Les Zombies The new top by Poulpy

Qu’est-ce qu’un zombie?

 

Un zombie, monsieur Écran est ce qui se tient (à peu près) devant vous.

Pour vous, amis zombies, ce qu’est un humain : BRAINNNNN…. Même si cela reste à prouver*

Groubwaaarkgwargrougrou : BRAINNNNN….. Baargargrouhawa*

* Pour faciliter la compréhension, toute cette intro sera entièrement sous-titrée en goulien.

* Kwargabawahouargharougraaa grourahawa, gragrawahou gowahukraoubrouik.

Plus spécifiquement, afin de comprendre ce que sont ces choses au regard vaseux qui bavent, il existe plusieurs guides, dont un qu’on m’a fortement recommandé : Zombies de Julien Bétan et Raphaël Colson et, avant que le service postal soit totalement mort, et afin de vous préserver lors des épidémies futures, la très célèbre bilogie, le Guide de survie en territoire zombie et World War Z de Max Brooks.

Grhwhourakrakwakakrouiiiiiirkgraourgwa, gbgrouiikh kwaaabrhww rouigrwawahawh kroubragrakawa, chrkrpurgawahouarou : la psychologie pour les nuls, irkouagarwagh brainnnn ouagh? Brouhwou graouargrawakrouiirkawagraouagh : Analyse géométrique des données multidimensionnelles. Riiirgabrouhagabw gwawou gwawou brouglawark!

1_zombie

Maintenant, pour me faire un peu de pub je vais vous faire un copier/coller de l’article publié sur mon blog (Le blog de Poulpy il est assez bien, même s’il sent le sapin… Yeah !) : http://poulpy.illustrateur.org, les zombies.

Le baron samedi

Cessons ces effusions et parlons zombies : les zombies sont apparus au cinéma en 1932, dans le film White Zombie. À la base, le terme zombie vient de la culture vaudou, ou les gens préparaient une sorte de potion qui permettait de faire passer quelqu’un pour mort pendant plusieurs jours. À moins qu’il s’agisse de la légende urbaine qui dit qu’ils pouvaient manipuler quelqu’un en lui donnant une allure « zombique » au moyen de drogues. Je précise que c’est deux types de drogues bizarres qui existent déjà sur le marché (cf : le cannibale de Miami).

Les judéo-crétins

Les morts vivants quant à eux sont apparus plus tard, dans la série Night of the Living Dead. Pour ce genre de film, on parle plus de la référence biblique de l’apocalypse, où les morts sortent de leurs tombes… Il existe plusieurs textes parlant de ça dans le bouquin : les évangiles selon Matthieu (24-25), Marc (13), Luc (21,5-36), les épîtres de Paul de Tarse (2 Th 1,6-12 ; 2,3-12) ou de saint Pierre (2 P 3,10)… Merci Wikipedia. En gros, vous connaissez tous la citation : {…} Je regardai, et voici que parut un cheval d’une couleur verdâtre. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait… Un auteur célèbre : George A. Romero, sans qui tout cela ne serait possible, on l’applaudit bien fort.

Frankenzombie (copyright Poulpy)

Les autres cadavres qui bougent ont plusieurs références. La réanimation des tissus morts, comme dans le film The Walking Dead (je crois, vu qu’il y en a plusieurs qui s’appellent comme ça), ont pour papa le célèbre Frankenstein de Marie Shelley. Dans le livre, la créature peut parler et est très intelligente, l’histoire est profonde et assez romantique. Dans le film par contre, c’est une tout autre version qu’on nous sert : une créature limite débile et violente qui finit par montrer son « humanité » pour finir brulée. D’autres adaptations ont été faites d’après ce « Prométhée moderne » comme Frankenstein junior ou Frankenweenie, je vous les conseille. Les « trucs » de ce genre sont peu nombreux, pour la bonne raison que l’idée ne conduit pas à grand-chose. Ce sont tous de gros nanars. Le plus grand nanarmakeur s’appelle Ed Wood (Tim Burton lui a dédié un film).

