editions Otherlands. A la prochaine les amis.

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