Quatre Saison de Davy Artero by poulpy

Quatre saisons

Un livre autoédité de Davy Artero, rencontré brièvement lors du fameux Bloody dans une tentative désespérée de sociabilité, s’étant traduit par un pathétique brainnn de fin de journée. Vous pouvez toujours vous rendre compte par vous même de cette première impression en vous redirigeant ici : semaine Bloody week-end reportage 3. Mais, faisons vite, faisons bien, ci-dessous le copier/coller de cette partie de l’article, avec une interview en prime ! Ne craignez rien, braves compatriotes à barbes fourchues, il n’y aura pas que du recyclé, d’autres surprises vous attendent…

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Entre mails et le stand de Yil édition :

Pouvez-vous me parler de votre travail ? De vos inspirations, vos influences ?

Je suis auteur de romans fantastiques où se mêlent souvent l’épouvante ou l’horreur. Pour équilibrer les choses, je suis également auteur de contes et de romans pour la jeunesse. Il y a donc un côté clair et un côté obscur dans l’écrivain que vous avez face à vous !

Jusqu’à présent, pour mes ouvrages fantastiques, j’ai tenu à varier les expériences littéraires. J’ai commencé par un roman, enchaîné par un recueil de nouvelles, me suis lancé dans une trilogie, ai confronté mes écrits aux visuels d’un illustrateur… Je ne souhaite pas entraîner le lecteur dans une monotonie en essayant de réaliser toujours le même type d’ouvrage, avec le même schéma. Au contraire, j’aime surprendre mon lectorat et lui proposer différentes approches de mon univers.

Beaucoup de choses m’inspirent. Le quotidien, le cinéma, les séries, le journal télévisé… C’est très difficile de savoir vraiment d’où nous vient l’inspiration. Un mélange de vécu, d’imagination, d’actualité, de mes peurs les plus profondes ou de mes envies les plus sordides.

Mes influences sont variées et proviennent de tous les domaines. Si je devais vous citer toutes les personnes qui influent sur mon travail, j’en aurais pour plusieurs journées ! Allez, je vais vous en donner quelques-unes dans le désordre le plus total : Filth, Burton, Lucas, Spielberg, Clouser, Fincher, Hetfield, Shelley, Giger, Craven, Cameron, ma famille, etc…

Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir auteur ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé coucher sur papier des petites histoires, des poèmes, des mots doux, selon la période de ma vie.

Mais avant tout, j’ai toujours aimé la lecture. Au début, je lisais un peu tous les genres, friand de découvrir différents styles et différents moyens de raconter les choses, puis je suis tombé sur les ouvrages de ces deux écrivains qui ont pour prénom Stephen et Howard Phillips. Et ils ont réussi à faire de moi un adepte du fantastique et de l’épouvante. J’avoue sans honte que c’est finalement de leur faute si mon genre littéraire de prédilection est l’horreur…

Donc j’aimais écrire, et j’aimais lire, mais quand j’étais plus jeune, cela ne comptait pas. Les enfants devaient faire de longues études, pour avoir un bon travail, fonder une bonne famille, et vivre heureux. C’était l’état d’esprit de l’époque, et comme je n’étais pas trop mauvais à l’école, et que cela ne me déplaisait pas vraiment, j’ai suivi cette voie et mis ma passion de l’écriture de côté. Ensuite tout a été très vite : l’entrée dans la vie active, la vie de couple puis de famille, le quotidien qui était réellement métro-boulot-dodo… Et un jour j’en ai eu assez de subir le quotidien et par défi, ou folie, je me suis mis à coucher sur papier, ou plutôt sur clavier, une histoire fantastique que j’avais en tête. Une simple histoire où un homme, un beau jour, voit toute sa vie s’effondrer au fur et à mesure de sa journée. L’idée était de voir si je parviendrai à aller au bout de mon récit, comme tous ces auteurs que j’admirai. Après quelques jours cela a donné une histoire se déroulant sur quatre périodes différentes, avec quatre ambiances distinctes. Quatre Saisons était né. Et avec, je me suis rendu compte que l’écriture était plus qu’une passion, cela devait faire désormais partie de ma vie.

Quelles sont vos méthodes de travail ?

Je ne cesse de penser à différentes idées chaque jour, même chaque nuit. Je les note parfois quand j’ai peur qu’elles m’échappent. Et régulièrement, je m’installe devant mon ordinateur, une fois que la maisonnée est endormie, et je noircis de belles pages de traitement de texte jusqu’à ce que les idées m’abandonnent ou que le marchand de sable fasse picoter mes yeux avec trop de violence.

Quels sont vos projets ? Vos objectifs ?

Un qui s’est concrétisé dernièrement c’est Duodaemonium, un ouvrage réalisé avec Jordan Henry, une fusion parfaite entre un écrivain et un illustrateur ayant le même goût de l’horreur et du fantastique, mais le traduisant artistiquement de manière différente. Ce recueil de nouvelles horrifiques, présenté pour la première fois par nous deux, ensemble, au Bloody Week-end, est un projet dont je suis très fier.

