Festival Textes et Bulles de Damparis By Poulpy (Part 2)

Textes et Bulles,

Le festival de Damparis

 

00_cover

Partie 2 :

Et maintenant, aventurons-nous dans le reste du salon…

4. Les invités prestigieux

…Que je n’ai pas pu approcher avec tout ce monde. Mais voici les photos prises avec mon fidèle assistant, Vlad le vampire :

Il s’agissait d’Étienne Le Roux (si vous ne le connaissez pas, un autre lien pour la Bédéthèque), qui s’est un peu trop fait désirer, j’aurais dû lui sauter dessus… Et de Pierre Dubois, ci-dessous, dont les dessins lithographiés étaient exposés pendant le salon (mais j’y reviendrais). Il est l’auteur de Le Torte, Cairn, Petrus Barbygère, Le Grimoire du petit peuple, La Légende du Changeling et de l’Encyclopédie de la féerie, bedetheque.com, et il n’est autre que le parrain de Textes et Bulles.

10_dubois

Étaient aussi présents Vincent Froissard, bedetheque.com, coloriste et dessinateur et Michel Espinosa, bedetheque.com, graphiste et auteur, photographié ci-dessous, et qui partageait également ce stand inapprochable. Ce qui fait qu’en fin de compte j’ai à peine vu les auteurs présents…

11_invites

Mais rassurez-vous, je suis tout de même partit à la recherche des scoops !

5. Quelques bons auteurs de Science-fiction

…c’est pourquoi voici à présent une interview de Jim Maitre, auteur de 7, sa première BD qui commence fort. Il a aussi bossé sur La Compagnie des Glaces et voici son site : http://www.jim-maitre.com/.

Jim Maitre, vous êtes auteur dessinateur et scénariste…

Alors je coscénariste avec un ami, sinon depuis que je suis passé à l’auto-édition je gère toute la production en solo : scénario, dessin, encrage, couleur et la mise en page et l’édition des bouquins.

Et que sont-ils, ces bouquins ?

Il s’agit de la suite d’un projet appelé 1/7, car la série s’appelle 7. Tout simplement, car nous n’avons jamais été foutus de trouver un titre, donc nous avons gardé celui de travail. Nous savions que nous allions faire sept volumes d’une série de science-fiction et là nous en sommes au troisième, le tome quatre sortira pour octobre 2014. Un space opera, art-science, pour les fans de SF assez complexes. C’est à la base un style littéraire, mais quelques BD existent aussi.

Ce style revient souvent dans votre travail, comment l’avez-vous débuté ?

Et bien j’ai commencé dans la BD en tant que tout jeune auteur en sortie d’école d’art en 2001. J’ai préparé mes premiers projets, fait quelques planches à présenter à des maisons d’édition, en me ramassant la plupart du temps. C’est le classique du jeune auteur. Mon démarrage officiel fut en 2004 avec Dargaut, comme assistant en décors et perspective sur la série La Compagnie des Glaces. Plusieurs auteurs collaboraient ensemble, c’est un fonctionnement à la japonaise ou à l’américaine qui ne se fait pas trop en Europe. J’ai continué pendant une bonne poignée d’albums et sur les derniers je suis passé à encreur, pour faire tout ce qui est travail de mise en valeur de noirs. La série s’est arrêtée en 2009, et maintenant je gère mes propres albums.

Actuellement sur la série 7 toute la toile de fond était rédigée par Val-R, mon scénariste. L’inspiration au niveau des textes vient de ce type-là, qui est un docteur en neuroscience ayant un très gros background scientifique et médical, ce qui est très enrichissant. Et en terme graphique je viens plutôt du monde du manga. Mes jeunes années Albator, Club Dorothée, ont créé mon esthétique très japonisante. Ma formation à l’école Émile Cohl de Lyon est plus classique, plus européenne, ce qui fait que j’ai cette double culture. Quand à mon scénariste, il se tourne vers la SF anglo-saxonne à la Isaac Asimov, il a donc des références assez complexes, assez tordues.

