Le monde de Lovecraft by Poulpy (suite)

Partie 2 : The call of Cthulhu

(par Cthulhu le Grand Ancien)

Salut, c’est Cthulhu ! Cthulhu est le fils de papa Lovecraft, qui écrivit son histoire en 1926 quand il rentrât à Providence, après avoir déménagé de son appartement à Brooklyn (dit Cthulhu)… Alors, Cthulhu va se présenter, mais si vous voulez comprendre qui est Cthulhu, Cthulhu vous conseille d’aller directement ici, dit Cthulhu. Bon alors, Cthulhu est une peluche made in china d’un Dieu qui dort sur une île engloutie appelée R’lyeh… en gros. En tant que peluche Cthulhu, Cthulhu est bien placé pour parler de son papa, Lovecraft, et c’est ce que Cthulhu va faire maintenant, pour aider Poulpy de la Dwarve Team ! Tous ensemble, Ïa Cthulhu (dit Cthulhu) ! Si vous allez sur le site du fanclub Lovecraft, vous trouverez un énorme Wiki et un énorme forum, c’est sur HPLovecraft, et c’est très bien, dit Cthulhu ! Mais Cthulhu va faire ça autrement…

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* Dans la taverne du Nain Bavard (qui doit penser que nous avons craqué notre slip).

The Call of Me (Cthulhu) est un livre qui parle de moi, c’est une histoire très sympathique qui a été déclinée plusieurs fois et qui a donné son nom à un jeu de rôle où je pattoune et mange les gens. Papa Lovecraft m’aimait beaucoup, même qu’il m’appelait son vert et gluant produit des étoiles ! Avant qu’il écrive cette nouvelle pour Weid Tales, il avait déjà fait allusion à son bébé préféré (moi, Cthulhu) dans une série d’histoires qu’il appelait ses yog-sothoteries, en référence à un de mes cousins, Yog-Sothoth. Les meilleurs souvenirs que je garde de mon papa sont toutes les fois où il me lisait des aventures tirées du Necronomicon, ou Al Azif, si vous préférez. C’est un livre de conte écrit par Abdul Al-Hazred il y a très longtemps composé de peaux humaines, pour la déco, et illustré de beaux dessins et de figures géométriques que j’aime beaucoup reproduire en chantant les chansons qu’il y a dedans, c’est très rigolo. Vous, les nains et les humains, vous êtes très fragiles parce qu’à chaque fois que je l’ai fait tomber sur la Terre, vous êtes tous devenus fous rien qu’en le regardant. Mon papa dit que c’est parce que je suis trop mignon pour vous, alors que c’est pour ça que vous fuyez en criant quand je passe vous faire un coucou… Vous êtes bien méchant. Vous verrez, dès la sieste finie, je me chargerais de vous, nah ! Oui parce que, si vous connaissez un peu l’univers de mon papa Lovecraft vous savez qu’il existe un vaste monde des rêves que certains d’entre vous peuvent atteindre en s’y prenant bien. Moi j’y vais souvent pour rendre visite à papa dont le corps est mort, mais dont l’esprit subsiste au sein des cités oniriques… Moi, Cthulhu, n’est pas le dieu original. Papa a dit que je pouvais m’étendre à l’intérieur de toutes mes représentations. Je suis donc un mini Cthulhu en peluche qui ne dors pas à R’lyeh, mais dans le Peluchlant, le pays des peluches ! Voilà pour les présentations. Et maintenant, rien que pour vous, lecteurs de la Taverne et followers du Sweet Club, un extrait du Necronomicon qui présente un autre dieu, Nanabozo le grand lapin (c’est un texte original, juré, j’ai rien inventé !) :

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Comment Cthulhu vint à régner sur le Peluchlant

Quand Cthulhu était un jeune dieu, il s’amusait souvent avec ses cousins. Tous les dieux de l’ancien temps jouaient ensemble, ils créaient et détruisaient des univers et des créatures dès que l’envie les prenait. Cthulhu était le plus petit de ses dieux, il avait parfois du mal à suivre son infatigable famille.

