Nouvelles Peaux aux éditions Luciférines

Salut à tous les nains et toutes les naines, aujourd’hui je vais vous parler d’un recueil de nouvelles fantastiques qui m’a été généreusement envoyé par les Éditions Luciférines (partenaire de la taverne). Je m’en vais donc vous conter ce que j’ai retenu de ce livre fort sympathique.

Ce recueil compte dix nouvelles qui vont très vite à lire (oui le principe d’une nouvelle c’est court). Il y en a 10, donc pour ne pas vous faire trop long je vais procéder de la manière suivante : 5 aujourd’hui et 5 demain, histoire que vous repreniez vos esprits. Allez c’est parti pour un tour.

INSOMNIAQUE (de Jean-Pierre FAVARD) :

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Cette nouvelle est intéressante avec un personnage qu’on ne comprend pas forcément. Il est désabusé, n’a pas l’air de s’intéresser à beaucoup de choses à part la lecture (réf à Poe) et il est fatigué par ses insomnies.

Il fini par dire au lecteur les origines de ses problèmes. Il a fait une rencontre un peu spéciale avec le cadavre d’un célèbre poète au cimetière Montparnasse. Il se prend au jeu des questions – réponses qui débouche sur un bilan de l’Histoire de l’homme depuis quelques siècles. Bon il est vrai qu’au début on ne sait pas si c’est réel ou fantasmagorique, mais c’est super intéressant de voir s’installer la confusion.

Au niveau de l’ambiance, c’est noire à souhait caractéristique du monde fantastique. On sent une critique de la société actuelle que l’on anesthésie par des programmes inutiles.  Une société élitiste parasitée par des hommes pompeux et imbus de leur personne que l’on aimerait faire descendre de leur piédestal.

SMS (de Jean-Charles Flamion) :

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Cette nouvelle nous montre l’homme sous son plus mauvais jour. Convoiter, envier, jalouser ce que l’autre peut avoir. Et en arriver à un point de non-retour pour rétablir l’injustice dont on fait l’objet. Cette fois encore l’anonymat du personnage principal permet au lecteur de s’identifier, et ce, pour une meilleure immersion. Par extension, on peut rapprocher l’ambiance de cette nouvelle à celle présente dans le film  » Le Nombre 23 « .

En effet, le personnage principal devient, après avoir été jaloux, paranoïaque suite aux SMS. A partir de là s’enclenche le système autodestructeur trop rationnel. La violence prend le dessus jusqu’au dénouement et à la sensation d’avoir tout perdu pour une simple broutille.

On retrouve les références fantastiques avec la présence des messages d’outre-tombe. La dimension ésotérique présente s’oppose à la dimension rationaliste et étroite de l’homme. Une nouvelle fort intéressante et très immersive.

LE MASQUE DE LA MORT LENTE (de Morgane Caussarieu) :

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A la lecture de la biographie de l’auteure, on comprend son style. En effet, l’ambiance de sa nouvelle est digne d’une scène que l’on pourrait trouvé dans un livre d’Anne Rice.

Elle ose s’attaquer au problème que le sida a pu poser à la communauté homosexuelle dans les années 80. Mais le détournement est intéressant en créant une pseudo utopie orgiaque en incluant le système cyclique de la fin d’une période. En l’occurrence ici, l’introduction d’une personne malade dans le groupe. On remarque aussi le compte à rebours pour la fin du monde gay que les gens prennent pour une fantaisie de leur hôte, mais qui au final a son importance. Il correspond à l’arrivée de la mort dans ce huis clos prenant tout le monde de court.

Une nouvelle qui pourrait paraître crue, mais qui replacer dans les influences de l’auteure prend tout son sens. Oui, allez chercher les références chez les vampires, mais les vrais ceux qui ne brillent pas.

LA VALISE (de Pierre Brulhet)

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Cette nouvelle prend place dans l’actualité. Ce qui permet au lecteur de voir l’évènement sous un angle différent.

On retrouve une ambiance de suspens qui nous tient en haleine. Mais que se passe-t-il dans la chambre à côté de celle du personnage principal ?

Pour reprendre un peu avant notre perso principal est au bout du rouleau moralement qu’il prend des vacances et va profiter d’une petite coïncidence qui fera de son dernier livre un vrai best-seller.

Très intéressante au niveau du retournement de situation de la fin, cette nouvelle nous révèle à la toute fin ce qu’il y avait dans cette valise. On pourrait s’attendre à tout sauf à ça.  C’est sympa, car on se met vite en immersion grâce au style rapide et efficace de l’auteur, avec des descriptions qui nous guident à travers ces quelques pages.

DÉDALE (de Joëlle Cordier)

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Une nouvelle qui nous fait prendre un peu de recul sur la société qui va toujours plus vite et est toujours plus individualiste.

Le personnage principal est accueilli par le  » passeur « , autrement dit Charon le passeur d’âme grec. Ce dernier fait prendre conscience à son invitée de la fugacité de la vie. On peut supposer deux choses : soit Sophie a eu une attaque (cf mal de crâne)  d’où la présence du passeur ou elle rêve. Le lecteur reste dans le flou, on ne sait pas trop où l’on se trouve. Mais cette dimension onirique s’inscrit parfaitement dans le genre fantastique. Une nouvelle agréable à lire.

Voilà c’est tout pour aujourd’hui rendez-vous demain pour la suite de la critique. A bientôt mes bons nains.

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