La troisième humanité

Salut à tous les nains et toutes les naines. Aujourd’hui je vous propose un article sur un livre ou plutôt une trilogie que j’ai particulièrement aimée. Alors, c’est la première fois que je fais une critique de cet auteur que j’affectionne énormément Bernard Werber et sa trilogie sur la Troisième humanité. Voyons un peu de quoi il retourne mes bons nains.

176-958x402Bon voyons un peu de quoi ça parle. Comme son nom l’indique cette trilogie traite de la création d’une troisième humanité et de son évolution sur une période d’environ 15 ans sur les trois tomes. Le premier volume relate la création de cette nouvelle race, le seconde l’évolution de cette dernière et le troisième la conséquence des interactions entre humanité et la volonté de notre planète mère. Alors, oui je sais c’est plutôt rapide comme résumé, mais je préfère que vous découvriez par vous même toutes les subtilités et les rebondissements des livres. Même si je vais un peu en parler dans ce qui suit.

Tout d’abord, comme dans beaucoup de romans de Bernard Werber on traite un peu de sujets scientifiques mêlés à du surnaturel. Dans le premier tome on apprend la création de la troisième humanité grâce à tout un cheminement. Un genre d’héritage se transmet et ce à plusieurs niveaux : père / fils, première, deuxième et troisième humanité. Un genre de cascade d’apprentissage et d’évolution. On suit avec plaisir les personnages dans leurs péripéties pour connaitre les origines de la première humanité (17 m de haut) à travers des moyens… comment dire Chamanique, communication avec la terre. Puis nous, qui sommes la seconde humanité (1.70 m), qui crée la troisième (17 cm). Un clan de réductionniste comme ils se nomment eux-mêmes dans le roman. Bref l’auteur créer tout un univers plausible, tant au niveau politique, religieux, scientifique et populaire. C’est impressionnant de réalisme. Ce qui permet de s’immerger dans le livre à une vitesse ahurissante. Perso j’ai lu ce tome en deux jours, je n’ai pas pu décrocher et j’ai eu du mal à attendre un an pour la suite. Mais bon pas le choix.

J’ai accueillit le second tome avec autant de curiosité que le premier. Cette fois on retrouve les Emachs dans une quête de reconnaissance de leur humanité. Mené par leur leader puis reine Emma 109, les micro humains réussiront à créer leur « monde » avec leur credo « plus petit, plus féminin, plus solidaire ». Dans ce livre on retrouve la problématique de savoir à partir de quand est-on prêt à accepter autrui comme son égal. On retrouve aussi le jeu d’échec heptagonal qui permet aux personnages d’entrevoir les différentes voies que pourraient emprunter les humains. 7 camps, 7 couleurs, 7 visions différentes. L’évolution de cette troisième humanité connait pas mal de rebondissements et n’est pas sans nous rappeler notre propre Histoire. Werber fait allusion aussi à un autre de ses romans « le Papillon des Étoiles » (très bon livre par ailleurs) pour le camp des noirs et les androïds pour le camp des bleus. Bref des visions intéressantes à explorer pour voir ce qu’il pourrait se passer.

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Enfin le dernier tome. On retrouve nos personnages 10 ans après, beaucoup de choses ont changés et on retrouve un nouveau personnage à part entière : la Terre. Sur ce dernier tome on voit que les Emachs ont toujours autant de mal à se faire accepter par le reste du monde et montrent qu’ils ont une énorme avance dans le domaine scientifique. Ce qui fait peur au reste de l’humanité. Cette fois on commence la colonisation spatiale et la destruction des astéroïdes qui menace Gaïa (nom de la personnification de la planète). Mais cette dernière n’est pas d’accord avec l’action de ses squatteurs et décide de se faire entendre à travers la voix de David Wells et de son étudiante. Toujours aussi haletant, c’est intéressant de voir à quel point l’auteur pousse sa réflexion sur l’avenir (c’est parfois même un peu flippant tellement c’est probable). En gros on peut résumer ça dans cette phrase : il faut toucher le fond pour pouvoir rebondir et évoluer.

On remarque que Bernard Werber affectionne particulièrement ce genre de sujet car dans beaucoup de ses romans il est questions de notre futur. Les extraits de l’Encyclopédie de Savoir Relatif et Absolue sont autant de pauses qui nous permettent de retrouver sporadiquement les écrits de l’aïeul de David Wells. Cette notion de lien entre ses romans est très présente avec par exemple des liens familiaux entre David Wells (La troisième Humanité) et Edmond Wells (l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolue). Je trouve que ça inscrit son œuvre dans une continuité. Bref cette trilogie est encore une fois, pour ma part, une réussite même si j’ai pu lire des avis pas très élogieux. Après c’est une histoire de goût. Je pense qu’avec Bernard Werber on accroche tout de suite à son univers ou on déteste. C’est tout blanc ou tout noir. En tout cas je vous encourage à lire ces livres qui m’ont fait passer un excellent moment sur ces trois dernières années. En espérant ne pas vous avoir spoiler quoique ce soit mes bons nains. A la prochaine pour de nouvelles aventures.

En bonus voici la présentation du dernier tome :

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