Pour cette fin d’année, j’ai pour projet de terminer le troisième et dernier acte de ma « série » Heptagon. Un projet ambitieux, car, étant le dernier volume d’une trilogie, l’ouvrage doit clore l’histoire commencée il y a trois ans, et en même temps, il doit emmener le lecteur dans un univers complètement inconnu. Un paradoxe difficile à mettre en place, mais extrêmement passionnant à réaliser !

Continuer à réaliser des oeuvres fantastiques, rencontrer les lecteurs et continuer à avoir cette relation avec eux. Si un jour ma notoriété pousse même les chaînes de télévision à m’inviter sur leur plateau, je conserverai cette facilité d’accès et cette disponibilité envers les lecteurs. Car sans eux, un auteur n’est rien. Certains ont tendance malheureusement à l’oublier.

[…] Enfin, pouvez-vous me donner votre définition du fantastique ?

Ma définition du fantastique correspond à peu de chose près à ce que vous imagineriez si je me mettais là, à côté de vous, et que je vous disais tout simplement « Attention, là, derrière vous !

À Audincourt, 2013 (21e siècle).

Et maintenant remettons-nous dans le bain, avec le premier roman de Davy Artero et, plus tard, je vous présenterais son futur roman qui paraîtra aux éditions des tourments, portant bien son nom : j’ai hâte de pouvoir suivre le développement de son style.

 

Un thriller psychologique et surtout… Horrifique !

 

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L’auteur :

Davy Artero est un écrivain français né en 1976 à Vernon dans l’Eure.

Sa vie calme et confortable pourrait lui convenir, mais quelque chose lui manque. Une envie se fait de plus en plus ressentir : l’écriture. Il se met d’abord à coucher sur papier les petits contes du soir imaginés pour ses enfants, qu’il publiera par la suite sous le pseudonyme de Papounet.

Mais le style dans lequel il se sent le plus à l’aise est tout autre : le fantastique. Le destin va lui donner un petit coup de pouce et lui offrir le temps qu’il lui manquait jusqu‘à présent pour oser enfin s’y confronter.

Il se lance alors fin 2009 dans l’écriture de son premier roman horrifique Quatre saisons, oeuvre en quatre actes à la structure cinématographique, qu’il publiera en février 2010 en auto-édition.

Aussitôt, il enchaîne avec un deuxième roman Heptagon, publié en avril 2010. Un récit beaucoup plus sombre sur la descente en enfer, au sens littéral du terme, d’une bande d’adolescents.

Puis, pour explorer de nouvelles structures narratives, il s’impose comme défi d’écrire un recueil de nouvelles. C’est chose faite quand sort en mai 2010 Consciente agonie, ouvrage regroupant cinq histoires fantastiques flirtant en permanence avec l’épouvante.

Après Lyza (défini par son auteur comme une « parenthèse récréative »), il publie Heptagon Acte II en 2011. Puis il réalise une œuvre commune avec un Jordan Henry, un artiste partageant le même univers par ses illustrations. Le résultat : un recueil de dix nouvelles fantastiques et angoissantes, Duodaemonium, aux illustrations majestueuses, édité en 2013 chez YIL.

Après avoir participé au recueil de nouvelles sombres Requiem pour les Editions des Tourments, et avant de dévoiler le tome final de la trilogie Heptagon, il proposera un nouvel ouvrage horrifique illustré, pour le début de l’année 2014.

Ses récits, mêlant fantastique et épouvante, se classent dans la littérature d’horreur.

Mais à chaque côté sombre, son côté clair : il a à son actif également de nombreux contes pour enfants ainsi que des romans jeunesse.

À ce jour, il est impossible de savoir si son prochain ouvrage va ravir les plus jeunes, ou s’il va terrifier à nouveau les plus grands…

 

Le livre :

Lorsque l’épouvantable se mêle au quotidien, lorsque les événements les plus monstrueux surgissent sans crier gare, au fil du temps qui passe, et des changements climatiques. Un récit par saison, intrigant, dérangeant…

AUTOMNE : Louis est un homme comblé. Il mène une vie simple, agréable, comme il l’a toujours souhaité. Tout serait parfait s’il n’y avait ces évènements étranges et ces hallucinations horrifiques qui arrivent sans prévenir et qui n’ont aucun sens. Pourquoi ces visions horribles viennent gâcher son existence ? Et si ce n’était que le début d’un long cauchemar qui va anéantir toute sa vie ?

HIVER : David n’aurait jamais dû se lever ce matin-là. Braver la neige, pour ne pas perdre une journée de travail, était une mauvaise idée. Les quelques vêtements qu’il porte ne le réchauffent pas, et ses yeux lui font mal avec le faible éclairage entre ces quatre murs. Mais pourquoi a-t-il accepté l’aide de ce forestier lorsqu’il s’est retrouvé accidenté ?