La question du style est quelque chose que l’on se pose beaucoup quand on est étudiant ou lorsque l’on démarre. Tout simplement, car l’offre BD est énorme et que l’on a tous envie de se démarquer, d’être repéré grâce à quelque chose de particulier. C’est un truc assez narcissique et je ne me pose pas cette question. Je voulais d’abord arriver à dessiner quelque chose qui tienne debout. Que ce soit beau, récent. Étant très intéressé par le manga je tapai de ce côté-là, mais je sentai que cela ne me correspondait pas, car c’est aussi un état d’esprit, une culture. C’est comme si l’on demandait à un japonais de faire du Tintin, ça aurait l’air bizarre. Lorsque l’on me demande quelles sont mes influences, j’ai du mal à répondre, car je viens autant d’un Katsuhiro Otomo que de dessinateurs comme Hérenguel. C’est plus dans l’état d’esprit que je m’intéresse à eux, je vois des choses, mais ce n’est pas pour autant que j’ai envie de les reproduire.

Pouvez-vous me parler de vos méthodes de travail ?

Là, je réalise tout chez moi, étant donné que je finance l’intégralité de mes travaux. J’ai donc un matériel simple et efficace, pas forcément excessivement cher. Ma technique dérive d’une contrainte qui est à la fois de temps et de financement. Le matos d’art graphique est en général plutôt cher, donc je bosse sur un format de feuille standard, en A4, avec des choses trouvables facilement en grosses librairies. Il n’y a que les mines bleues de critérium que je fais venir d’Angleterre, car on ne les trouve plus en France, c’était des mines utilisées par les architectes. Mon matos informatique est lui aussi relativement simple, donc c’est la preuve que l’on peut avoir un rendu professionnel en terme de qualité d’album avec du matériel de base. C’est la démarche artistique qui fait la différence.

12_maitre

Avez-vous des projets en préparation ?

Beaucoup trop même ! J’en suis au quatrième album de ma série de science-fiction, donc fatalement il y en aura trois autres derrière. Après, en terme de diversité, vu que la SF est un marché de niche qui ne perce pas vers le grand public, j’ai un projet de série médiévale fantastique en train de se scénariser. Ce serait un pilote, s’il ne marche pas elle sera close, car l’histoire n’a pas forcément besoin d’avoir de suite, et sinon elle donnera lieu à deux séries parallèles. L’héroïc-fantasy me permettra de varier mon public, car j’ai fait mes preuves en SF et changer un peu d’air ne fait pas de mal. Je me concentre sur la BD, on verra si je vais faire des choses en parallèle, comme des posters.

Que pensez-vous de ce festival, en tant qu’exposant ?

C’est un bon festival, rempli de variété. C’est-à-dire que l’on voit pas mal d’auteurs et plus de dessinateurs qu’avant. Il y a une grosse offre en matière de public qui est sûr de trouver quelque chose. Après il faudrait faire un petit effort de com car il y a de plus en plus de bons talents ici, ce qui fait plaisir à voir, et plein de nouveautés. Un salon à faire perdurer.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs ?

Eh bien, si vous êtes dessinateur ce qu’il faut c’est persévérer et ne pas se focaliser sur son talent. Et pour les lecteurs, il y a une telle offre en matière d’auteurs de romans, historiques, contemporains, il y a des dessinateurs, il y a tellement de variétés que ce serait dommage de se focaliser sur seulement un domaine. En tout cas, à Damparis vous trouverez votre compte.

L’humanité a fui la Terre, devenue stérile, pour conquérir l’ensemble du système solaire. Elle s’apprête aujourd’hui à fouler le sol d’une exo-planète lointaine, terre jumelle qui suscite les convoitises et cristallise tous les espoirs. L’heure n’est pourtant pas à l’euphorie : dans la périphérie du Soleil, des installations isolées subissent de mystérieuses et foudroyantes attaques. On aurait bien besoin des meilleurs pilotes de la flotte pour parer à cette sombre menace… mais le plus prometteur d’entre eux reste sur la touche… -Premier tome de 7, disponible sur la site de Jim Maitre.

Il faisait aussi un peu de pub pour Morgil, dessinatrice de la BD Le Dévoreur de Temps, se déroulant dans un monde de fantasy aux graphismes très poussés. Vous pouvez vous en rendre compte par vous-même en allant sur le site http://www.obsidiurne.com/.

