Les Chroniques de Riddick by Poulpy

Chroniquons une chronique!

–                    Mon premier se trimbale avec des lunettes de plongée,

–                    Mon second peut tuer les gens avec un mug,

–                    Mon troisième a un sens de l’humour… décalé.

Qui suis-je ?

Riddick, la quadralogie
par votre ami Poulpy !

Dernièrement est paru en salle le troisième volet cinéma des aventures de Riddick, The chronicles of Riddick : Dead man Stalking, dans le pays de l’époisses, Riddick (bin ouais, calquer cinq mots d’anglais ça risque fort de nous griller la cervelle !). J’aurais aimé vous parler du film, sérieux, sauf que je l’avais déjà oublié dès le ending. Bon, ne gâchez pas votre argent là-dedans, gâchez seulement votre temps sur ce personnage très mignon.

Riddick c’est le type qui, dès qu’il se pointe à l’écran, déclenche une invasion de fourmis dedans les frifris et te donne envie d’utiliser sa mode « sortie de piscine »… Sauf que lui il est BALÈZEEEE ! Ceci n’est pas un mode d’emploi pour rehausser vos points de charisme niveau badasse de l’univers, mais pour vous donner envie de baver sur vos télécommandes.

Regardez par vous-même, n’est-il pas choupinet ? Il ressemble à Hitman !

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Interprété par Vin Diesel, vous savez le type qu’on aimerait tous être quand on fait un créneau (mais qui à un nom qui pue dans la choucroute), il est aussi expressif qu’un steak haché surgelé. En plus de ça c’est un gros bœuf, que demander de plus ? Nous, les rescapés des années 80, élevés aux testostérones avec tous les bourrins d’Expendables ? Oui je sais, des boobs… Pfuuu, mais un peu de douceur dans ce monde de brutes ! Désormais, la ligne taille poids lourd Riddick est synonyme de j’me la pète profond, c’est pourquoi rattrapons ce dernier et insipide volet, qu’il ne vous empêche pas de vous taper les premiers.

Voui bon bah, je ne vais pas faire dans la dentelle à chaque fois, crottouille !

Aller, commencement par le débutons, ou l’inverse :

Pitch Black

Ouais, comme ça, pas Riddick 1, ou Tonton Riddick contre les vampires de l’espace, non non, juste Pitch Black. La raison est que le réalisateur, David Twohy, (vous avez vu j’mets des liens maintenant *o*) ne s’attendait pas à autant d’acclamations pour ce petit bébé tout chauve ! En même temps, ce n’était pas gagné au début, vous savez que nous, les critiques, on peut être vicelard parfois.

Cette choute de 2000, les années transitoires où la SF était plus facile à développer, je suis sûre que vous vous souvenez de certains, (Starship Troopers, Matrix…) est le troisième film de Twohy, s’étant fait connaître grâce à The Arrival. Le scénario, conçu par les frères Wheat à qui nous devons le film d’animation, mais aussi d’autres blockbusters (The Fly, Freedy 4…) n’a rien d’original pour le public d’aujourd’hui, habitué aux films à la Man vs Wild, ce qui n’était pas super le cas à l’époque.

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Tout commence quand le vaisseau de transport à la cargaison la plus recherchée de l’univers, notre cher Riddickounet, se fracasse sur la planète la plus inhospitalière de ce même univers. Pour citer notre héros, il y a des mauvais jours et il y a des mauvais jours mémorables. Sauf que là où tout l’équipage se met à baliser, il va trouver un moyen de s’éclipser de ce mauvais pas : il était le captif d’un flic, ou du moins de quelqu’un se faisant passer pour tel (qu’est-ce qu’un tel…?), duquel émane une aura de confiance ! Ce n’est pas posibeleu !

Le problème c’est qu’il est entouré d’un tas de gros blaireaux, un garçon paumé qui en fait n’est pas tout à fait équipé pour l’être, un musulman plus que croyant à la recherche de la foi et ses fils, un gros connard de fonctionnaire, une ravissante pilote… Pour notre grosse bébête de Riddick plus animale qu’humain, ce ne sont que des poids, voir des problèmes potentiels, sauf que…

Autre petit détail légèrement handicapant : ils sont sur une putain de planète désertique, avec une putain de carcasse de vaisseau et des putain de gros bouffeurs de gens qui butent tout le monde dès que le soleil se barre ! Déjà que, sur cette planète à trois soleils, c’est un peu la poisse de faire du tourisme en pleine éclipse, mais en plus si tout le monde se focalise sur leurs petits problèmes personnels, la survie risque d’être dur dur. Mais comment vont-ils s’en sortir ? Halala mes bons nains, comme dirais le boss, mais c’est à découvrir !

Sont budget n’est pas fulgurant, mais tout de même, les créatures sont bien faites, ça n’a rien à voir avec l’image de synthèse des téléfilms et sa texture j’ai-gerbé-sur-l’écran. Le jeu d’acteur est beaucoup mieux fait que dans les films de maintenant où les blondasses femmes fatales en détresse abondent (celle-là je l’ai volé à Nioutaik), la pilote à un vrai caractère digne d’une Sigourney Weaver, même l’actrice, Radha Mitchell, est loin d’être gourde. Tous ces personnages ont une vraie personnalité et finissent par être au choix sympathique ou détestable : on y croit quoi.

Malgré ça, on peut, peut-être, critiquer le fait qu’on finit par se douter de la fin, bof, elle vaut déjà plus que l’habituelle, et pour ceux qui n’aimeraient pas notre cher Diesel, sachez qu’il est fidèle à lui-même et en plein centre de l’intrigue (est-il méchant, ou peut-on se fier à lui ?). Moi je l’aime bien, avec son sourire en coin et ses gros yeux tout bleus… À oui, j’ai oublié de préciser, il est doté d’une vision nocturne est d’une force surhumaine qui en font un bon prédateur, Grao ! À part ça, rien ne se démarque de plus, mais pour citer Wikipedia :

Il y a différentes trouvailles scénaristiques :

  • nous dévoiler progressivement la férocité des créatures et leur champ d’action ; la nuit, avant de plonger les protagonistes dans une éclipse qui va compliquer singulièrement leur survie
  • la lutte intérieure de la copilote Fry qui va se révéler dans les épreuves
  • le caractère singulier de Riddick

(un anti-héros dans la veine du Snake Plissken de John Carpenter)

  • le design réaliste, d’abord surexposé, puis très sombre,

très maîtrisé en dépit d’un budget assez modeste

  • l’exposition progressive et partielle des créatures
  • le sujet et le scénario même.

Elles font du film une sorte de croisement entre le premier Alien de Ridley Scott et une aventure de Snake Plissken dans l’espace. Le mélange, étonnant et réussi, fait que le film aura un certain succès en vidéo, sans parler d’une vraie reconnaissance critique.

Donc pour tout bon fan de survival-horror à mignonnes créatures câlines !

Les chroniques de Riddick

À présent, les chroniques de Riddick forment la trilogie que nous connaissons, ce film-là est totalement différent du premier. Déjà il se passe plus de choses, les personnages sont posés, disons ceux qui ont survécu au premier, les autres ne doivent plus vraiment être reconnaissables, tout comme notre space badasse au début dans cette scène trooooop cool de la poursuite dans la banquise par les méchants chasseurs de prime… Il a une barbe ! Qu’on aurait trop envie de faire des tresses dedans !

Hum, après ce gros contraste on part dans du space opera de ouf avec des effets grandioses. Dans celui-là, il y a beaucoup à raconter, car la grande question du deuxième volet est : mais qui c’est ce type ? Notre équipe c’est survolté pour le coup, dommage d’avoir autant raté sa suite, il y avait moyen dans faire quelque chose de bon à détrôner Star Wars. Si je parle de celui-ci en premier, c’est qu’il est sorti un an avant le film d’animation de 2005 qui servait de transition entre les deux… Merci Wiki ! Continuons, je vous prie ! Par contre, si vous prévoyez de voir Pitch Black pour la première fois je vous conseille d’en rester là, il y a pas mal de spoil en bas.

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Quand Riddick fait dodo, Riddick ne déconne pas ! Ce passage est assez bizarre parce qu’on se dit que tient, il y a de la magie dedans le film ! Alors forcément quand il est contacté par une madame lui disant qu’il vient d’une planète aussi paumée que Magrathea et qui s’est fait lyncher par un peuple au nom tout cute, les Necromongers, il commence à partir en quête. Il finit par se poser chez un pote, le gentil musulman du début, qui lui dit qu’en fait, après leur départ de M6-chéri-j’ai-bouffé-les-gosses, Jack pas tout à fait équipé pour c’est fait incarcérer dans un endroit pas super touristique, à Crematoria. En même temps, la ville est saccagée par un puissant empire, devinez qui !

S’ensuit tout un moment où Riddickichou apprendra peu à peu qu’il est lié à une prophétie et que, en tant que dernier des habitants de Furia, il devra combattre l’empereur des Necromongers et le planter tout comme il sait si bien le faire, puisqu’il est super balèze. Bien sûr, héroïque comme il l’est il s’en foutrait pas mal, si les méchants n’étaient pas à sa poursuite et payaient cher pour sa jolie tête toute lisse.

L’action se passe dans pleins d’endroits différents, avec pleins de quêtes et sous-quêtes qui font de ce film l’un des plus remplis que j’ai vu ! Pour s’ennuyer devant il faut vraiment le vouloir, où être à la place du seul membre de votre famille à grommeler pour zapper sur TF1. On reverra Jack, qui là, ne nous fera plus douter sur sa féminité, qui s’est fait un nom de son côté et a complètement arrêté de suivre son modèle épilation-intégrale pour faire sa crise d’ado en puissance. Il y a un passage très bien fait tout du long de la scène de la prison et de l’évasion. Ensuite, il y a les méchants qui ont un putain de chara-design de la mort qui tue de la mort ! Rien que pour eux je ne voudrais pas vous en dire plus et garder le mystère. On s’en prend plein la vue avec leurs vaisseaux, leurs armées, leurs doctrines et leurs pouvoirs de la balle ! Bref, ça en jette.

Ce film est super, mais il a plein de défauts. Déjà il ressemble à un jeu vidéo qui partirait dans tous les sens avec des allusions critiquables : la prophétie mielleuse, la fille et ses problèmes de puberté, les clichés des méchants constipés et des gentils tout beaux. Oui, bon je l’ai dit, il aurait pu détrôner Star Wars s’il n’avait pas pris ces mêmes allures de contes de fée musclée. Sauf que je le trouve mieux que cette daube, oui je sais on ne dit pas du mal de la religion, mais je hais tout le baratin sur ce truc. Qu’une chose à dire, même si les adaptations en jeux vidéos sont à chier, Riddick c’est cool ! Et comme le un et le deux sont très différents, si vous n’en aimez pas un ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas laisser une chance à l’autre.

Dead Man Stalking

Pour rattraper ce qu’ils considèrent comme une merde, à tort je trouve, tout le monde s’est mis à faire… Une plus grosse merde ! Et une vraie bouse hein, pas un caca de cochon d’Inde. En délaissant complètement l’armée des Necro et en mettant de côté la recherche de Furia, nous avons droit à une sorte de reboot qui n’apporte rien et qui est inintéressant au possible ! Il se résume à ça : les méchants ont laissé tomber Riddick le beau-gosse sur une planète désolée et il va essayer de survivre, même si pour ça il devra appâter les chasseurs de prime pour avoir un vaisseau. La seule chose de bien dans tout ce déjà-vu c’est le chien ! Oui, parce qu’il adopte un chien… C’est pathétique. Je suis choqué ! Et à présent qu’ils ont réuni quelques pépettes, devons-nous nous attendre à la désastreuse fin de l’épopée ? La seule chose qui pourrait le sauver c’est une reprise par un bon réalisateur, car tout le public doit avoir perdu foi. Bon, il est pas mal fait, mais il est comme les autres étrons de maintenant : recyclé, et basé sur les effets. À voir si vous n’avez que ça de prévu.

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Au fait, j’ai appris qu’on peut le trouver dans Fallout Tactics, sur Windaube, sympa non ?

Passons au deuxième film foiré, d’animation :

Dark Fury

Le prélude du deux… Ou l’épilogue du un, selon les avis. Ha, vous ne saviez pas qu’il existait n’est-ce pas ? Niark Niark Niark! Si ? C’est une OAV plus qu’un épisode de série et non, ce n’est pas japonais, mais bien américain et ce n’est pas pour les enfants, comme on pourrait croire que ce sont les seuls animés qu’ils savent faire. En même temps, pour eux, la SF est aussi pour les niards (oui, ils sont bloqués dans les années 30, faut pas leur en vouloir, déjà qu’ils sont presque tous catho).

Que dire dessus ? Hé bien déjà ils on gardés les voies originales, ce qui est cool, les graphismes et l’animation ne sont pas mal du tout à certains moment, nul à d’autre, c’est assez inégal. Un mélange de dessin et 3D digne d’un mauvais Animatrix, on ne retrouve pas l’esprit du show, mais on y voit ce que nous avons besoin de voir pour la suite (sauf qu’on peut très bien s’en passer !). Les méchants sont inappropriés, eux et le vaisseau ont l’air de sortir d’un Metal Adventure ! En plus, ça se finit en mode arcade, ce qui nous laisse froids. La seule chose constructive est qu’on y voit Toombs, et qu’on a donc plus d’infos sur un des bad guy charismatiques de la suite.

Au scénar nous gardons ce cher Twohy, et pour ce qui est de la réalisation c’est au tour de Peter Chung de mettre les mains dans le cambouis. Nos survivants tombent en rade en plein milieu de nulle part. Heureusement pour eux, ils vont tomber sur de gros psychopathes ! Riddick, Imam et Jack sont récupérés par un vaisseau rempli de mercenaires. Bien que Riddick essaye de cacher son identité, ils découvrent rapidement son identité. Capturé, le trio de survivants découvre rapidement les projets inhabituels : le capitaine du vaisseau est une collectionneuse de criminels, qu’elle cryogénies et expose en statues dans son musée privé. Ils essayent donc de s’échapper, mais Riddick doit combattre toute une horde d’ennemis humains et non humains, avant de pouvoir rejoindre le dock à vaisseaux. Merci wiki, j’avais pas envie de polémiquer là dessus.

So, si vous voulez voir de bons films, tenez-vous-en aux premiers !

Et maintenant, bonne nuit les lapinous…

 

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