Festival Textes et Bulles de Damparis By Poulpy (Part 3)

Textes et Bulles,

Le festival de Damparis

 

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Partie 3 :

Le reste est à venir. Oui, je m’excuse pour cet article à rallonge, je veux m’assurer de n’avoir oublié personne. Surtout les gens cool, comme ici :

8. L’Afrique dessinée

L’Afrique Dessinée est une association loi 1901 créée en 2001 en France par des dessinateurs et scénaristes sensibles aux réalités africaines. Elle regroupe aujourd’hui un noyau de 12 membres actifs qui prennent part à la mise en place du projet et qui s’investissent dans son développement.

L’association Afrique Dessinée s’est donnée trois axes principaux de travail : témoigner des réalités de l’Afrique contemporaine par le dessin et accroître la visibilité de la bande dessinée africaine, encourager l’expression singulière de ses membres et soutenir leur professionnalisation, créer une plateforme internationale d’échanges pour les artistes (dessinateurs, scénaristes…).

L’Afrique Dessinée travaille en réseau, notamment avec des associations africaines qui regroupent des dessinateurs de bandes dessinées et des caricaturistes de presse. Au niveau artistique, elle souhaite se positionner dans le champ professionnel de la bande dessinée.

L’année 2005 marque l’implantation de l’association à Mains d’œuvres, dans un espace de production et d’accompagnement artistique situé dans la ville de Saint-Ouen (ville qui jouxte Paris), dans le département de la Seine Saint Denis. Cet accueil permet à l’Afrique Dessinée d’étoffer son champ d’action en proposant un atelier de travail à ses membres, en développant un projet pédagogique spécifique auprès de certains jeunes du territoire, en accueillant certains auteurs et dessinateurs étrangers en résidence…

L’association, encore jeune, est en mouvement et en ouverture, portant ce projet comme une aventure collective ! –http://afriquedessinee.over-blog.com/

Parmi les membres présents, Christophe N’Galle Edimo, président de cette association, qui m’a fait un joli dessin explicatif parlant de leur histoire (si vous arrivez à relire, sinon je l’ai posé plus bas) :

 

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En tant que scénariste, il a publié Valeurs Communes, Une Enfance Volée, A l’ombre du Baobab, Gri-gris d’amour, Marcel et Léa et beaucoup d’autres séries disponibles sur le site de la Fnac. Il fonda cette association en 2001. J’aurais aimé vous présenter un site…

Il était accompagné de deux membres actifs, Adjim Danngar et Adgé Attikossi, travaillant sur plusieurs collectifs de livres dont Nouvelles d’Afrique, de la graphiste Bozena Augustyn, bossant sur Tembi et Jetje, dont voici le très beau site : http://www.maison-ba-belle.fr/, et de deux autres invités, Didier Mada et Bruno Fermier (dont je parle dans la seconde partie de l’article). Adjim Danngar, ou Atchou, est un caricaturiste assez connu dans le domaine. Il a également été publié dans deux albums collectifs : Une Journée dans la vie d’un Africain d’Afrique et La Bande Dessinée Conte l’Afrique et dans Sommets d’Afrique. Voici son blog : http://adjimdanngar.wordpress.com/.

 

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9. Coups de cœur graphique

Si vous ne connaissez pas Nicolas Desrues et Hélène Larbaigt c’est à remédier ! Ils partageaient tous deux un bout de stand et n’ont pas décroché leurs yeux de leurs carnets pendant tout le week-end ! Nous sentons les jeunes graphistes talentueux qui, j’espère pour eux, même si je ne me fais pas de soucis pour cela, perceront les hautes sphères…

Je leur ai demandé de me parler de leurs travaux.

Bonjour, je suis Hélène Larbaigt, et je présente mon premier livre à Damparis cette année. Il est déjà sorti il y a trois ans, c’est un livre d’illustrations Fantastiques et féériques décalé et sombre, dans une ambiance à la fois gothique et absurde appelé L’Extraordinaire Après-vie d’Alice Osmont.