Passons à présent aux auteurs de Fenice, dans un autre style, mais tout en ayant un pied dans « l’espace». Alors qu’est-ce que Fenice ?

Dans un avenir indéfini… Le monde ou ce qu’il en reste ! Divisé par l’homme et sa nature dominante, la vie et l’enfer se confondent dans la noirceur totale. 50 000 000 d’âmes errent dans cet univers de diktats ! Dans cette société en déshérence, annihilée par l’ombre du passé et le sang des lendemains, de l’imagination de l’homme, l’infante immonde est née. Son nom, Dité. Elle a pris forme dans la cité et a reclus les condamnés, les assassins, tout ce que la société produit comme vermine, en les cloîtrant ici, dans l’obscurité et dans la haine… Des âmes qui survivent à l’ombre d’elles-mêmes. Des âmes prisonnières des bouches de l’enfer. Dité est ceinte de parois si hautes, que nul ne peut les franchir sans passer par les bouches ; 4 accès, 4 portes de l’enfer nommées en Sumérien : à l’Ouest ENKI (l’eau), à l’Est AN (le ciel), au Sud : NINHURSAG (la terre), au Nord ENLIL (l’air).

A l’extérieur, la vie s’écoule comme elle peut. Ça règne en maître sur un peuple soumis à ses diktats ! Pour dominer le monde, il a fait alliance avec Hadès et œuvre pour son propre compte. Dans cette société  »abrogée », pieds et poings liés à un maître pulsionnel et meurtrier, le mal se fait la part belle ! Personne ne peut passer d’un monde à l’autre sans s’y perdre… Pourtant, un homme s’octroie cette possibilité, un être qui ne répond à aucune loi, une âme errante sans passé, un immortel à la recherche de son identité, de son avenir. Un homme qui cherche à comprendre pourquoi ! Son nom est Fenice et il se battra pour l’équité quoi qu’il lui en coûte. Il n’est pas parfait non, mais il croit en une possible liberté !

A l’heure où je vous écris ces lignes, les cités sont en proie à d’obscures pensées, qui de l’esprit de l’homme ont germé, acheminant le monde vers ce futur qui s’assombrit. Le pouvoir étatique est grand. Dictateur, Ça gouverne en tyran le monde qu’il a créé, façonné ; il ordonne, il tue, il ment, et a la mainmise sur tout. Sous terre, l’enfer a copulé avec le vice et de cette condition humaine délaissée à l’état larvaire, la chrysalide a percé le cocon, mettant bas cette bête immonde. Une société où la nature humaine est à l’état brut ! Le monde n’est plus et la corruption règne en maître et la cupidité de l’homme a pris dans cet engrenage de lois et de non-lois, le pas sur la raison. Depuis ces jours troublés, le mal est partout, et l’insécurité dominante dérive lentement vers l’ordre du chaos. Iah-hel . V.Vona -Plus d’informations sur http://www.bande-dessinee-fenice.fr/.

13_fenice

Voici à présent les quelques mots du scénariste Iah-hel nous présentant son bébé, Virginio Vona était lui aussi présent et les énormes formats que vous pouvez voir sur les photos sont bien sûr de lui :

Fenice est un univers dystopique, une critique de la société et de la nature humaine. Notre personnage, Fenice, vient d’un monde parallèle, il a la constellation du phoenix tatoué sur l’oeil gauche, qui lui confère deux pouvoirs. D’une part, il est immortel et il a un don de prescience. Il arrive à savoir quand le mal va agir et il se projette vers lui pour l’empêcher d’agir. Lui, son but est de le tuer avant qu’il fasse des victimes. Ça, c’est pour la théorie on va dire. Sur Terre on a créé un gouvernement totalitaire et mondial. Donc il y a un roi du monde, qu’on a appelé Ça, en référence à Freud, et il gère le monde pulsionnellement. Il se sert, il tue tout ce qu’il veut. Sur Terre Fenice découvre le café. Pour lui c’est une substance qui s’apparente à une drogue et lorsqu’il en prend trop, ça le shoote complètement, et il va arriver un petit peu tard, c’est-à-dire que son addiction va faire des morts. Ensuite on a relié Dante et la Divine Comédie au personnage. C’est-à-dire qu’à chaque fois qu’il tue un criminel, un des neuf gardiens des enfers concernés par le crime, selon l’âme du défunt, va monter sur Terre pour la chercher. Lui, il peut discuter et interagir avec eux, même s’ils ne voient pas les humains. Nous avons fait commettre à la dictature de cette BD des exactions sur le peuple et nous avons un héros qui va donner son regard sur l’homme, ce qu’il est réellement, ce pour quoi il agit.