Épidémie-land

Récemment, les « zombies » sont représentés comme des êtres atteints d’une épidémie. Il y a plein d’exemples de films moins vieux sur le sujet. Dans ces cas là il y a contagion : si on se fait mordre, on devient très méchant. Finit la période kitch des mecs lents qui BRAINNNNN tous ceux qu’ils croisent avant de les bouffer. Maintenant, on a droit à de vrais monstres effrayants et plus que bestiaux. Le premier film qui inspira cette mode est… Pitètre 28 jours plus tard…? Dans certain cas on peut trouver des références littéraires, comme dans I am a legend. Dans le livre on parle de vampire et non de zombie, qui est un mot plus adapté à la situation de beaucoup de nouveaux films,  si on compare certaines légendes parlant de goules, par exemple (pas comme Dracula).

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(ça aussi c’est de moi)

 

The top de la mort qui tue (c’est l’cas d’le dire) !

C’est juste ÉNORME le nombre de gens qui croient que les films de zombies ça fait peur ! Je veux dire, la dernière fois que j’ai voulu inviter des potes à aller voir Planet Terror tout le monde a décommandé à cause de ça… Donc je vais mettre un trouillomètre pour chaque film :

–                    * 0 *   = WTF, trop poilant !

–                     ^__^ = Très sympathique

–                    °__°   = Moyennement gore

–                    +__+  = À voir en célibataire

 

Il n’y a  pas de films de zombie qui fait peur !

Ou alors c’est que vous êtes plus atteint qu’eux pour prouter devant…

C’est aussi débile que de ne pas vouloir prendre de douche par peur de glisser sur le carrelage !

Ensuite, je préciserais pour chacun quel thème est abordé par rapport aux descriptions ci-dessus, sans oublier son pays d’origine et des conneries comme ça. Bien sûr, comme c’est un nouveau top, ne changeons pas les bonnes habitudes et présentons-les de 10 à 1 :

PS : Ceci est un top que ceux de ma génération peuvent comprendre, car j’aime mettre des choses récentes, tout public si on peut dire, et trouvable facilement, tant qu’à faire. Les résumés sont la propriété d’Allociné, thanx big bro !

 

10. REC
Espagnol, +__+

1 + 3  de Paco Plaza et Jaume Balaguero : ne mettez pas le son trop fort

 

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Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine… Elle n’imagine pas à quel point !

Commençons par celui-ci afin de lier l’article au top 30 plus ancien qui est Les films d’horreur, spécial Halloween by Poulpy et Kiri débutante aussi avec la trilogie REC : « La dernière place pour le fait que ce soit plus un navet de zombie qu’un film d’horreur, seule la scène finale est dans l’esprit (et puis parce que le deuxième gâche complètement la trilogie). Filmé avec une caméra à l’épaule, à regarder en sourdine, pour ne pas voir débarquer vos voisins. » Et cette dernière place, pour le fait que le deux à une explication à la con sur le fait que se soit plus des démons que des zombies.

 

 

9. Doghouse

Anglais, ^__^

Un peu lourd avec des furies pas vraiment zombifiées dans le sens commun du terme

 

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Sept amis partent se ressourcer dans le petit village de Morley au fin fond de la campagne anglaise pour aider l’un d’entre eux à se remettre de son divorce. Mais lorsqu’ils arrivent sur place, ils découvrent que le village est désert. Pas si désert que ça en fait, puisqu’un mystérieux virus a contaminé toute la population féminine et a transformé les braves villageoises en zombies féroces et assoiffés de sang…

WWZ ! Nan, je déconne. Il est très facile de tomber dans le nanar, et quand on voit que ce film (version non censurée) est dans la moyenne supérieure, on se dit qu’il n’y a pas grand-chose (en récent) à se mettre sous la dent… Donc, oublions les mauvaises exploitations de licences pour celui-ci qui est, du point de vue de tout le monde, vraiment sexiste. Pour lui aussi il faudra mettre son cerveau dans une boite, il a eu tellement peu de succès qu’il est directement passé en DVD. Le petit plus est qu’il y a Noël Clarque, Miquey dans DW, dans le rôle de… Miquey !