Moi je suis Nicolas Desrues, dessinateur de bande dessinée et comme Hélène, ce sont mes premiers albums, qui ne sont que des collectifs. L’un est sur les Histoires et Légendes du Mont-Saint-Michel, une autre s’appelle La Guerre Des Dames, une BD historique médiévale, et la dernière parle des Histoires et Légendes de Normandie. En ce moment je travaille sur trois nouveaux collectifs qui seront une suite à ce dernier, car c’est pour une petite maison d’édition normande qui ne fait quasiment que des albums de ce genre.

H. Larbaigt : Alors mon prochain livre devrait sortir chez Mnémos en automne. Ce sont des contes illustrés. Dans mon style j’aime à la fois mélanger modernité et tradition, le sujet est traditionnel en lui-même. J’ai une influence burlesque et absurde, je peux être influencé par les préraphaélites, Tim Burton ou Guillermo Del Toro, c’est assez vaste.

N. Desrues : Je dirais que mon style graphique est du semi-réalisme, du moins c’est comme cela que je le définis. J’aime mettre pas mal de détails, mais ce qui me plaît c’est la magie, la fantasy. J’aime exagérer les expressions des personnages, les proportions. Mais en ce qui concerne la structure des bâtiments, c’est du réalisme, dans l’imaginaire.

 

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Lorsque je dessine c’est très traditionnel, je ne dessine que sur papier. Je vais me mettre à la couleur directe, à l’aquarelle. Je ne m’y connais pas trop en informatique et cela ne m’intéresse pas plus que ça.

HL : Je couple plusieurs techniques, à la base je travaille le crayonné, que je reprends sur ordinateur. Pour mon premier livre j’ai beaucoup fait de couleurs sur informatique. Le deuxième, en revanche, aura des couleurs traditionnelles, à la sanguine et l’acrylique.

Comme je fais le texte et l’illustration je suis très influencé par ce que j’ai pu lire, ce qui m’a marqué. J’aime beaucoup la vieille littérature anglaise, et c’est quelque chose qui ressort dans mon univers. Dans le rendu aussi cela est très anglo-saxon, car cela provient de peintres ou d’illustrateurs que j’adore, comme Rackham. C’est ma petite caractéristique.

ND : Ma première influence est très basique, il s’agit d’une BD appelée Khrän le Barbare, un univers héroic fantasy très humoristique. Ce qui me plais le plus dans une BD c’est la magie et j’ai besoin de rigoler un minimum. Mon projet, s’il aboutit un jour, est d’être aussi au scénario pour du fantastique léger et bon-enfant. Après Gwendal Lemercier, Jérôme Lereculey… Tous ses auteurs chez qui je baigne depuis tout petit me tiennent aussi à coeur.

Le blog d’Hélène Larbaigt : https://hmlarbaigt.wordpress.com/.

Et celui de Nicolas Desrues : http://nikodesrues.wordpress.com/tag/nicolas-desrues/.

Qui sont les beautés qui ont illuminé le week-end ? Je vais vous les présenter maintenant : tenez-vous bien devant Amélie Jeannot, créatrice steampunk, Tiffanie Uldry, Illustratrice, Miyou Charaxe, //, et Alfeha !

 

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Sur la photo, Tiffanie Uldry et ses amies :

– Tiffanie, une artiste que je suis depuis longtemps à titre personnel qui fait des créas très particulières et plus que raffinés. http://tiffanieuldry.ultra-book.com/.

– Miyou Charaxe, une graphiste aussi mignonne que ses dessins très fins et féeriques. .

– Alfeha, elle aussi produisant des travaux de grande qualité qui n’a rien à envier à ses partenaires, tant dans le style que dans le reste. http://alfehaillustration.blogspot.fr/.

– Amélie Jeannot, créatrice steampunk, tout aussi girly aux bijoux très typés et fantaisistes.

Pour tout vous dire, je leur voue une sorte de culte… Bref ! Devinez qui j’ai revu sur le salon ? Okiko ! (oui, je n’allais pas vraiment vous faire deviner). Cette fois il avait une petite maison remplie de pièces rien que pour lui, et il préparait son nouveau tableau en live. C’est cool, il n’a pas repris sa manie de courir partout et j’ai pu le prendre en photo en plein boulot, et l’embêter un peu… Je vous avais dit qu’il était cool ? Nan, parce qu’il l’est. Son site, que j’avais déjà mis en lien dans un ancien article : http://www.okiko.fr/. À côté de son coin expo était celui de Stayly Dompierre, une artiste peintre qui a un style plus féérique et rétro reprenant les classiques des légendes et de la fantasy. Elle aussi a un site, que voici : .