C’est ma première bande dessinée, nous en sommes au troisième tome, et Virginio, pour sa part, a déjà été édité en Italie il y a vingt ans, il a arrêté pour de multiples raisons. Et c’est notre rencontre en région parisienne qui nous a amenés à travailler ensemble. Moi à l’origine j’étais éducateur et j’ai toujours écrit de la poésie et des nouvelles, ce n’était pas du tout mon domaine. C’est lui qui m’a amené à cela. Pour l’instant il n’y a qu’un hors-série, qui est disponible sur les festivals et sur le site. Deux numéros d’un cycle faisant respectivement cent-quarante-cinq pages et cent-quatre-vingt-douze planches forment une histoire en deux parties. Actuellement nous travaillons sur le prochain tome qui sortira en septembre, ce sera la première partie d’une autre histoire et la dernière partie arrivera dans un an et demi, deux ans, car c’est le temps que l’on met à produire une aussi grosse quantité de planches. C’est un univers cyberpunk où l’homme à travers ses concepts et sa perversité est le principal sujet. C’est un univers assez underground aussi, donc c’est intéressant à découvrir.

6. Scénaristes, dessinateurs BD

Vous vous doutez que je n’ai pas pu interviewer tous les auteurs BD du salon. Mais voici une sélection de 10 d’entre eux que je regrette de ne pas avoir abordé plus que cela :

En premier voici Pat Masioni, auteur de Soldat Inconnu. C’est un auteur congolais au style comics dont voici le blog, http://patmasioni.canalblog.com/, qui a une carrière plus qu’impressionnante et un style graphique awesome. Il est aussi l’auteur de Rwanda94 et, je cite : il est le premier auteur de bande dessinée noir africain a être publié aux États-Unis. Il fait aussi des caricatures de presse, remporte régulièrement de prestigieux prix comme celui du meilleur auteur au festival Immagine de Rome, ou le Glyph Comics Awards. Il était également venu avec sa femme, Antonia Neyrins, spécialisée dans les carnets de voyage dont un regroupe leurs travaux respectifs. Voici également son blog, http://antonia-neyrins.blogspot.fr/ dont je recommande la visite si vous êtes amateurs. Vu qu’ils sont régulièrement invités à Damparis, je leur sauterai forcément dessus l’an prochain (à moins qu’une armée de zombies/aliens robots venus du futur se mette en travers, mais je leur souhaite bien du courage…).

Soldat Inconnu : Ouganda, 2002. Le Dr Moses Lwanga, médecin humanitaire américain, revient avec son épouse dans son pays natal afin d’y apporter une aide précieuse. Rapidement, il est confronté aux différentes factions qui mettent la région à feu et à sang. Piégé en pleine guerre civile, Moses, pacifiste dans l’âme, se découvre une force et une violence qu’il ne se connaissait pas. Mutilé, il est désormais prêt à mener sa propre guérilla. Urban comics.

14_masioni

La seconde personne, que j’ai trouvé très étonnante aussi, est Cyril Knittel, que j’ai observé en dédicace et qui, en quelques minutes, a réalisé un pitaing de chef-d’œuvre ! Il est l’auteur des Orphelins et de Les Pèlerins de Phaël avec Corinne Denoyelle, ce sont ses premières réalisations.