8. Dawn of the Dead
Américain, +__+

Du fameux Zack Znider, débutant sa carrière avec l’armée des morts

 

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Personne ne peut expliquer comment tout cela est arrivé, mais ce matin, le monde n’est plus qu’un immense cauchemar. La population de la planète se résume désormais à une horde de morts vivants assoiffés de sang et lancés à la poursuite des derniers êtres humains encore en vie. Après avoir miraculeusement réussi à s’échapper de son quartier, Ana Clark se barricade avec un petit groupe de survivants dans un centre commercial. André et sa femme enceinte, Michael et Kenneth, officiers de police, vont tout faire pour rester vivants. Alors que dehors, la situation est de pire en pire, à l’intérieur, il faut aussi faire face aux peurs et aux démons de chacun.

Il est là pour la seule raison que c’est un Znider, et qu’il n’y a pas mieux pour s’initier. C’est un groupe de survivants, les zombies sont moyennement bien faits, en fait tout est moyen. Vous devez forcément connaître la version originale de Romero : Zombie (qui n’est pas tout à fait pareil). Il n’est pas réaliste par rapport au comportement de nos amis les goules qui sont dans la mode d’aujourd’hui, c’est à dire rapides et infectieuse (car il s’agit ici d’un virus), on voit que sur ce projet personne n’a pu jouer comme il le voulait. Juste bien, en somme.

http://www.youtube.com/watch?v=iZGLRIOQHOY

7. Les Revenants
Français, ^__^

Une série de Fabrice Gobert que je partage pour, aussi, changer de point de vue

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Dans une ville de montagne dominée par un gigantesque barrage, le même jour, plusieurs personnes d’âges et de milieux différents, toutes désorientées, cherchent à rentrer chez eux. Ils ne savent pas encore qu’ils sont morts depuis plusieurs années, qu’ils n’ont pas vieilli et que personne ne les attend. Déterminés à reprendre une place qui n’existe plus, ils découvrent peu à peu qu’ils ne sont pas les seuls revenants et que leur retour s’accompagne de dérèglements croissants. Et si ce n’était que le début d’un bouleversement plus majeur encore ?

Une adaptation d’un film un peu à chier qui tue malgré ses airs à la française (c’est à dire que tout le monde à l’air de candidats à l’UMP). C’est un thriller avec des zombies qui sont juste des gens normaux, qui débarquent, tu ne sais pas pourquoi… C’est lent à démarrer, mais c’est ce qu’on fait de mieux en matière de production ici (je parle des grosses, hein) alors il faut la promouvoir, pour l’avenir de la télé en France ! Ce n’est pas à voir si vous voulez du sang et de la tripaille, c’est à regarder sans préjugés et surtout, même si c’est loin d’être drôle, ce n’est pas à snober (la BO est de Mogwai).

http://www.youtube.com/watch?v=2lp3YJoKw_Y

6. Zombies Anonymous
ou Last Rites of the Dead
Américain, +__+

Un concept intéressant, une comédie dramatique signée Marc Fratto

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Dans une société où les morts côtoient les vivants, la jeune Angela est abattue à bout portant par un petit ami jaloux et fait ainsi son entrée dans le monde des zombies. Elle doit alors trouver sa place dans un univers fait de discrimination et de violence. Car cette cohabitation n’est pas du gout de tout le monde, et les groupuscules anti-zombies sont bien décidés à exterminer ces êtres différents. Aidée par un groupe de soutien rencontré lors de réunion de Zombies Anonymes, Angela va découvrir les nombreux aléas de la vie après la mort….

J’aime l’idée d’une dénonciation de la société ségrégationniste dans laquelle nous sommes par le biais d’un plus ou moins film d’horreur. J’aime aussi la violence, qu’on peine à voir, surtout à la fin, entre ces zombies, conscient de leur sort (à part le fait qu’ils gardent cette intelligence le reste est inchangé) et les fanatiques qui n’acceptent pas d’un jour devenir ainsi. C’est plein de second sens, il fallait oser. Ce film n’a jamais eu de succès, mal promu il a choqué et déçu un grand nombre de personnes. Confronté à cette réalité, le monde finirait par partir en live, c’est une peur assez compréhensible.

5. 28 Days Later
Anglais, °__°

Tel un cycle très sanglant, par Danny Boyle et sa suite 28 months


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Un commando de la Protection Animale fait irruption dans un laboratoire top secret pour délivrer des dizaines de chimpanzés soumis à de terribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un mystérieux virus et animés d’une rage incontrôlable, bondissent sur leurs « sauveurs » et les massacrent. 28 jours plus tard, le mal s’est répandu à une vitesse fulgurante à travers le pays, la population a été évacuée en masse et Londres n’est plus qu’une ville fantôme. Les rares rescapés se terrent pour échapper aux « Contaminés » assoiffés de violence. C’est dans ce contexte que Jim, un coursier, sort d’un profond coma…

Avec Christopher Eccleston, dit Eccly le choupy, qui part en live suite à une épidémie de rage causée par des défenseurs des animaux, des savants barges et quelques singes. Comme se réveiller dans un monde dévasté n’est pas forcément cool, on suit le héros-boulet dans la rase campagne anglaise et sa troupe. Les interactions entre survivants sont nice, la musique est nice, tout est nice, quoi, on aurait même envie d’être à leur place parfois, pour tester nos connaissances. Bon, la encore se sont des zombies un trop mal joués, mais on y croit, attention, on devient émotif.

 

4. Welcome to Zombieland
Américain, ^__^

L’un peu lourd qui met toute la famille d’accord par Ruben Fleischer

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Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, est terrorisé à l’idée d’être dévoré. C’est une poule mouillée, mais sa prudence pourrait bien lui sauver la vie… Tallahassee, lui, est un chasseur de zombies qui ne craint plus rien ni personne. Armé d’un fusil d’assaut, il se donne corps et âme à la seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre. Dans leur périple, les deux survivants sont rejoints par Wichita et Little Rock, deux jeunes filles. Tous ont désormais deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à s’entendre…

Une comédie horrifique? Il faudrait vraiment que les gens se mettent d’accord sur le sens d’horrifique et certains films auraient plus d’audimat. Voilà ce qui arrive quand on réunit un geek, un cowboy, une ado chiante et une fan de Hit Girl. Ce sont des héros quasi vénérés aux States et après l’avoir vu on ne se demande pas pourquoi. Ce qui est dommage est que la série télé se soit arrêtée au pilote, mais à part ça c’est un gros nanar, dans le bon sens du terme et il dépote. Il a tout de même ses défauts, et reste original, au dessus de la moyenne, marrant certes, mais lourd.

 

3. Shaun of the dead
Anglais, ^__^

Une comédie romantique d’Edgar Wright avec Simon Pegg

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À presque 30 ans, Shaun ne fait pas grand-chose de sa vie. Entre l’appart qu’il partage avec ses potes et le temps qu’il passe avec eux au pub, Liz, sa petite amie, n’a pas beaucoup de place. Elle qui voudrait que Shaun s’engage, ne supporte plus de le voir traîner. Excédée par ses vaines promesses et son incapacité à se consacrer un peu à leur couple, Liz décide de rompre. Shaun est décidé à tout réparer, et tant pis si les zombies déferlent sur Londres, tant pis si la ville devient un véritable enfer. Retranché dans son pub préféré, le temps est venu pour lui de montrer enfin de quoi il est capable…

J’ai hésité à mettre Zombieland à cette place, car les deux se valent, mais une fois de plus l’humour british l’emporte. Dans la lignée d’Hott Fuzz et des Blood and Ice Cream, qu’on aime ou non, il s’adresse à notre public. Alors, si vous êtes des geeks ou des gens à qui on ne la fait pas parce que vous vous y connaissez mieux qu’un réalisateur, et bien partit comme ça vous n’irez pas loin, mais n’écoutez pas ce que vous disent les critiques et faites vous votre opinion, caca ! Il est vraiment trop drôle, c’est faire qu’on se fait pipi dessus tout de même…

2. Planet Terror

Américain, * 0 *

Par Robert Rodriguez, le plus cool, le plus badass, le père de Machete !

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Dans une petite ville, William et Dakota Block, un couple de médecins, constatent que leurs patients sont soudain frappés par la gangrène et affectés par un regard vide et inquiétant… De son côté, Cherry, go-go danseuse, s’est fait arracher la jambe lors d’une attaque. Wray, son ex-petit copain, veille sur elle. Mais Cherry a beau être au plus mal, elle n’a pas dit son dernier mot. Tandis que les malades se multiplient et deviennent des agresseurs enragés, Cherry et Wray prennent la tête d’une armée destinée à empêcher l’épidémie de se propager. Si des millions d’individus sont contaminés et beaucoup succombent, une poignée d’entre eux se battront jusqu’au bout pour se réfugier dans un lieu sûr…

En duo avec Death Proof de Tarantino, nous nous retrouvons en compagnie d’autres pin-up qui, cette fois, aurons à faire avec l’Épidémie. Aussi WTF que d’habitude et totalement pas réaliste, ce film antre comme le suivant dans la catégorie poids lourd de la parodie et de l’hommage aux séries B, ses ressemblances avec le manga Gunsmith Cats sont visibles : la gatling dans la jambe, les femmes fatales… Il n’est pas tout public c’est vrai, mais dans ce cas-là, nous ne sommes pas du côté des zombies, c’est pour dire ! C’est rare de voir quelque chose de cette qualité.

1. Brain Dead
Néo-zélandais, * 0 *

Le second film de Peter Jackson, un classique de gore et de kitch

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Lionel Cosgrove, un jeune homme timide flanqué d’une mère envahissante fait la connaissance de la belle Paquita, dont il tombe amoureux. Ce qui n’est pas du goût de sa chère maman, bien décidée à gâcher cette relation. Alors qu’elle espionne l’un de leurs rendez-vous galants au zoo, cette dernière est mordue par un singe-rat de Sumatra. Succombant à ses blessures, elle se transforme alors en zombie cannibale et contamine peu à peu la ville. Seul Lionel peut stopper l’invasion…

Ça commence en beauté, avec l’île de King-Kong où nous remettrons les pieds bien plus tard pour une autre oeuvre cultissime. Considéré par Wikipedia comme le film le plus gore de tous les temps, je dois vous avertir qu’on est très loin d’un Saw : ce n’est pas du tout fait pour qu’on y croie. Regardez par exemple Bad Taste réalisé avec le contenu des poubelles du voisinage. Il est vraiment poilant : un bébé zombie, un prêtre qui fait du kung-fu… Le scénario est plus que bien trouvé et n’appartient à aucune catégorie, avec sa scène mémorable du hachage à la tondeuse à gazon.

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Conte pour zombies :

 

Le couteau avait du mal à charcuter la croûte. Dans un grognement monsieur Nain s’évertua à l’aiguiser, méthodiquement jusqu’à ce que, brillante, la lame tranche d’un coup vif un époisses coulant à souhait. La forte odeur s’échappa du fromage tandis que le met tant apprécié se déversait sur le comptoir. Derrière la bouffe déplaçait un casque à cornes, fixé pour ne pas dire vissé sur la tête de son propriétaire. Monsieur Nain, vénérable gérant, attendait ses clients. À l’étage de la taverne du Nain bavard, niché au milieu de nulle part, à la frontière du pays des nains et des hommes, un gros et gras spécimen ronflait et cuvait, affalé sur un douteux matelas. Dans la barbe qui le recouvrait entièrement, les restes de son repas : charcuteries non identifiables et restes de la délicieuse potée, spécialité régionale. Une bouteille fusionnait dans sa main, désespérément vide… Pendant ce temps, les poneys de Madame Nain profitaient d’un déjeuner matinal distribué par celle-ci à grands coups de fourche. Sa douceur légendaire ne se retrouvait que dans les poils de ses bêtes… Pas si loin de là, Poulpy le nain brassait la bière des catacombes de l’enseigne, ses huit tentacules en action, fredonnant dans les nuées de l’alcool. Ici se trouvait le repaire de la légendaire Dwarve Team, la ligue de justice, luttant contre l’ennui et la dépression. Mais rien ne les préparait au cataclysme en approche.

 » – Bienvenue dans ma modeste auberge, voyageurs, s’exclama monsieur le nain.

Venez vous reposer, vous avez l’air claqué !

– …

– …? Qu’est ce que je vous sert? – BRAINNNN »

Monsieur Nain n’était pas très grand, mais quand il sentait qu’un resquilleur se faufilait parmi ses clients, il avait intérêt à avoir les boyaux bien attachés (il se serait sûrement aperçu que ce n’était pas le cas de ceux-ci s’il n’avait pas foiré son jet d’observation, mais passons). En bref, il sentait un mauvais coup, une vague odeur de croupis aussi, et les nouveaux venus ne l’inspiraient pas. Les resquilleurs en question avaient, quant à eux, finis de fixer le plafond, les naseaux en activité et se plaquaient contre le bar de bois les séparant du tas de viande qui leur avait adressé la parole. Le moins flasque d’entre eux osa une patte en direction de sa magnifique barbe. Il faut dire que la barbe de Monsieur Nain avait une charmante réputation dans la région : belle et amoureusement brossée par sa mie, sa douceur, son épaisseur et sa teinte d’un magnifique roux descendant avec panache jusqu’au bord de son tablier faisait l’envie de tous.

Chronk. On ne touche pas impunément à la fierté d’un Nain. Son couteau s’était enfoncé dans le bois comme dans du beurre, coupant peau muscle et os au passage.

BWAGAAAAH ! (mot que je ne vous traduirais pas), monsieur Nain avait fait impression. Mais les goules étant ce qu’elles sont, elles insistèrent. C’est à partir de ce moment que monsieur Nain se rendit compte que quelque chose clochait…

« – ZOMBIES ! Sa grosse voie résonna dans toute la baraque.

– ZOMBIES? Le gros nain s’était mis sur ses petons : enfin de l’action ! OU ÇA ZOMBIES?

– brainnnnn…? » Poulpy était assez atteint lui-même…

Le temps que le gros nain descende, le boss en avait abattu un pack de six. Cassant le verre du cadavre qu’il tenait encore, le gros nain que nous appellerons tonton Nain se lança dans le carnage. La lutte fut brève, mais violente. Les tripes giclaient de partout sur la bouffe, ce qui avait pour effet de renforcer la colère des nains. Le mobilier familial croulait sous le poids des corps et futurs corps tandis que monsieur Nain tourbillonnait telle une tempête d’une rousseur duveteuse. Tonton Nain roulait, comme une puissance boule de poils, se jetait sur les assaillants, trouait leurs parties molles de son reste de bouteille. Le temps de smasher les tronches des zombies, de barricader portes et fenêtres et de jeter les bouts putrescents à la gueule de ceux qui attendaient dehors, le poulpe avait gravi la dernière marche, un énorme tonneau au bout des ventouses. Après une analyse rapide de la situation et des bouts qui nichaient encore sur les parois, il fallut bien admettre que c’était la merde dehors.

« – Merde, dit Poulpy.

– Bah, on est dans une taverne, on peut tenir un siège, dit tonton Nain

– MERDE ! Dit monsieur Nain. On a oublié madame Nain !

– Faisons diversion et tentons une sortie ! Dit tonton Nain

(il n’avait pas vraiment l’air choqué par la situation)

– Très bien dit Poulpy, je n’ai pas le choix…

Je vais devoir vous révéler ma technique secrète.

– Ké?

Poulpy, poussant le tonneau vers la sortie, bourra la porte…

– MA BIÈRE ! Hurla monsieur Nain.

– LA DANSE DU POULPE!!! » Beugla Poulpy.

Sortant en trombe, aspergeant quelques goules au passage qui fondirent sous l’effet magique du cru, la technique ancestrale du poulpe, un art martial nécessitant le vidage de quelques liqueurs, et c’est un Octoberserk qui se réveille. Dans un cri quasi bestial, les nains se ruèrent à sa suite dans le but de sauver la dame en détresse. Les os craquèrent, les cervelles giclèrent, les boyaux se percèrent, leurs contenus se déversèrent dans une marre de tripaille à la ressemblance frappante avec la potée de ses derniers. Arrachant une paire de tibias, un tonton Nain dégueulassé partit d’un rire assez alarmant pour son taux de santé mentale en chute libre… Au sommet d’une montagne de cadavres presque aussi grande que la masure, monsieur Nain jouait du couteau et fracassait les zombies à coup de gigot. Quand tout à coup…

Mamie? Une vieille goule en état de décomposition avancée s’avançait vers monsieur Nain, tentant de le mordre avec son absence de dents. Les reliefs de ce qui était une splendide barbe d’un blanc éclatant, doux telle la peau du plus mignon des chatons étaient pitoyables à voir. Monsieur Nain en avait les larmes aux yeux… NANNN cria tonton Nain ! Cet instant d’hésitation avait suffi à faire chuter la pile de macchabs : il était piégé en dessous et impossible de se frayer un passage avant la morsure fatidique. Comme dans une vraie histoire où le héros apparaît au plus sombre de la bataille, madame Nain surgit de la grange sur son poney de combat, sa fourche maculée de sang, la chevelure au vent, le courage au ventre. Elle empala les mécréants dans une chorégraphie diabolique telle une valkyrie assoiffée jusqu’à ce que la plaine, que dis-je, le monde, soit débarrassé de ce fléau. Essoufflés, enfin, nos héros purent se reposer et même pour l’un d’entre eux, sombrer dans un solennel coma éthylique. Après le baiser de fin face à l’aube chatoyante, les derniers coins sombres restèrent à éclairer (enfin, une expression dans le genre) :

« – Qu’est-ce qu’on va faire de mamie? Demanda monsieur Nain.

– Bah, on est dans une auberge, y’a de quoi caser un régiment, répondit tonton Nain.

– Ouais, mais ils ont mangé tous nos clients, fit madame Nain…

– Et faut nettoyer, dit monsieur Nain.

– Pas grave, on a qu’à planter des trucs dessus, ça servira d’engrais. »

Et c’est ainsi que la famille Nain put servir encore longtemps leur délicieuse potée dont l’ingrédient secret demeurerait ainsi des générations plus tard…

FIN

Dead Set

Anglais, ^__^

Un bonus pour les fan de télé-réalité !

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L’action se situe dans la maison de l’émission de télé réalité Big Brother. Elle traite de l’attaque de zombies dans le monde entier, créant le chaos et coupant par la même occasion les occupants de la maison de Big Brother du monde extérieur.

Et n’oubliez pas the Walking Dead pour les comics et Hight School of the Dead pour les manga…

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