10. Artistes et graphistes

…Et vendeurs artisanaux, comme :

– Pierron le Hobbit, créateur empli de contes et féeries, dans un style Merveilleux vendant ses boîtes, carnets et habituelles cartes, affiches, etc : http://www.pierronlehobbit.fr/.

– Corinne Demuynck, graphiste aux livres enfantins, girly, naïfs et surtout pop, et aux jolies illustrations : http://corinnedemuynck.blogspot.fr/.

– Jean-Luc Pion, dessinateur de livres jeunesse tels que Alzée le chat, La Météorite de Rochechouart et Mellifera, de cartes postales, de peintures et peintures murales, http://www.chamamuse.com/.

– Mutsumipat, dessinatrice aux multiples techniques, de Photoshop à la peinture à l’huile débutant dans la vente de cartes et affichettes, son Deviantart : http://mutsumipat.deviantart.com/.

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11. Les punks à Puce

Chez qui je m’excuse pour ce titre tout pourri… Les membres d’un fanzine appelés la Puce, qui, comme l’indique ce site http://www.darksite.ch/lapuce/ :

A commencé tranquillement avec ces petits fanzines de 56 pages, tirage offset à 100 exemplaires (!). C’est du travail collectif, où l’on peut voir les œuvres d’une quarantaine de personnes, dont certains sont même devenus connus par la suite.

Et qui édite, en plus de leurs journaux qui ne sont plus réédités, des livres comme Le Renard, Le Jour Des Cons, Sale Pute, Le Manifeste de la Conscience Tranquille ou Tout Doit disparaître. Toutes leurs publications sont très soignées, pour combler le petit manque de poésie tout autant appréciable, et possèdent quelques illustrations assez cools. Je les ai interviewés après avoir dévalisé le stand, il s’agit d’Ivan et Olive (dont voici le blog http://www.darksite.ch/olive/oliveblog/), fondateurs et dirigeants de la Puce :

Olive : La Puce, une nanoédition qui vient de Genève et existe depuis treize ans. Au début nous faisions un journal qui nous a fait découvrir les festivals de BD et nous nous sommes lancés dans l’édition de bandes dessinées, de romans, d’albums photo et de disques, fait en petite quantité et pour la plupart à la main.

Nous avons commencé à faire une BD appelée le Renard qui parle de musique, et contient donc un disque. Ivan est le scénariste et moi je suis le dessinateur, mais nous ressentons nos influences respectives, c’est un travail à quatre mains.

Nos œuvres sont inspirées du do it yourself et les fanzines punks, elles tournent souvent autour de la musique et nous essayons de faire des bouquins assez tout public, la plupart du temps… Mais nous en avons aussi fait un porno. Nous essayons de corrompre la jeunesse et de les faire devenir punk.

Comment vous êtes-vous lancé dans tous ces projets, à la base ?

Ivan : Ça s’est fait tout seul. Avant je travaillais dans le dessin, j’étais tatoueur, et on m’a proposé de faire un fanzine, le Cochon Radioactif. Mais le mec était un peu trop vulgaire à mon goût, il traitait mal les femmes… Du coup je me suis dit que j’allais faire mon journal, la Puce, et tout s’est enchainé de soi-même.

Olive : Quand on a découvert les festivals, les imprimeurs, les gens, il y avait tout pour faire une bonne soupe à la grimace.

Quels sont vos thèmes de prédilection, mis à part la musique ? …Ou quelles sont vos sources d’inspiration ?

O : La mort, l’alcool, la drogue, les animaux décédés au bord des routes… Nous ne recherchons pas particulièrement à s’accrocher à un thème. Quand on tombe sur quelqu’un de bien on se dit qu’il nous le faut. Par exemple, Natalie Rais, donc on a publié le livre Tout Doit disparaître, a été découverte dans un journal assez intellectuel. Elle fait vraiment des trucs qui explosent à la gueule, ça changeait des autres articles très bien écrits. Du coup on lui a envoyé un mail pour lui demander un livre et elle en avait un de près, qui s’est retrouvé sur la table.