Cthulhu alla voir son papa, maître Lovecraft, pour lui dire qu’il avait sommeil. Son papa l’emmena donc sur une petite planète et lui créa un joli berceau. Cette planète s’appelle aujourd’hui la Terre, mais à l’époque ses paysages ne ressemblaient pas à ceux que l’on connaît. Il n’y avait pas autant d’étoiles dans le ciel, pas de lune, et l’eau recouvrait entièrement ses terres, à l’exception de la petite île créée par le grand Lovecraft.

Cthulhu s’installa dans son nouveau lit et son papa lui chanta de longues berceuses afin qu’il fasse de beaux rêves. Le bébé Cthulhu sombra dans un profond sommeil qui dura si longtemps, qu’il ne vit pas les créatures qui se développaient autour de lui. C’étaient des dinosaures que ses cousins lui avaient offerts pour qu’il ne se sente pas trop seul sur cette petite planète.

Tous les dieux firent très attention dans leurs jeux, car ils ne voulaient pas réveiller leur si mignon cadet. Mais, un jour, Cthulhu sentit que quelque chose d’étrange était en train de se produire autour de lui. Il se leva et vit une étrange sphère brillante dans le ciel. Il déplia ses grandes ailes ainsi que ses nombreux tentacules pour tenter d’approcher ce nouvel astre. Cette bulle brillante, c’était la Lune et de cette lune provenaient d’étranges sons.

Cthulhu est un dieu très curieux, il effleura la surface de la sphère avec sa patte et la trouva très douce. Il fin duvet de poils recouvrit ses griffes, se mît à bouger et se dépliât à son tour pour révéler au dieu ses deux grandes oreilles, sa queue toute ronde et son joli museau. Il venait de réveiller la déesse de la Lune.

Cthulhu était si émerveillé par ce grand lapin qu’il lui fit un gros câlin. La déesse le lui rendit, car elle était heureuse de faire la connaissance du petit dieu. Cthulhu et le lapin s’aimaient beaucoup et restaient tout le temps ensemble. Ils se promenaient parmi les étoiles, découvraient de nouveaux univers et frottaient souvent leurs pelages l’un contre l’autre.

À eux deux, ils engendrèrent trois fils, le chaos, la désolation et la folie, qu’ils installèrent dans de beaux berceaux. C’est ainsi que la famille de Cthulhu se développa d’ère en ère dans tout l’univers et qu’ils créèrent tout un royaume où tous leurs amis peuvent se retrouver et jouer avec ces dieux.

Fin !

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  • Comme Poulpy semble aimer les Top, nous allons vous en faire trois, dit Vlad !
  • Comme le nombre de tes apparitions, frère Vlad, dit Groot.

(Groot c’est la créature de Frankenstein que vous voyez en peluche… Il y a une logique dans ce nom, pis c’est joli ! D’abord. – Poulpy).

  • Du coup, ça fera 3 Top3 dit Angel !
  • Des Top3… De la mort (…qui tue)
  • Mouwahahahahaaaa ! Disent les peluches.

Les livres préférés de Vlad, du spécial Lovecraft’n co (traduits en français) :

  • Moi je n’ai pas de nouvelles de Lovecraft que je préfère, dit Vlad. Peut-être que c’est La peur qui rode, ou L’appel de Cthulhu, ou L’affaire Charles Dexter Ward, ou Le cauchemar d’Innsmouth, ou L’abomination de Dunwich, ou les aventures de Carter… franchement dans le Top10, en première position des livres à avoir, je vais mettre ceux-ci, c’est un peu obligé :
  • Mais, que sont ces pavés, demande Angel ?
  • L’intégral Lovecraft parut aux éditions Robert Laffont !
  • Il n’y a rien de plus complet, dit Groot.
  1. L’intégral Lovecraft

(un ami rajoute également H.P. Lovecraft – Lettres 1 chez Christian Bourgois, réunissant sa correspondance, mais le livre n’étant plus disponible en neuf, je préfère passer – Poulpy)