PRINTEMPS : Chacun de nous s’est dit au moins une fois dans sa vie qu’il aurait dû prendre son destin en main, et faire vraiment ce qui le passionne. Cette personne-là a eu le courage de regarder sa vie en face, et a décidé qu’il était temps de la changer, de faire ce qu’elle aurait dû faire depuis longtemps : écrire un roman. Le problème est que ce n’est pas si facile que cela, et parfois le destin fait tout son possible pour contrer ses envies.

ETE : Henry est allongé, yeux et bouche fermés. Impossible de bouger. Où est-il ? Enfermé dans un tiroir de morgue ? En salle d’opération ? Il ne se souvient de rien. Il tente de se remémorer sa dernière journée de consultations. Elle lui semblait normale. Et pourquoi un des cas qu’il a rencontré lui paraît important ? Serait-ce la réponse à son état ?

Des récits qui conduiront le lecteur dans une sombre et terrifiante machination…

Cf Silly cat édition : dirigée essentiellement par Davy Artero avec un compromettant mélange : une partie enfant et une partie horrrrrorrrrr !

Quels problèmes vous ont été posés pour éditer ce livre ?

Pas grand-chose, juste… trouver un éditeur !

Quand on est un pur inconnu, il est extrêmement difficile de faire publier son premier texte. La majorité des éditeurs préfèrent publier un nom, quelle que soit la qualité de son texte, pour être sûr de faire du chiffre. C’est un monde particulier où les auteurs débutants ont bien du mal à se frayer un chemin.

Il y a quelques années, les écrivains amateurs n’avaient que pour seule solution de baisser les bras. De nos jours, grâce à l’autoédition, un écrivain débutant peut transformer un manuscrit en un recueil imprimé, ayant l’apparence d’un vrai livre.

Ne souhaitant pas abandonner si facilement le monde littéraire, après moult refus et lettres types des maisons d’édition, je me suis lancé dans l’auto-édition pour ce premier ouvrage.

J’ai continué à publier des recueils en auto-édition, jusqu’à ce que je collabore avec des maisons d’édition comme YIL ou les Éditions des Tourments.

Comment travaillez-vous par rapport à toutes les maisons d’édition, suivez-vous une ligne éditoriale ?

N’étant pas lié à une maison d’édition en particulier, je n’ai pas de contrainte de ligne éditoriale, de sujet bien cadré, de censure, ou autre. Je suis mon instinct et développe mon univers sans avoir de pressions ou d’objectifs imposés par les maisons d’édition. J’ai la chance de travailler avec des éditeurs passionnés et humains, qui ont une vision respectueuse des auteurs et surtout des lecteurs. Ils aiment leur métier et ne considèrent pas le lecteur comme une simple personne avec une carte de crédit. Même si chaque éditeur a son domaine propre ; YIL édite des livres graphiques, comme Duodaemonium, et Les Éditions des Tourments éditent des ouvrages d’horreur, comme Lyza ; nous partageons ce respect du lecteur et l’envie de lui proposer un ouvrage abouti qu’il dévorera avec plaisir. C’est vraiment agréable de travailler avec ces maisons d’édition.

Avez-vous de bons retours par rapport à vos livres ?

En grande majorité, les retours sont très positifs. On m’en fait part oralement lors des salons ou par message via Facebook ou directement aux maisons d’édition.

Certains lecteurs d’ailleurs me font des retours extrêmement complets, avec une analyse qui me surprend parfois moi-même. C’est encourageant et motivant pour les prochains récits.

N’importe quel lecteur peut me contacter, il aura toujours un retour de ma part. C’est très important pour moi d’avoir ce rapport avec les lecteurs.

Pouvez-vous nous parler de votre partie dédiée à la jeunesse ? C’est assez inattendu comme mélange de style…

C’est sûr que mélanger des ouvrages d’épouvante pour adultes et des contes pour enfants peut surprendre !

La raison est simple : j’ai des enfants, et c’est en grande partie à cause d’eux que je me suis lancé dans l’écriture d’histoires.

Mon univers préféré est le fantastique et l’horreur, mais ils sont bien trop jeunes pour lire des récits dans ce genre, alors rien que pour eux j’ai créé un monde de contes et d’histoires amusantes.

Ils ont tellement aimé que ces histoires sont devenues des ouvrages jeunesse, qui ont rapidement trouvé leur public dans les salons et festivals littéraires.

Et cela permet aussi de stabiliser un peu l’auteur d’alterner histoires horribles et récits pour enfant !

Concernant les illustrations des ouvrages actuels, elles sont toutes de mon fait, sauf « Consciente Agonie », ou la photographie a été effectuée par ma charmante sœur.

Pour chaque livre, j’ai une idée bien précise de la couverture et comme je me dépatouille pas trop mal en graphisme, j’essaye de les réaliser moi même.