Les Orphelins : Cette histoire se déroule au commencement du Monde. Dans un monde plongé dans une nuit sans fin, habité par des animaux doués de parole, vivent Fêne et Tïa, les Orphelins, seuls représentants de leur race. La vie s’écoule paisiblement pour eux, jusqu’au jour où une mystérieuse rencontre va affecter Tïa, qui décide de partir pour trouver des réponses… Accablé, désespéré et seul dans un monde où règnent désormais la mort et la famine, Fêne reste seul. Qui sont ces Orphelins ? Quel est le secret de leur origine ? Quelles relations entretiennent-ils avec le monde ? Les animaux semblent en savoir plus long qu’ils n’en disent…

Le troisième, Walter Fahrer, était lui aussi en pleine dédicace et sa technique était elle aussi au top, pour ce que j’ai pu voir en live. Il débuta sa carrière dans les années 50 avec des livres tels que Tee Howard, Nat Mandel, Gato Montès, Cobalt, Harry Chase, Mon nom n’est pas Wilson… Il collabora avec quelques auteurs connus comme Hugo Pratt et avec différents journaux en tant que dessinateur.

Gato Montes : Walter Fahrer a passé sa jeunesse dans la pampa au milieu des gauchos. Il s’est ainsi imprégné de leurs traditions et de leurs fabuleuses histoires… Le désert Argentin au milieu du XIXe siècle, à l’heure où les Indiens se trouvent chassés par les blancs. le Capitaine Villanueva accuse son éclaireur Gato Montés de l’avoir fait tomber dans une embuscade qui a coûté la vie à douze de ses hommes. Le point de départ d’un combat sans merci et d’une fantastique saga.

15_knittel_fahrer

Didier Mada et Bruno Fermier, bossant tous les deux sur la série Even étaient eux aussi un choix sympathique étant donné ce qu’il m’a été permis de voir. Tenez, le blog de ce premier et un texte de présentation de leur BD commune : http://didiermada.wordpress.com/. Didier Mada, auteur malgache, n’en est pas à son premier projet, il en a près de trente à son actif. Il est aussi historien, se penchant sur les mystères de Madagascar et participe activement à énormément de festivals. Il a aussi remporté de nombreux prix pour des BD tels qu’Enfant de Rue, Imboa ou Apparence. Il fait partie de l’association Afrique Dessinée dont plusieurs membres étaient présents, mais j’y reviendrais dans une autre partie plus dédiée. C’est un auteur dont le talent n’est plus à prouver.

Even : 1547 Henri II succède à son père François 1er. Débute alors une période, durant laquelle, le dernier roi chevalier interviendra sur de nombreux théâtres d’opérations, afin de maintenir la puissance du royaume de France, que ce soit en Europe, en Méditerranée et jusque dans le Nouveau Monde.Or, la grande Histoire s’écrit d’histoires et du sang de soldats de l’ombre.Parmi eux, un jeune comte breton, du nom d’Even de Rays. Pour ce dernier, cet engagement se double d’une terrible quête…La vengeance !…

J’aimerais aussi m’arrêter à Olivier Ferra, http://dolma.over-blog.com/, illustrateur et caricaturiste, dessinateur de Où la Neige ne Fond pas, Docteur Wong, Kanneris et j’en passe qui m’a offert un joli livre (nan, on ne m’amadoue pas aussi facilement ! C’est que j’aime bien son style). Et puis cette BD… : Où la Neige ne Fond pas, est vraiment bien.

16_mada_ferra 

Les deux suivants sont Didier Bontemps, qui était en pleine écriture d’un mystérieux scénario, et Jean-Marie Woehrel. L’un est auteur de Le Dossier Ronsillac et Le vol de la Joconde, l’autre dessinateur de moi Svein, une BD en cinq tomes. Leurs deux sites, http://bontemps-bd.com/ et http://jean.marie.woehrel.free.fr/.

JM Woehrel est un aficionado du monde viking. Il a travaillé en tant que graphiste, toujours en collaboration, sur d’autres séries telles que La Saga d’Erik Randa, Les Fils de Guillaume, Les Trois Imposteurs… Quant à Didier Bontemps, un autre passionné d’histoire, a travaillé avec des personnes telles que Franquin et a aussi réalisé Les Secrets de la Zone Interdite, Ghjuvz ainsi qu’un dérivé d’Astérix. Des carrières à suivre avec grand intérêt.

