Man of Steel, l’acier c’est plus ce que c’était !

Amis naines, amis nains, bonjour. Aujourd’hui, c’est le cœur lourd que je viens vous parler de Man of Steel, le dernier film Superman en date.

Ce n’est pas un mauvais film, il est agréable à regarder bien qu’un peu long à se mettre en route. Le casting est bon, les acteurs convaincants, les trucages bien faits et le scénario plutôt bien ficelé. Vous me direz, à juste titre, alors pourquoi ce titre?

Et bien le problème de ce film tient en plusieurs points que nous allons ensemble débiter à la hache. Attention, ce qui suit est bourré de SPOILER, donc à lire en votre âme et conscience.

Le premier point que nous allons attaquer est l’entrée du film. Certes, le passage avec Jor’El est indispensable et inédit, la vue de Krypton est vraiment agréable, la psychologie des persos bien présentée, mais bon dieu que c’est long. Pour tout vous dire, j’ai piégé ma femme (pur néophyte des comics)  en ne lui disant pas ce que l’on allait regarder, et elle a mis un bon quart d’heure à comprendre que c’était un film sur Superman qu’elle avait devant les yeux. Après, le passage où Clark vit la vie d’un homme de tous les jours est vraiment agréable et présente le personnage sous un angle différent. Mais tout cela se rajoute à la longueur du film, surtout que c’est encore un film qui nous retrace les origines de Superman (vive l’originalité). Bon, je ne parlerais pas ici de la pire cruche de tous les temps, à savoir Loïs Lane, j’y reviendrai plus tard. Mais le problème, c’est que ce Clark, certes plus humain encore que d’habitude, va vite redevenir le boy scout que l’on connait, sans véritables raisons apparentes.

Et là arrive vraiment le point noir du film à mes yeux. Alors, Zod en grand méchant, bonne idée, en faire un connard de militaire sans cervelle, non. Zod nous est présenté comme un révolutionnaire, un putschiste presque, mais devient vite un obsédé de la baston, un troll décérébré, pour dire, même un elfe aurait eu plus de jugeote que lui. Et je ne parle pas de ses troupes qui sont encore plus bêtes que lui. La dévotion c’est bien, l’esclavagisme c’est pas terrible, mais là c’est pire.

Ah oui, j’oubliai une chose, l’effet Nolan. J’explique ce que c’est pour les trois elfes qui nous liraient. (Mais que je respecterais presque, car ils savent lire autre chose que Legolas à la ferme des hobbits). Donc, l’effet Nolan consiste à prendre un super héros, le faire bien dark à souhait, dans un univers bien dark, avec des questions philosophiques de comptoirs.  ( À mes yeux, seul le deuxième Batman est plutôt réussi).  Et là, dans un univers sombre comme un lever de soleil, le coté dark de Zod est vite tombé à plat, entrainant dans sa chute tout l’univers mis en place.

Sauf, et là est l’erreur MONUMENTALE du film, Clark qui lui devient moins Boy scout, plus violent voir même plus sombre. À tel point que Clark, tue Zod. Oui Superman, le mec qui s’est juré depuis plus de soixante ans de respecter la vie, les p’tites bêtes et tout, tue un autre de ses congénères. Et cela ne choque personne ? Merde, s’il lui était aussi facile de tuer, Lex Luthor et ses autres Némésis boufferaient depuis longtemps les pissenlits par la racine, et le monde serait « parfait ». Plus de méchants, plus d’elfes ( ah quel monde fantastique). Je vous conseille de lire Red Son pour avoir une idée du délire. Bon, on voit bien que ça l’embête de tuer, mais franchement, pas tant que ça. « Oulala, j’ai tué quelqu’un, mais c’était nécessaire, alors pas grave ». Mais si putain, c’est grave, Superman ne TUE jamais. C’est tout, c’est sa philosophie, son credo, son nindo, sa voie. L’un des fondements du personnage. Et là, ben non ! J’ai failli encore une fois lancer une hache, mais les télés, ça coûte trop cher pour ces conneries.

J’oubliais, Loïs Lane. Qui d’habitude est une cruche sans nom. La nana, plusieurs fois gagnante du prix Pulizer, pas foutu de voir que Clark est Superman à cause de la ruse la plus élaborée, que même les espions envient à Superman, à savoir le gel et le port de lunettes. Ben là, et ça fait du bien, elle se rend vite compte que c’est la seule et même personne. Bon, faut dire que le voir débarquer dans un vaisseau alien et user de ses super-pouvoirs alors qu’il n’a ni gel ni lunettes l’on grandement aidé. Mais que le personnage est creux, relégué à une simple gratte papier qui sérieux, est aussi utile qu’un cerveau à un elfe.

Donc, voilà, Man of Steel n’est pas à prendre comme un film de Superman, mais plutôt comme un film de super héros basique.

Allez à la prochaine mes Nains.

 

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