  1. Les essais de la Clef d’Argent

(je crois que nous n’avons plus besoin de vous présenter notre partenaire, l’éditeur favori du poulpe qui partage la même passion pour Lovecraft que mes amis les peluches ci-présentes, de façon moins… étrange – Poulpy)

  • Là, j’ai trouvé la page dédiée au maitre ! Dit Groot. C’est ici.
  • Bravo Groot ! Alors, qu’est ce qu’il y a au catalogue ? Dit Angel
  • Pour commencer, dit Vlad, il y a deux livres de William Schnabel, mais moi je ne l’aime pas : il est méchant. Si je dois conseiller un essai cool, mais compliqué à la lecture quand on n’a pas fait d’étude (il n’y a pas d’école pour peluche…), je vous dirai de lire Lovecraft, le dernier puritain de Cédric Monget, pour lecteur accompli :

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L’écrivain américain Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) est principalement connu pour sa mythologie originale et sa tératologie foisonnante. Mais, paradoxalement, l’une et l’autre trouvent leur fondement dans l’athéisme. Cet athéisme — Lovecraft s’en explique dans ses essais et sa correspondance — se fonde sur un matérialisme rigoureux. Comment expliquer, dans ce cas, qu’un auteur si radicalement matérialiste ait pu créer une oeuvre où l’imagination fantastique le dispute à l’onirisme? Faut-il voir dans son conservatisme foncier la raison d’une relation ambiguë à la religion de ses pères ? Sans doute cela expliquerait-il qu’il soit, selon ses propres termes, une sorte d’hybride intermédiaire entre le passé et le futur — archaïque dans ses goûts personnels, ses émotions et ses intérêts, mais d’un tel réalisme scientifique qu’il ne peut être qu’athée… À ces questions, Cédric Monget tente d’apporter des réponses qui, pour être celles d’un passionné, ne cachent rien des ambiguïtés du maître de Providence et éclairent sous un jour nouveau les zones d’ombre d’une pensée riche et complexe. – cf : La Clef d’Argent.

  • Après, il y a mon préféré, dit Vlad : Qu’est-ce que le mythe de Cthulhu du meilleur biographe Lovecraftien que cette terre est connu, S.T. Joshi !
  • Il n’y a rien de plus complet, dit Groot.

Composante controversée de l’oeuvre de l’écrivain américain H.P. Lovecraft (1890-1937), le Mythe de Cthulhu a séduit de nombreux auteurs depuis sa mort. À tel point qu’il est parfois malaisé pour le néophyte de déterminer ce qui revient à Lovecraft dans ce foisonnement d’oeuvres inégales. Le terme même de Mythe de Cthulhu est postérieur à Lovecraft, qui ne l’aurait peut-être pas approuvé. Comment, dans ce cas, définir cet étonnant mélange de mythologies imaginaires et réelles, de cultes impies et de pessimisme cosmique qui fascine les lecteurs depuis plusieurs générations? Le Mythe de Cthulhu peut-il être réduit à une simple accumulation d’artifices littéraires ou est-il véritablement l’expression d’une vision du monde propre à Lovecraft? C’est ce qu’ont tenté de déterminer les spécialistes américains de Lovecraft, sous la direction de S.T. Joshi, lors de la World Fantasy Convention de Providence. On trouvera ici les résultats de leurs travaux, suivis d’un appendice spécialement rédigé à l’intention des lecteurs francophones. – cf : La Clef d’Argent.

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  • T Joshi a aussi contribué à annoter une nouvelle d’Hoffman Price, reprise par Lovecraft et que nous connaissons tous sous un autre nom :
  1. Hoffmann Price, en ce début des années 1930, est déjà un collaborateur régulier des pulp magazines américains. Comme de nombreux écrivains de sa génération, il entretient une correspondance assidue avec le futur maître de la littérature fantastique mondiale: H.P. Lovecraft. Un jour, Price envoie à Lovecraft un récit étrange au titre non moins énigmatique, Le Seigneur de l’Illusion… La lecture de ce conte, écrit pour faire suite à la célèbre nouvelle de Lovecraft «La Clef d’Argent», et demeuré enfoui dans les archives de Lovecraft durant des décennies, s’avère aujourd’hui pour nous riche d’enseignements. C’est en effet en révisant à sa demande le récit de Price que Lovecraft écrira «À travers les portes de la Clef d’Argent», nouvelle destinée à clore le cycle de Randolph Carter et des Contrées du Rêve. Établi et présenté par S.T. Joshi, biographe du célèbre créateur de Cthulhu, Le Seigneur de l’Illusion paraît ici accompagné des annotations de Lovecraft. Un document indispensable à la connaissance du Maître de Providence. -cf : La Clef d’Argent.
  • Les deux autres livres éditez ici sont Les montagnes Hallucinogènes d’Arthur C. Clarke qui est une parodie très amusante et chaque référence possèdent les annotations faites par Philippe Gindre en personne, qui sont très complètes et ont dût nécessiter des tonnes de recherches. C’est un livre indispensable pour les fans de Lovy, comme pour les adorateurs de Clarke. Dit Vlad. Le second est hilarant, du pur Neil Gaiman : Moi, Cthulhu. Quand le Grand Cthulhu va chez le psy, il ferait pâlir tout le cast de héros sur canapé !
  • Vous pouvez les commander ici et ici, dit Groot.
  • Nous sommes fiers de les avoir dans notre bibliothèque, dit Angel !
  • Et maintenant, je vais vous parler de nouvelles écrites par les contemporains de Lovecraft et qui composent un recueil appelé Légendes du Mythe de Cthulhu composé par A. Derleth (certaines sont aussi dans les trois volumes des Meilleurs Récits de Weird Tales, présentés par Jaques Sadoul), dit Vlad.
  1. Les légendes du mythe de Cthulhu

Dedans il y a du Clarck Asthon Smith, un grand ami du maitre que nous aimons pour ses poèmes et ses horreurs végétales, du Robert E. Howard que nous ne présentons plus et qui faisait aussi parti de ses proches, du Frank Belknap Long dont les chiens de Tindalos comptent parmi les classiques, de l’Auguste Derleth, bien sûr, l’homme qui contribua à son succès post-mortem, et puis du Robert Bloch, du Campbell, du Lumley…

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  • À moi dit Angel ! Je vais vous trouver trois groupes qui ont dédié leur musique à nos dieux vénérés, les Grands Anciens !
  • Gloire aux Grands Anciens ! Disent Vlad et Groot.

Oui, prions nos dieux en musique, avec Nox Arcana et leur album Necronomicon ! Les musiques qui le composent sont très bonnes pour créer une ambiance sombre et stressante. Certains rituels à Cthulhu ou à d’autres ne sont ni surfaits, ni remplis de clichés gothiques. J’ai rarement trouvé de meilleures adaptations musicales. Cela retranscrit très bien les sentiments que le plus perdurable lecteur de yog-sothothetie trainera derrière lui après une lecture intensive de nos livres impies favoris. Voici un lien pour une preview de l’album, et un pour le site officiel, du groupe.

Le second groupe est Flint Glass, ils sont moins connus, mais ont sortis deux albums que Poulpy écoute souvent. Ce sont Nyarlathothep et from beyond EP : de l’électro expérimental difficile à se procurer. Un petit morceau est à l’écoute sur Youtube, mais ce n’est pas aussi tout public et est vachement plus angoissant que Nox Arcana (mais plus facile à diffuser en fond lors d’une partie de jdr), dit Angel.

Un morceau de Therion, que Lovecraft n’aurait surement pas apprécié que nous aimons tout de même : c’est à cette adresse. Therion est un groupe de néofolk/métal symphonique s’inspirant souvent de cultes et de mythologies. Un de leurs premiers albums – de Death Metal cette fois – comporte un second titre Lovecraftien, Cthulhu, et c’est dans Beyond Sanctorium.

Je pourrais ensuite vous parler de Magma ou d’autres groupes connus ou non, mais j’ai décidé de présenter quelque chose de spécial et de rôlistique, car ce sont des playlists faites pour jouer à The Call of Cthulhu, du coup, c’est plus utile. Ces playlists sont en écoute gratuite ici, ici, ici et ici.

  • Et voilà la fin de ma sélection, dit Angel, à toi, Groot !

Les films préférés de Groot (qui n’est pas un arbre géant, mais a le même nom) :

  • Mes films Lovecraftiens favoris sont légion, dit Groot !
  • Et il n’y a pas grand-chose d’officiel, n’est-ce pas, demande Vlad ?

Non ! Parce que je n’ai pas accroché sur Master’s of Horrors (question de génération), ni sur Necronomicon ou sur Cthulhu, ou Dagon, ou Re-Animator, ou The Last Lovecraft… Ni même sur Evil Dead, c’est pour dire à quel point je ne raffole pas du gore ou du kitch ! Non, moi j’aime les films un peu sombres, reprenant l’ambiance des livres… Et même là, c’est compliqué, car j’ai encore peur de la future adaptation de At the Montains of Madness de Del Toro car j’ai lu l’oeuvre originale et que je sais pertinemment que cela n’aura rien à voir (comme d’habitude). Donc, vous voyez, sans être puriste, Groot est difficile, dit Groot. Non, moi j’ai mon propre Top3 :

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(je tiens à remercier Philippe Gindre d’avoir parfait ma culture cinématographique lovecraftienne avec certains films évoqués ci-dessous – Poulpy)

  1. HPLHS

The Call of Cthulhu est un court métrage muet en noir et blanc, cependant sorti en 2005 réalisé par la HPLHS Motion Pictures. C’est un film indépendant disponible en DVD à cette adresse (il existe une version française) de Sean Branney, produit par Andrew Leman. Il possède toutes les qualités d’une bonne adaptation et ne paraît amateur en aucune façon. C’est LE film à voir, la bande-son à écouter (composée par Troy Sterling Nies, Ben Holbrook, Nicholas Pavkovic et Chad Fifer) quand on est un passionné des dieux ou un néophyte à la recherche d’émotions fortes. The Whisperer in Darkness est leur tout dernier long métrage, il reprend la nouvelle du même nom et est disponible avec une vraie bande-son incluant de riches dialogues. Ce film est tout aussi rétro que son prédécesseur, mais dans un style différent, reprenant quelques clichés de la science-fiction des années trente. La première partie est une adaptation quasiment fidèle à la nouvelle d’H.P.L, la seconde ne propose tout de même pas une fin aussi rapide : le film s’étend, imaginant un héros affrontant les créatures des étoiles, et, aidé d’une petite fille, s’embarquera dans une histoire d’aventure, plus que d’horreur. Ce changement de style est tout à fait appréciable, quoique s’éloignant de la vision de Lovecraft, puisque cela permet à l’équipe de donner un rythme de film et non de nouvelle, et rallonge un scénario déjà très intéressant (je dirais passionnant). Toutes les informations sont sur leur site, des aventures audio sont également disponibles à l’écoute (en anglais uniquement).

The H.P. Lovecraft Historical Society presents its all new silent film of The Call of Cthulhu. The famed story is brought richly to life in the style of a classic 1920s silent movie, with a haunting original symphonic score. Using the « Mythoscope » process — a mix of modern and vintage techniques, the HPLHS has worked to create the most authentic and faithful screen adaptation of a Lovecraft story yet attempted. – pour voir le trailer : cthulhulives.org.

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The H.P. Lovecraft Historical Society presents its all new motion picture The Whisperer in Darkness. H.P. Lovecraft’s classic tale of suspense and alien horrors is brought to life in the style the classic horror films of the 1930s like Dracula, Frankenstein and King Kong. Using the « Mythoscope » process — a mix of modern and vintage techniques, the H.P. Lovecraft Historical Society has strived to create the most authentic and faithful screen adaptation of a Lovecraft story yet attempted. – pour voir le trailer : cthulhulives.org.

  1. Out of Mind

Une fiction de Raymond Saint-Jean. Haunted by disturbing dreams from an inherited book, a young man becomes interested in the writings of H.P. Lovecraft. – cf : imdb. C’est une histoire possédant plusieurs niveaux d’analyses où les personnages naviguent entre les rêves et les époques pour devenir de simples formes oniriques imaginés par un excellent Lovecraft joué par Christopher Heyerdahl ou des êtres sortis de ses histoires et envahissant le monde réel. Ce film est entrecoupé de lecture des lettres du maitre de Providence, et cela donne l’intrigante sensation que les phrases écrites du temps de Lovecraft recoupent en tout point une fable parlant de la possible véracité du Mythe. Certaines de ses nouvelles sont reprises plusieurs fois et mettent en scène les deux mêmes investigateurs dont les noms surprendront surement les fans, et un jeune homme joué par Art Kitching qui, lors d’une scène très bien réussie, rencontrera monsieur Lovecraft par delà le mur du sommeil. Ce moyen métrage est très bien réalisé, il n’y a rien à redire au niveau des effets, du design de la créature, des somptueux décors si bien représentés d’après les longues descriptions de ceux-ci dans les textes originaux et surtout du jeu d’acteur et des dialogues, qui sont le point fort du film. J’en suis moi-même bluffé, dit Groot et je ne pense pas qu’il soit possible d’imaginer une meilleure façon de rendre hommage aux épopées lovecraftiennes que celle-là, qui n’a jamais été décriée par les puristes. Malheureusement pour nous, francophones, il n’existe pas de traduction à l’ensemble de The H.P. Lovecraft Collection, une série de DVD d’où provient ce chef d’oeuvre. Il est de nos jours difficile de se procurer cette collection sans avoir à commander les DVD et si vous désirez en savoir plus sur leurs contenus, voici un lien qui vous conduira sur une page explicative, en anglais. Je n’ai moi-même pu voir tous les courts-métrages et autres réalisations amateurs qui y sont décrites mais, en bonus, je peux vous en conseiller plusieurs.

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Je n’ai jamais pu voir The Thing on the Doorstep, un court métrage de Tom Gliserman d’après un scénario de Mary Jane Hansen et produit par Will Severin, mais il semblerait qu’il soit extra… Cela dit, la liste exhaustive que je vous propose est composée de plusieurs trouvailles intéressantes, en commençant par Strange Aeons de Maelstrom Productions : Strange Aons is a sexy, high-concept thriller, an updated yet faithful adaptation for H.P. Lovecraft’s short story, The Thing on the Doorstep. – le trailer sur Youtube. Et puis il y a Chilean Gothic de Ricardo Harrington dont le trailler ainsi que la description vous attend sur Vimeo. Ces deux réalisations font également partie de la H.P.L Collection.

  1. The Colour from the Dark, Derrière les murs

Cités par Poulpy lors de l’article spécial Halloween de l’an dernier, Die Fabre + Colour from the Dark sont deux films Lovecraftiens adaptés de la Couleur Tombée du Ciel. L’un est allemand, l’autre italien. Le premier, plus fidèle, est en faux noir et blanc, et l’autre est une histoire de famille, se déroulant elle aussi pendant la Seconde Guerre. Le beau site de Die Farbe par Paul Dorsch, Jürgen Heimüller, et Ingo Heise et le second film plus facile à trouver, d’Ivan Zuccon. L’histoire originale : The colour out of space : Un jeune architecte originaire de Boston vient à Arkham afin d’étudier un projet de réservoir à l’ouest de la ville. Il entend alors parler d’une légende qui court à propos d’étranges événements qui se seraient produits dans les années 1880 sur la Lande Foudroyée. D’abord sceptique, le narrateur prend peu à peu conscience que la désolation du lieu n’est pas d’origine naturelle. Lorsqu’il se renseigne sur les causes possibles de cet état de fait, il entend parler d’une étrange météorite tombée en 1880 dans le champ de Nahum Gardner.

Derrière les murs, ce film français de Julien Lacombe et Pascal Sid reprend la nouvelle Des rats dans les murs, un des succès de Lovecraft. L’histoire diffère grandement du récit original : Auvergne, 1922. Suzanne, jeune romancière en panne d’inspiration, décide de s’isoler à la campagne pour écrire son nouveau livre. Quand Suzanne découvre une salle condamnée au sous-sol de la maison, elle se met à écrire avec une troublante facilité. Mais très vite, des visions et des cauchemars font leur apparition tandis que de mystérieuses disparitions de petites filles sèment le trouble dans le village…– le lien de l’article original est juste ici.

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Si vous vous intéressez à cet auteur, à la provenance de son style et de ses histoires, sur sa mythologie, sa vie ou ce qu’est devenue son oeuvre grâce à ses admirateurs, je ne vous conseillerais que deux vidéos, différentes de ces fictions, réalisées par Shawn R. Owens et le second, par Frank H. Woodward. Ces films regroupent, en plus des nombreux documents rassemblés, des interviews d’auteurs et réalisateurs faisant partie de son fanclub. Vous trouverez donc des entrevues avec John Carpenter, Stuart Gordon, Guillermo Del Toro, Neil Gaiman, S.T. Joshi, Robert M. Price, Andrew Leman, Brian Lumley… The Eldritch Influence : The Life, Vision, and Phenomenon of H.P. Lovecraft à été réalisé pour le Lovecraft Film Festival en 2003 : The Eldritch Influence looks at the world of literary outsider H.P. Lovecraft who posthumously infected a large number of artists, writers, mystics and fanatics with his wonderfully bleak world view. – cf : imdb. Fear of the Unknown est plus récent (2008) et est peu être plus complet : A chronicle of the life, work and mind that created the Cthulhu mythos. – cf : imdb.

Je vais vous lister les films que Poulpy a réussi à trouver et si vous en voulez d’autre, vous pouvez les découvrir sur le wiki Lovecraft ou grâce à ce site qui regroupe des titres aux influences lovecraftiennes :

Les bons films : The Thing de Jhon Carpenter, Dreams in the Witch-House de Stuart Gordon pour Masters of Horrors, The Valdemar Legacy I de José Luis Alemàn, Nightmare and Dreamscapes, l’épisode Crouch End de Mark Haber d’après une nouvelle de Stephen King et Maléfique d’Éric Valette.

Les films regardables si on est pas regardant : Cthulhu de Dan Gildark et Horreur à volonté ou The Dunwich Horror de Daniel Haller.

Les films que je n’aime pas : cherchez vous même, nanana(r) ! Il y en a beaucoup.

Et, dit Groot, je vais clôturer avec un documentaire Arte réalisé par Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic, d’après un scénario de Anne-Louise et Pierre Trividic, Un siècle d’écrivain : Le cas Howard Philips Lovecraft, cité plus haut. C’est le film à voir pour s’imprégner du maitre, il est très triste… C’est juste ici !

  • Merci à toi Groot !
  • Mais de rien, Vlad, et à la prochaine, dit Groot !
  • Bonne journée à tous, dit Angel !

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“The most merciful thing in the world, I think, is the inability of the human mind to correlate all its contents. We live on a placid island of ignorance in the midst of black seas of the infinity, and it was not meant that we should voyage far.” (Ce qui est, à mon sens, pure miséricorde en ce monde, c’est l’incapacité de l’esprit humain à mettre en corrélation tout ce qu’il renferme. Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l’infini, et nous n’avons pas été destinés à de longs voyages.) – H.P. Lovecraft, The Call of Cthulhu and Other Weird Stories.

Et nous finissons cet article avec cette petite vidéo de notre Lil’Cthulhu

plus quelques fanarts de Poulpy ainsi que d’autres images, ci-dessous !

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