Il n’y a que mes derniers ouvrages où des amis artistes ont réalisé la couverture, et sont parvenus à traduire exactement ce que j’imaginais comme illustration. Il y a Duodaemonium réalisée par Jordan Henry (ce qui est logique, car cet ouvrage est vraiment un ouvrage réalise à 4 mains), Lyza, réalisé par Laurent Castille et le dernier tome de la trilogie Heptagon, réalisé par Paskal Millet.

Proposer une couverture de bonne qualité au lecteur est une chose importante également à mes yeux. J’ai toujours eu un peu de mal avec les couvertures sobres, unicolore, où il y a uniquement le titre et le nom de l’auteur. Je sais bien que l’important est le contenu, mais je considère que le livre doit être un objet dont le lecteur n’ai pas à rougir, qu’il soir aussi agréable à lire qu’à regarder !

 

Quatre saisons, quatre textes :
(Wizzzzzzzzzzzzzz)

 

L’Automne, « Emprise »

Ou les étranges visions de Louis Walrus

« Vouloir toujours cacher aux autres ses failles

Avoir l’envie que quelqu’un d’autre s’en aille

Avoir peur de revenir

Avoir peur de devenir »

‘Prendre Racine’ – Calogero

 

3_autonne

Le décor automnal d’une vie paisible, un couple et leurs enfants à la campagne : l’image parfaite de la famille unie, de ma femme au foyer modèle avec la beauté et le caractère qui va avec. Les filles sages, décrites d’un point de vue mélioratif, et tous ses détails insistant sur le bonheur. Cela peut paraître caricatural, et même facile, car c’est le cadre parfait pour commencer tout type d’histoire tranquillement. On ne s’attache pas aux personnages avec ce développement classique, c’est comme se représenter une publicité quelconque. Nous ne nous insérons pas dans le décor, nous ne nous sentons pas porter vers un discours psychologique (à cause de l’absence de background) ou philosophique. Pourtant, des réflexions coupant le rythme du récit, des discours intérieurs sur les opinions du narrateur ne sont pas rares. Le personnage du père est le plus développé, dans le sens où son monologue intérieur nous présente sa vision de sa famille, sa maison, sa vie au village, l’automne… Il y a beaucoup de descriptions qui nous mettent clairement dans l’ambiance, qui n’a rien de violent. Dans l’air flotte un air de normalité, de tranquillité et nous ne connaissons pas tout de suite la nature de la confrontation, de l’élément déclencheur qui poursuivra le récit. Cette famille est bizarre…

« Suis-je vraiment dangereux ? Suis-je vraiment en train de devenir fou ? Paranoïaque ? »

Comment réagirait-on par rapport à un phénomène inexpliqué ? Le mensonge du père est un exemple, comme si derrière ce masque de bonheur il cache quelque chose, son manque d’honnêteté est étrange face à une situation inhabituelle, et pourquoi pas (nous ne savons pas à ce stade), fantastique. Pourquoi cacher aussi tôt son état de santé ? C’est comme s’il s’attendait à ce que son état devienne de plus en plus terrible, ou que l’on accuse son mental. Comme s’il anticipait de mauvaises réactions de la part de son entourage, ce qui est de ce fait plus étrange encore que le fait que son bras gauche ne réagisse plus à ses stimulus neuronaux, ou qu’il sente le temps se figer autour de lui. Ou bien, autre possibilité, il ne veut peut-être pas inquiéter sa femme… Plus le texte s’écoule, plus le paranormal prend le dessus, tel un roman fantastique classique, car on peut aussi imaginer une explication rationnelle. Quelques détails m’on fait penser à du Stephen King, même s’il ne semble pas s’agir de choses aussi « simplistes » qu’une rencontre du troisième type ou autre. Certaines réflexions se posent devant nous de telle façon à renforcer le récit avec des événements qui pourraient nous arriver, un schéma de pensée qui ne nous est pas inconnu.

L’originalité de cette idée de base, cette question que se pose le narrateur : que se passe-t-il dans sa tête ? Et non, que se passe-t-il autour de lui ? Forme une des distinctions majeures, avec les trous qu’il y a parfois dans le récit, comme les absences qu’a le personnage, qui lorsqu’on les voit sont assez alarmantes. Il décrit ses gestes du quotidien, puis passe sans transition à un autre moment de la journée, ensuite ce sont les visions sanglantes qui prennent la place. Ses monologues sont très réalistes, comme si l’auteur, en faisant ses gestes de tous les jours c’était dit que cela pouvait être intéressant à raconter, avec une petite dose d’humour, c’est très bien fait, et rappel des souvenirs… Enfin, sauf pour le passage de la sorcière qui semble le hanter. La santé mentale de ce charmant monsieur se fait sérieusement questionner lors de la disparition de ses filles et que, par cet événement assez flippant, nous rentrons dans le vif de l’action que je préfère vous laisser découvrir… La fin à base de pseudo conspirations et de paranoïa, d’agitation et de révélations est plus que malsaine. Puis, c’est le drame.

Conclusâge : malgré un cadre peu inventif et une introduction trop longue de deux pages, c’est un bon livre que nous avons là et pour un premier, qui est surprenant tant il est bien rédigé. On ne se doute pas de la fin, bien sûr certains indices permettent de théoriser, indices que nous avons envie de crier à la gueule du père. Les dernières pages sont vraiment violentes, je ne les conseillerais pas à une âme sensible et l’effet est garanti. On finit même par avoir un peu peur… Et puis, tout finit par s’imbriquer et ça devient vraiment étonnant ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu une nouvelle d’horreur de cette qualité, surtout dans un cadre moderne, et puis on ne sait jamais à quoi s’attendre quand on a affaire à une petite production. C’est cool ! L’action de réussir sa vie, qui force les gens à faire certaines actions, par peur de ne pas réussir à temps.

L’Hiver, « Méprise »

Ou comment vous donner envie de faire une remise à niveau

« Such a lonely day

And it’s mine

The most loneliest day of my life

Such a lonely day

Should be banned

It’s a day that I can’t stand »

‘Lonely Day’ – System of a Down

 

4_hiver

Le couple que nous avons là ne diffère pas du précédent d’un point de vue psychologique. L’auteur doit, par le biais du narrateur interne toujours en la personne de l’homme, se reconnaître, et en profite encore pour polémiquer et s’amuser à décrire les petites choses et gestes du quotidien. C’est amusant, je commence cette lecture avec les premières neiges de cet hiver qui s’annonce aussi rude que celui de l’histoire ! On sent qu’il a du se faire plaisir à écrire ce livre, son plan tient la route, que se soit dans la formulation de ses phrases ou dans ses idées. Je me demande ce qu’il va bien pouvoir fournir aux Éditions des Tourments, car un auteur comme ça tout le monde aimerait en avoir un dans son équipe. Même si, à part son talent, certains diraient qu’il manque d’expérience. Il n’a pas besoin de se référer à un style, ou de se cantonner dans le fantastique. D’ailleurs, cette nouvelle à des allures de polar et, après avoir lu la première, je vois que ce n’est pas exactement le ton du livre. L’histoire commence vraiment lorsque le mari, voulant prendre une route de campagne plus dégagée par ce temps de neige, à un accident de voiture dans une pente verglacée, rencontre une étrange personne et se retrouve coupé du monde, en plein milieu de nulle part. Là, on parle : c’est exactement le genre de cas que l’on s’imagine arriver sous le stress, et pour reprendre le King, tomberons-nous aussi sur une Misery ?

On se doute assez de la suite des événements, se faire séquestrer par un chirurgien fou qui mène des expériences peu catholiques. La plupart du temps, l’intro ou les cauchemars racontent les souvenirs du narrateur sur la route, sans être un biker, il en attache une grande importance. Il y a un contraste entre sa liberté, ici les sensations qu’il a quand il est au volant, et le fait qu’il soit prisonnier dans cette cave, loin de l’extérieur, sans pouvoir se déplacer. On angoisse pour lui, sa perte de libertés d’actions, de mouvements, nous nous demandons quelles surprises nous attendent dans la scène d’horreur que nous voyons venir à coup de dissection, quelles serais ses réactions face à un emprisonnement par un psychopathe, comment va t’il réussir à rentrer chez lui, retrouver sa femme, etc. Quand arrive les longueurs on n’est pas gêné, elles retranscrivent l’attente, l’angoisse et surtout la perte des repères de cet homme, jusqu’à ce qu’il plonge lentement dans la folie, à son tour, quand la réalité est trop dure à supporter, quand le seuil d’adaptation est dépassé. Nous cherchons aussi à savoir quel est le but de cette expérience, plus que de savoir comment il réussira à s’enfuir, s’il y arrive, et qui peut être ce « docteur » à la mentalité un peu… Perverse.

« Les spasmes se calment. Il relève la tête et fixe le mur de son seul œil. Pourquoi l’avoir laissé dans cet état ? Pourquoi ne pas l’avoir achevé ? Il ne tient plus. Il ne sait même pas s’il veut tenir. Il pense à ses parents, à sa femme. Pourra-t-il continuer à vivre ainsi ? »

Ce que c’est glauque ! Des plats préparés compromettants aux souvenirs dont on ne sait pas quoi penser… Cette nouvelle est à découvrir progressivement, sans spoil, dans la tradition de la peurrrrr. L’auteur à du énormément de renseigner sur les syndromes d’enfermement et des traumatismes. Je vais conclure par ses mots, de cette nouvelle plus courte et surtout plus mystérieuse, car après tout, à quoi bon… C’est ici de la pure violence, et tellement palpable qu’on se sent transporté dans la cellule, c’est juste flippant et même si nous perdons de vu la neige et le papa Noël, elle se colle de plein fouet au reste !

 

Printemps, « Surprise »

Ou le récit dans un récit

« Dear Sir or Madam, will you read my book ?

It took me years to write, will you take a look ?

Based on a novel by a man named Lear

And I need a job, so I want to be a paperback writer, Paperback writer

‘Paperback Writer’ – The Beatles

 

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Ça m’éclate ! L’auteur parle de lui, de ses pensées lors d’un syndrome de la page blanche, de comment il a galéré pour écrire ses histoires. Sérieusement, c’est son premier livre et il commence comme ça, XD Mais bon, je suppose que ça partira en live dans quelques pages… Le petit détail qui est quand même de taille est que cet écrivain-là à plus du looseur, alors que notre Davy est très famille et ne doit pas avoir forcément le même point de vue…? Et surtout, cette fois, c’est une madame. Allez arrêtons de faire les psychologues du dimanche pour refaire plouf-plouf dans le texte ! C’est assez désolant de voir ce personnage tellement enlisé dans un monde de travail qui est, comme celui de tout le monde, chiant, qu’il, enfin qu’elle, ne peux plus en sortir. Est-ce tiré d’une expérience personnelle ? La société dans laquelle nous sommes laisse peu de place au développement intérieur et professionnel, je ne vous apprends rien. La vision de cette femme par rapport au développement du web peut être sujette à polémique, mais est très réaliste, quoique pessimiste. Une fois encore les monologues tiennent une place importante, ce qui nous donne de bons sujets de débats sur des choses dont on n’aurait pas forcément réfléchi. Notre technologie renverse notre philosophie par rapport au temps et aux gens, nous sommes en perpétuelle évolution, peut-être trop rapide, par exemple. Cette femme se plaint beaucoup, tout de même, mais nous sommes très mal placés pour dire ça, après tout nous sommes tous les jours confrontés à des tâches pesantes. Et puis, quand la routine fait place à l’inconnu…

Les références au printemps ne sont pas nombreuses, en même temps ce n’est pas exactement une saison en soit : il pleut de la neige fondue, il y a du vent… C’est assez intermédiaire, exactement ce qui nous faut pour se préparer au final. Si ce n’était qu’on ne sent pas beaucoup la patte féminine qui pourrait faire de ce garçon manqué une Bridget Jones, je dirais que le cara-design est impeccable. Perso, je m’y retrouve : la vie de célibataire endurcie qui quitte son rythme métro-boulot-dodo pour ce vautrer devant un film, mais oui, que faisons-nous de nos vies ? Réagissons ! Comment, car il y a bien un moment où vous vous êtes questionnés sur l’aspect concret d’une telle aventure ? Avez-vous eu ce que vous cherchez, ou du moins un pâle reflet ? Écrire un livre n’est pas à la portée de tous, surtout lorsqu’on délaisse son dreamland pendant des années. Dis-nous, ô grand Artero, nous sommes tout ouïs ! Comment ça, ça se finira mal ? Oui, mais, l’aventure en vaut elle la peine, aurions-nous eu des regrets de ne pas la tenter ? Bah, le tout c’est de se lancer, comme dirait l’autre ! Au risque de me répéter, si certains diraient que les pensées vagabondes ne sont que parasites et empêchent la concentration que l’on donne plus volontiers à la trame principale, elles sont supers pour le développement ! Nous voyons se dérouler la suite des événements à partir du chapitre deux. Quand la femme de la ville, en ayant envie de se couper du monde et de la technologie qui l’entourent, part comme ça, seule et sur un coup de tête, en forêt. Ce n’est pas très sensé, vu comme ça.

Le climat de la nouvelle reprend celui de l’autre. Dans la seconde, c’est un étrange homme qui secourt un conducteur ayant eu un accident de la route. Dans celle-ci, c’est un gardien des eaux et forêt qui invite avec un peu d’insistance une femme n’osant pas dire non dans son chalet. S’agit-il de la même forêt, ou de la même personne, sinon ont-ils la malveillance en point commun ? Il n’y a rien de rassurant là-dedans. Encore, quand on est perdu dans nos pensées ou à fond dans un objectif on n’est plus sur nos gardes, et tout peut arriver, pas forcément en bien. Espérons que notre écrivain du dimanche ne soit pas aussi naïve et peu débrouillarde qu’elle en a l’air. J’en ai parfois marre de la violence, car parfois ça me révulse, dans les commentaires et la logique. Depuis le début de la lecture, même si c’est gore, je ne suis pas choqué en mal, elle n’est pas gratuite de la même façon, c’est plus doux, plus personnel. Là aussi, le contraste ville-nature est accentué, plus dans le style de la première, c’est un mélange des deux, à savoir si elle sera psychologique à son tour. Enfin, s’il y a quelque chose à apprendre ici, c’est que rien ne se passe forcément comme on l’imagine, alors qui est le méchant ?

« Et était-ce vraiment lui ? Et si oui, s’il m’avait vu, que pouvait-il bien se passer ? »

Il va bientôt falloir que je me taise, pour que vous rentabilisiez votre hypothétique achat du livre… Ce que je n’ai pas aimé dans ce texte est la façon de voir dans cette femme une seule envie de romance, et par la suite de sexe, car ça donne un goût de déjà vu. C’est vrai, on y passe toujours quand un homme incarne une femme, et non l’inverse (mais ça, c’est plus que personnel). Après je ne suis pas contre un excès de douceur avant la brutalité. Et puis, on ne sait jamais qu’elle serait les réactions des gens. Enfin, pour finir, cette histoire est très imagée et malheureusement trop inspirée par Stephen King. On pourrait critiquer le fait qu’un narrateur interne, pour la scène finale, n’est pas forcément facile, car les qualités se retournent contre l’auteur pour le réalisme. Ce n’est pas la mieux faite, elle se conclut trop rapidement, on ne sent pas que l’écrivain était très à l’aise pour la fin.

Été, « Reprise »

ou portrait d’un psychopathe

« Come break me down

Bury me, bury me

I am finished with you

Look in my eyes

You’re killing me, killing me

All I wanted was you »

‘The Kill’ – 30 Seconds to Mars

 

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Summer is coming, ainsi que la dernière histoire ! Cette année à l’air un peu étrange, passer les saisons froides jusqu’aux plus chaudes, c’est clair qu’on attend une fin bien surchauffée. Tout commence avec un homme attaché et dans l’incapacité d’utiliser ses cinq sens dans un endroit qui nous est inconnu, la magie du narrateur interne. L’intro est agréablement bien rédigée, c’est une bonne façon de nous mettre au cœur de l’action, de plus, par l’inaction du personnage, c’est un très bon contraste. Vient ensuite le flashback quand il essaie de se remémorer les détails de sa journée. Étant psychologue il tente de retrouver la mémoire et le calme de façon pragmatique, c’est donc cette énigme qui se pose à nous : qu’à t’il bien pu lui arriver. Il y a pas à dire, le métier de psy est assez dangereux, reviendrait’il a la mode ? C’est un récit à deux voies, cette fois, pour épaissir le mystère. D’un côté le psy en mode confiné, et de l’autre une sorte de psychopathe que je n’aimerais pas avoir en entretien (savez-vous qu’on en croise sept en moyenne chaque jour ? Sans qu’ils passent forcément à l’acte, bien sûr). C’est à ce moment-là qu’on comprend mieux ce qu’est le fils conducteur du livre, et on finit par douter et entrer dans le surréalisme. C’est pourquoi il est peut-être mieux de rester évasif… C’est quand tout se recoupe de la façon dont on s’y attend le moins qu’on voie le génie et la quantité de travail qu’il a fallu fournir. On se laisse fouler, c’est très perturbant ! Lisez, j’ai hâte de voir votre réaction. Quoique, en réfléchissant un peu… Bref, je suis comblé, c’était choquant, le voyage valait le coup.

« Jai Guru Deva Om » : toute gloire au maître divin

(mantra sanskrit repris par les Beatles)

Quatre Saisons est un mélange de style rock´n roll qui finit par se regrouper sous le thème de la nécrophilie. Il n’y a jamais beaucoup de personnages, ce qui n’est pas plus mal pour ces contextes souvent fermés, parfois même à huis clos. Ses textes pourraient avoir de bonnes et simples adaptations, qui feraient de l’effet. Cet auteur à un grand potentiel, comme je l’ai dit, espérons que quelqu’un le remarque. Il n’y a pas beaucoup d’améliorations à faire, peut être qu’il devrait s’essayer à d’autres styles de personnages et trouver quelque chose de plus profond à mettre sous la trame principale (quelques sujets faisant réfléchir). Il y a aussi quelques répétitions de mots, parfois, mais ce n’est pas gênant. J’aime son style très dynamique, c’est loin d’être une sinécure, certains passages le sont parfois chez les Tourments, il a un excellent niveau. C’est riche et agréable, sans répétitions, on se laisse aller. Jusqu’au moment où l’on se dit que rien n’est laissé au hasard…

 

Comment avez-vous réalisé ces quatre nouvelles, dans quel cadre ?

Quatre Saisons est le tout premier roman que j’ai couché sur papier. À l’époque je ne savais pas trop si j’allais parvenir à réaliser un long texte de bout en bout, et en même temps j’avais beaucoup d’idées que je voulais absolument inclure au récit, car je pensais que cela serait ma seule et unique tentative dans le domaine littéraire.

Le problème est que je ne voyais pas comment intégrer tout cela au sein d’un même récit sans que cela soit barbant pour le lecteur et fastidieux à écrire. J’essayais d’imaginer comment ferait tel ou tel auteur pour traiter le sujet, mais je ne voyais aucune solution convenable. Un peu désabusé, mais pas totalement abattu, je suis alors parti dans la rédaction d’une petite nouvelle. Et c’est au cours de l’écriture, en voyant où la nouvelle allait me mener et comment la narration était découpée, que j’ai trouvé la solution. Il ne fallait pas chercher à réaliser un long récit linéaire afin de coller au standard littéraire, il fallait mettre complètement de côté toute ma culture littéraire et le faire à ma manière, en abordant l’histoire sous différents points de vue. Une fois que ce postulat s’est imposé à moi, les différents morceaux du récit sont venus extrêmement vite.

Avez-vous eu des difficultés ou des facilités par endroits ?

Le plus difficile fut de faire quatre textes qui peuvent être lus comme de véritables nouvelles en tant que telles, avec chacune un protagoniste principal et une ambiance particulière, et en même temps, raconter une seule et même histoire lorsqu’on assemble les récits. Et comme cela n’était pas assez difficile comme cela, je voulais désarçonner le lecteur en lui faisant croire à une certaine linéarité et suite dans les évènements, en mettant des indices qui lui permettent, juste à la toute fin du livre, de comprendre le réel fil des évènements et de l’histoire dans sa globalité. Je cumulais les challenges en fait, mais comme je pensais que cela serait mon seul essai dans l’écriture, je voulais vraiment faire quelque chose d’original.

Comment cherchez-vous l’inspiration, comment développez-vous vos personnages, cadre, etc… ?

L’inspiration vient surtout quand on ne la cherche pas. Elle peut venir d’un geste banal du quotidien ou d’un évènement anodin que l’on a vécu dans sa journée, passé à la moulinette de son imagination quelque peu débordante, fertile ou déconcertante.

En fait, tout peut être prétexte à se retrouver dans un texte pour un écrivain. Que ce soit un acte, un individu, un lieu.

Nous accumulons les éléments, les mélangeons, et tentons de lier le tout dans une solution à peu près stable avant de la délivrer au lecteur.

Être romancier finalement c’est être un peu un chimiste !

Quel est le fils conducteur de ce livre ?

Je laisse soin au lecteur de trouver le fil conducteur de l’ouvrage Quatre Saisons. C’est justement un des éléments qui se doit d’être « deviné » par le lecteur. Je ne vais pas « spoiler » mes propres ouvrages !

Pourquoi l’horreur ?

Parce que j’ai toujours adoré lire des ouvrages dans ce genre. Lovecraft et King sont les piliers de ma culture fantastique littéraire, complétée par le cinéma d’horreur et de genre.

Je voulais au départ voir si j’étais capable de « terrifier » comme eux, et comme cela semble fonctionner, je continue !

 

Quelques critiques et interviews des collègues :

 

thebookedition.com

Comment avez-vous commencé votre art ?
Un jour où j’ai eu le courage de me remettre en question…

zonelivre.fr

Quant à ma véritable facette, c’est l’auteur qui est face à vous.

La facette cachée est celle qui pointe chaque jour sur son lieu de travail.

PS : Je ne suis pas le seul à faire des partenariats : leslecturesdelily.overblog.com

 

Au fait, on m’a parlé d’un film chinois s’appelant quatre saisons aussi et reprenant un peu votre principe, ça vous dit quelque chose ?

Pas du tout, mais je suis curieux de découvrir cela. Maintenant, mes ouvrages ont une structure assez cinématographique. Voir un de mes ouvrages adaptés sur grand (ou petit) écran serait très agréable.

Il faudrait que cela se fasse avec mon accord, bien entendu.

 

7_artero

Requiem, des Tourments :

http://www.editionsdestourments.fr/page/68433

Jingle Bells, une histoire de famille en peu de page, pour débuter le recueil, Fourniture, un cas marrant d’entretien avec son patron et de phantasmes qu’on assouvit. Une première avec un narrateur omniscient, pourtant il s’agit encore et toujours des monologues, cette fois-ci pour critiquer la société. Les caricatures du monde du travail sont décidément son fort, on sent l’écrivain polyvalent. Un autre penchant, le gore réaliste et la séance de torture. Lorsqu’on commence le livre normalement, par le commencement, ça fait mal ! (Pas d’intro, juste comme ça? Hum… Ce n’est pas très professionnel de la part de l’éditeur). Et, courtes nouvelles obligent, toutes les fins nous réservent une surprise ! C’est aussi le cas de Battement d’Ailes, qui se termine avec des mots que les fans de l’auteur n’auront aucun mal à reconnaître. Deux modes d’emploi du parfait psychopathe, pour tous les styles et formant l’atout majeur du livre. Requiem sera critiqué auteur par auteur, pour les Éditions des Tourments… to be continued.

Tous mes ouvrages sont dédiés aux lecteurs, à ceux qui me suivent depuis le début et ceux qui vont me découvrir prochainement.

Je souhaite continuer à les surprendre, et surtout leur donner de plus en plus de désagréables frissons… Rien que pour le plaisir de la lecture bien sûr !

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