17_woehrel_bontemps

Et BAD,http://bad-bd.blogspot.fr/, auteur de FDC, Sébastien Delaloye, auteur de Louis et le commissaire Mesnardin, du policier cette fois. Plus JAS, http://jas.bd.free.fr/, auteur de Jacques Riffeur et d’une série de livres pour enfant Néris le hérisson… Mais le coin BD est prévu pour tout de suite ! Et puis je parlerais d’autres personnes que vous trouverez surement à votre goût… D’autres auteurs vous attendent :

7. Le coin BD

Voici Janpi et Nicolas Doucet, l’un auteur de Alfred Von Bierstüb, débutant dans la bande dessinée en 2008 après avoir travaillé sur pas mal de choses, que vous pouvez voir sur son site professionnel ici : http://janpi.dessin.pagesperso-orange.fr/ et l’autre, auteur de Familius, une BD inspirée de ses propres histoires de famille.

Puis des auteurs du troisième âge, dont Pierre Glesser, http://pierre.glesser.free.fr/. Il a fait les graphismes de trois courtes séries : La Guerre des Boutons, Agathe et Lucas et le Temps des Colos, pour un public enfantin. Cavé, auteur solo de Guy et Sara…

Étaient aussi présents Jacques Sacré, que vous voyez sur la photo ci-dessous, et, mais je ne les ai pas vu, Carine (dessinatrice de Wolfo et Ugor et Wikto), Karim Chair, Pierre-Denis Goux (dessinateur (talentueux) de Merlin le Prophète, Mjollnir, ou Guerrières Celtes), Greg Newman (un scénariste de jeux vidéo et BD que je suis dégouté d’avoir raté) et Éric Rückstühl (grand dessinateur de Le Bagne de la Honte, Sampierro ou Corsu).

Mais j’ai parlé à Marc Jakubowski, scénariste du Château des Carpates ou Les Indes Noires qui est aussi libraire et organisateur du festival BD de Lexy qui aura lieu les 15 et 16 novembre. Si vous êtes intéressés, vous trouverez tous les renseignements sur http://festivalbdlexy54.kazeo.com/. C’est surtout un passionné de Jules Verne qui retranscrit son travail sous forme de BD, un job de longue haleine.

18_janpi_doucet

Personnellement, comme j’aime bien Harry Dickson, je me suis plus rapproché de Brice Tarvel et Christophe Alves… Mais ils sont partis plus tôt le dimanche et, snif, je ne les ai pas interviewé… Du coup nous nous sommes donné rendez-vous dans un an ! Brice Tarvel a en effet sorti trois livres aux éditions Malpertuis. Il est l’un des auteurs à reprendre ce grand héros qu’est Dickson, lui et Robert Darvel, que je reverrai au Bloody Week-end : je l’avais interviewé sur le stand du Carnoplaste, sa maison d’édition. Le monde est petit ! Le monsieur à côté de lui, Christophe Alves, a fait les couvertures que vous apercevez sur la photo. Bien sûr, ce n’est pas entièrement sa spécialité, car il fait aussi de la BD, c’est un des shows du salon d’ailleurs.

19_tarvel_alves

Le site officiel : http://www.christophealves.com/ de ce «parodieur» et fan d’Harry Dickson, forcément, de Maigret (ou… pas), ici Malgret, graphiste de Dusty Dawn. Et celui de Brice Tarvel : http://bricetarvel.canalblog.com/, un romancier chez Trash (dont je parle aussi dans l’article du Bloody), qui a bossé avec les éditions Fleuve Noir pour, entre autres, Les Aventures d’Arnaud Stolognan, avec le Carnoplast, Mnémos et bien sûr Malpertuis. En tant que scénariste, il a également travaillé sur Sylve, Mortepierre, L’Amour Clés en Main, L’Étant qui Rétrécissait, Les Robinsons d’Outre-Monde, Les Traînes-Ténèbres, Boogy & Rana ou encore… Harry Dickson.

J’ai vraiment hâte de les retrouver, ces deux-là.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *