Lovecraft et le mythe de Cthullu

Salut à vous mes fidèles nains, aujourd’hui nous allons entrer dans un univers un peu spécial… pouvant vous faire perdre la tête si vous en voyez les entités. Je veux parler du monde littéraire de Howard Phillip Lovecraft. Et nous allons nous pencher plus précisément sur son mythe de Cthullu.

Une petite biographie vite fait : notre homme est né le 20 août 1890 et  meurt le 15 mars 1937. Je vous l’avais dit c’est du rapide! Blague à part Lovecraft était un homme renfermé sur lui-même depuis son enfance. Petit il restait des heures à lire plutôt que jouer avec les autres enfants du quartier. Et c’est grâce à la bibliothèque de son père qu’il est devenu l’auteur que nous connaissons aujourd’hui. Alors, que dire de son oeuvre à part que ce n’est pas un joyeux lurons. Ses contemporains pouvaient juger ses textes lourds et sans rebondissements (et le fait est que parfois il faut s’accrocher pour continuer de le lire, mais ce n’est pas le seul auteur de cette époque). Mais c’est après sa mort que son œuvre connait le succès. On peut tout de même qu’il est le « père » des écrivains d’horreur tel Stephen King. D’ailleurs ce dernier a dit de Lovecraft  » qu’il est le plus grand artisan du récit classique d’horreur du 20e siècle ». Et venant du « maître » de l’horreur actuel ce n’est pas un compliment à prendre à la légère.

Revenons un peu à son oeuvre: ses textes sont quasiment tous pessimiste et il « charge » un max ses personnages. Ces derniers sont souvent incapables de gérer leur destin, l’hérédité est souvent lourde et passe par delà les générations comme dans « l’affaire Charles dexter Ward » où le héros se ramasse l’influence néfaste d’un aïeul banni par sa propre famille. Bref que de joyeuseté, de papillons, de putréfaction et de squelette dans ses textes.

Comme je le disais plus haut nous allons nous intéresser particulièrement au Mythe de Cthullu. Déjà du vivant de Lovecraft, le mythe est repris par A. Derleth, Robert Bloch ou E. Hoffmann Price. Mais qu’est-ce que ce mythe exactement ?

Et bien dans un passé lointain bien avant la préhistoire la Terre était dominée par des puissances astrales sans âmes: Les Grands Anciens. « De nous jours », on trouve des restes des cultes de ces entités dans des tribus primitives ou dans des sectes qui rêvent de voir le jour où ces choses reviendront sur Terre. Autant vous dire que ces mecs ont grillé le peu de fusibles qu’ils leur restaient. Bref Lovecraft a créé toute une cosmogonie où l’on retrouve Azatoth (le maître des grands anciens), Nyarlathotep (le messager des dieux), Cthullu emprisonné dans la cité de R’Iyeh, Hastur (celui dont on ne prononce pas le nom  et grand-frère de Voldemort) et Shub-Niggurath  (le bouc aux mille chevreaux). A ce panthéon du chaos s’ajoute Yog-Sothoth (porte entre le monde des humains et celui des grands anciens).

Alors, vous verrez le mythe de Cthullu regroupe plusieurs nouvelles où ces dieux du chaos essayeront de revenir sur Terre à travers des incantations faites par leurs fidèles. Et chaque personne ayant à faire de près ou de loin à ce monde paranormal se retrouve avec l’électroencéphalogramme d’un bulot cuit. En gros ne vous attendez pas au monde des bisounours en vous plongeant dans cet univers. Je vais d’ailleurs vous faire une petite liste des textes que j’ai pu lire :

  • Je suis d’ailleurs (1926)
  • L’appel de Cthullu (1926)
  • La couleur tombée du ciel (1927)
  • L’affaire Charles Dexter Ward (1928)
  • Les montagnes hallucinées (1931)
  • Dans l’abîme du temps (1935)

Mais, Lovecraft est aussi une source d’inspiration dans bien des domaines. Tout d’abord, la musique avec Metallica « The thing that shouldn’t be » et « All Nightmare Long », le groupe Black Sabbath avec « Behind the walk of sleep » ou encore Craddle of Filfth rendant hommage à Lovecraft avec une compilation de titre nommée Lovecraft and Witch Hearts. Notons aussi le jeu de rôle « L’appel de Cthullu » sorti en 1981 et le jeu de plateau « Horreur à Arkham » sorti en 2005, qui fera d’ailleurs l’objet d’un article.

Voilà mes amis, plongez-vous à corps perdu dans le monde de Lovecraft et apprenez les signes qui repoussent le mal en lisant le Necronomicon écrit par l’arabe fou Abdul Al Hazred. « Nga Nga Yog-Sothoth… »

 

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