Nous allons plus loin que le concept de microédition, nous faisons de la nanoédition. Nos livres, nous les tirons à quinze, vingt exemplaires, ce qui permet de pas trop se faire chier. Certains livres nous les avons nous-mêmes produits à la main, par exemple nous avons fait un livre en sérigraphie avec des stocks de chutes de papier, des stocks de pots d’encre et un mec nous a prêté sa machine.

Que prévoyez-vous à l’avenir ?

Un long chemin vers la mort… La fin du monde.

I : On ne prévoie pas le lendemain, moi je ne vois pas d’avenir. Demain ça n’existe pas et hier ça existe plus… Surtout qu’on s’en souvient plus. Le présent est déjà assez difficile à aborder comme cela, « L’avenir c’est maintenant ».

O : Si vous voulez vous procurer nos livres, on fait une dizaine de salons par an et il y a notre site où l’on pose des photos de nous en train de faire les cons et des minis BD à télécharger.

Faire de la bande dessinée ou faire des bouquins c’est facile, il ne faut pas croire qu’on a besoin d’un éditeur ou d’argent. Ce qu’il faut c’est une photocopieuse et du papier et un stylo. Lancez-vous, faites un fanzine, faites des bouquins et venez les vendre à Damparis, c’est un super festival.

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Ils étaient aussi accompagnés par Les Moches, des dessinateurs WDF, Dick Hollywood et son cousin Jack, http://salutlesmoches.blogspot.fr/, qui fonts des dessins absurdes et très simples de personnages très moches qu’ils mettaient en ligne tous les jours pendant trois ans.

12. Rivière Blanche

Passons à Alain Blondelon et Olivier Deparis, auteurs chez Rivière Blanche, la maison d’édition dont le but est de faire revivre la grande collection Fleuve Noir, spécialement Anticipation, leur collection SF. Ils perpétuent la tradition au travers d’auteurs contemporains ou d’ancien prêt à reprendre du service.

Le site de Rivière Blanche est à votre disposition : http://www.riviereblanche.com/index.html.

L’un est auteur d’Onde de Choc et de Dégénération Future, dont voici un résumé : Les rescapés de l’Onde de choc, vont devoir affronter de nombreux dangers. Mais toutes ces menaces, tous ces risques ne sont rien, en comparaison de la terrifiante mutation dont peut être victime la nouvelle génération. Les survivants pourront-ils sauver la « DEGENERATION FUTURE » ? Et l’autre, Olivier Deparis, que j’ai pu interviewer, de Main-Mise sur Jakobar : Le sergent Tom Fullman rencontre la Main, une équipe d’experts qu’il doit escorter sur les lieux d’un crash à l’autre bout du cosmos. Mais un piège leur est tendu. Inculpés de crime à tort, ils se réfugient ensemble sur Jakobar, une planète indépendante. Pour survivre, ils devront apprendre à se connaître, surmonter leurs différences… et vite ! La flotte aérospatiale approche. Le Ministère fédéral, accusant les autorités locales de protéger les terroristes, a voté en représailles un blocus planétaire. Aurait-il tout manigancé depuis le départ dans le seul but d’étendre sa Mainmise sur Jakobar ?

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Olivier Deparis, pouvez-vous présenter vos livres pour nos lecteurs ?

J’ai fait paraître en 2011 chez Rivière Blanche un premier roman de space opera qui s’appelle Main-Mise sur Jakobar, ayant pour thème de départ la différence à travers l’intégration d’un homme dans une équipe de cinq personnages très différents les uns des autres, et de voir comment il va arriver à dépasser ses préjugés pour pouvoir survivre. Mon éditeur m’avait commandé un space opera avec de l’aventure, de l’amour, un peu de sexe… Une histoire qui rende hommage aux éditions Fleuve Noir des années 70.

Cela faisait à peu près vingt ans que j’essayais de publier mes romans de géopolitique, dans la veine de Tom Clansy. C’est un style qui n’intéressait absolument pas les éditeurs de l’époque, et aujourd’hui encore je ne sais pas si c’est devenu le cas. Quand j’ai envoyé un manuscrit à Philippe Ward, le directeur de Rivière Blanche, il m’a dit aimer ce que je faisais, mais que ce n’était pas ce qu’il voulait publier. J’ai laissé sa proposition de space opera de côté pendant deux ans en me disant que cela n’était pas fait pour moi et à chaque fois que je le croisais sur des salons il me relançait à propos de ce manuscrit, puis ça a fait le déclic dans ma tête. C’est le roman qui m’a donné le plus de plaisir à écrire parce que je me suis rendu compte que c’était un sujet où l’on pouvait traiter de thèmes extrêmement pointus, mais de manière dissimulée, on a une totale liberté d’action.

La suite est pratiquement en tête, mais cela ne sera pas pour tout de suite. J’ai déjà un roman en cours pour un autre éditeur, que j’ai donné à mon bêta-lecteur pour voir ce qu’il en pensait. J’ai vraiment envie de continuer à écrire pour Rivière Blanche car il a la meilleure vision du métier qu’il m’a été donné de voir. Il fait retravailler les textes aux auteurs, et est vraiment passionné.

Sur le salon c’est cette édition que je représente avec Alain Blondelon. La sortie officielle de son prochain roman, Connections Interrompues, est dans une semaine. C’est un planet opera qui parrait chez Armada.

Par quoi avez-vous commencé dans ce métier ?

Ce qui m’inquiétait au début était la direction politique que l’on prenait dans le monde. Je me suis beaucoup intéressé à la géopolitique, j’ai découvert très tôt des auteurs comme Franck Herbert et un cycle comme Dune m’a énormément influencé. Je voulais faire quelque chose d’aussi grandiose, avec toute la prétention que cela peut avoir. C’est une chose très compliquée à faire, mais c’est mon objectif, recréer un univers complet qui puisse dénoncer tous les travers de notre société. Le problème avec la géopolitique est que si on veut rester dans un sujet actuel nous sommes tout de suite confrontés à des problématiques de réalisme, donc ça nécessite énormément de recherches. J’ai mis huit ans à écrire mon premier roman. Tout cela est aussi soumis aux obligations d’impératifs liés à l’actualité. La situation politique peut changer très vite dans certains pays, si vous écrivez un roman qui place des actions en rapport avec, par exemple, le Moyen-Orient et que la situation est totalement bouleversée en trois mois de temps il faut en réécrire la moitié. C’est une voie assez délicate pour les éditeurs comme pour et les auteurs.

Je pense maintenant m’orienter vers le space opera et la science-fiction dans un sens large. Quand j’étais gamin je lisais beaucoup de Fleuve Noir, j’en avais des caisses que j’ai dévorées. C’est ensuite que je suis passé à des romans plus contemporains pour l’époque, puis d’autres réputés comme plus intellectuels. J’ai lu un roman Fleuve Noir récemment qui aurait mérité d’être plus retravaillé, mais les éditeurs avaient une contrainte de format et les auteurs devaient tailler dans leurs textes pour rentrer dans les clous, ce qui fait que certains ont souffert de cela dans leur carrière. Par contre, sa grosse qualité est que les écrivains n’hésitaient pas à mettre des tonnes d’idées dans leurs livres, il y en avait à chaque page, alors qu’aujourd’hui on a tendance à n’en développer qu’une. C’était foisonnant, c’était rafraichissant et c’est ce que l’on essaie de recréer.

J’aimerais que les gens soient plus ouverts à propos de la SF parce qu’il y a une grande mode à l’heure actuelle qui fait que la fantasy est à l’honneur, et la science-fiction est tombée dans un ghetto ou les femmes, par exemple, pensent que c’est réservé aux hommes alors qu’en fait la frontière entre les genres n’existe pas. Du coup il y a un appauvrissement des récits depuis vingt ans alors ce qu’il se passait pendant longtemps, pratiquement un demi-siècle, est que ces deux styles étaient si entremêlés que l’un enrichissait l’autre. Rouvrir les genres, s’intéresser à tous, même le policier, apporte une richesse pour tout le monde et c’est dommage de s’enfermer dans seulement un en particulier.

C’était Olivier Deparis qui clôture cette partie, et nous allons passer à la suite…

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