Reportage Bloody Week End By Poulpy et Albertine Crowley Part 5

Le Bloody Week End, cinquième édition

Par Poulpy et Albertine Crowley

Partie 5

5. Les exposants

L’année dernière, j’avais déjà rencontré bon nombre d’exposants de tout style, dont certains sont revenus cette année encore. Parmi eux se trouvaient : Freaky Pink, des créations mode artisanales

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; Les Échos du Rock, disquaire local ; Mémorabiliacards, un vendeur de cartes de collections ; La librairie des Papiers Bavards, et aussi :

Artus Films, un éditeur de vieux films/nanars oubliés ; Videotopsie, un fanzine de cinéma gore et horrifique ; Ripley-Riddick, créateur de figurines ; Ragoût Dévié, dont les sculptures métalliques étaient exposées.

Et puis d’impressionnants maquilleurs et accessoiristes dont l’école Métamorphoses, Sanguine FX, Jeremy Lebrun et Tatiana Simmen de Tat-Création, ou Nicolas Fournelle. Sans oublier la thanatopractrice Joelle Cougoureux et ses poupées.

Certains s’étaient même fait interviewer, comme Trash, Le Carnoplaste, L’Atelier Mosesu ou la Sirian Legion (plus d’informations sur ces sites).

Alain Leroy présentait sa collection pour la seconde année consécutive. Je n’ai pas eu le temps de voir ses réalisations l’an dernier ni de lui parler…

J’avais aussi rencontré Christine Vilhelm, dont un de ses livres est paru aux éditions Luciférines (le nouveau partenaire de la Taverne), que j’ai bien sûr salué de nouveau (et dont l’interview est disponible dans la troisième partie de cet article), et au passage cette année j’ai également discuté avec Corinne Philippe, une auteure des Éditions des Tourments chez qui nous avions entretenu un partenariat assez productif il y a quelques mois et dont le livre Les Sanglots du Diable a été chroniqué par mes soins. J’en profite pour vous révéler que Monsieur Nain a lui aussi une chronique littéraire en projet pour Luciférine, le monde est de plus en plus petit !

J’ai aussi vu quelques têtes connues de nains, partenaires ou non, tels que celle d’Okiko, de Ciel Rouge de l’Atelier de Maitre Hobbit, King Collector, des Artistes Fous, de la Clef d’Argent

Mais je vais laisser la place à d’autres personnes. Re-voici les liens de mon reportage de l’an dernier : la partie1, partie2, partie3, partie4, partie5 et partie6 (oui, je sais…).

01_brain(une partie du stand de Figurenwerkstatt Ruland)

La buvette, cet endroit où nos ventres se font gentiment surprendre par tout le bon mangé. Ce haut lieu de rencontres si prolifiques pour nous, journalistes en quête de scoops. Là, j’ai rencontré les gentils messieurs d’Artus Films et du Chat Qui Fume, des distributeurs de DVD étranges. On a passé une bonne soirée !

Artus Films :

Artus Films est né en 2005. Nous avons voulu exhumer sur support DVD les films rares de genre. Fantastique, historique, horreur, épouvante, érotique… Que nous rêvions de voir sur nos étagères, comme personne ne s’y collait on l’a fait nous même.

Quels sont les films que vous sortez ?

Nous sommes spécialisés dans le film de genre, le film populaire, le cinéma Bis. On fait aussi du western, américain et italien, de la science-fiction… Nous débutons une collection de fumetti (un style de BD italienne en petit format) avec pas mal de super héros. Nous avons commencé avec Satanik, une voleuse style Cat´s Eye en plus rétro, Superargo contre Diabolicus, le super héros en collant super moulant avec un masque génial contre le méchant qui veux dominer le monde. Et Crinima, plus Le Retour de Criminal, un diptyque sur un génie du mal habillé en costume de squelette et qui allait voler les riches propriétaires de tableaux, de bijoux, comme Fantomas en version pop-gadget.

Comment faites-vous votre choix parmi tous ces films ?

On prend ceux que l’on connaît de réputation, ou alors ceux que l’on a trouvé intéressants en regardant l’histoire ou la couverture dans un magazine. Après, nous recherchons l’endroit où se trouve ce film, on achète les droits et on le sort en DVD. Et nous faisons toujours des bonus avec.

Ces bobines ne sont pas trop difficiles à trouver ?

Si, certains films sont très difficiles à trouver, il faut chercher les ayants droit. Des fois ils nous vendent les droits, mais n’ont pas de copie, de matériel, alors il faut trouver en parallèle une copie en bon état dans les cinémathèques ou dans des réseaux de collectionneurs privés.

Comment pouvons-nous nous les procurer ?

Nous distribuons chez quelques magasins spécialisés, mais c’est de plus en plus rare, sinon on a un site internet, http://www.artusfilms.com, et puis on nous trouve sur Amazon et dans quelques boutiques indépendantes comme Metaluna à Paris, Hors-Circuit…

C’est votre troisième fois au Bloody, qu’est ce qui vous y fait revenir ?

C’est un peu des vacances pour nous, l’occasion de revoir des amis et le public. C’est sympa parce que nous ne connaissons pas nos clients et les voir est toujours agréable, ça fait plaisir.

02_artus(le stand d’Artus films)

Le Chat Qui Fume :

Le Chat Qui Fume est une société qui, comme Artus, à neuf ans d’existence. On s’est arrêté pendant deux ans, parce qu’on avait ras le bol. Nous sommes deux à la gérer. Nous nous sommes rencontrés via internet, et lorsqu’on s’est rencontrés on a fumé un gros joint et on a fait des DVD. Il y a trente-sept titres au compteur pour l’instant, on a aussi produit un film d’horreur à Montpelier et un documentaire.

Donc vous n’êtes pas que distributeur de « nanar » ?

Non, mais nous avons arrêtés la production, ça rapportait peu. Nous faisons ça par passion donc nous ne nous payons pas et si on trouve un peu d’argent on en profite pour faire des projets, comme notre nouveau documentaire en préparation. Nous avons plein d’idées pour le futur.

Quels sont les films que vous sortez ?

À la base nous faisions plus dans l’horreur, mais on sort dans notre catalogue des films gays, érotiques, français, de la comédie musicale, de l’exploitation, on fais des films philippins… Donc on n’a pas vraiment un genre particulier, on aime en changer assez régulièrement pour que les gens soient toujours étonnés. Et vous pouvez commander nos films partout, par notre site, , ou par Amazon ou la Fnac.

Qu’est-ce qui vous a fait vous installer sur le Bloody ?

Nous devions déjà venir il y a un an, mais comme nous avions arrêté ce n’était plus possible. Nous connaissions déjà Loïc via Facebook et il nous disait à chaque fois de venir, ce que nous avons fait parce que ce qui est vraiment intéressant c’est de rencontrer les gens, comme ceux qui font les bonus. J’aime vraiment échanger des avis avec les gens, et pour nous il est très important d’aller dans des festivals comme le Bloody.

03_chat(le stand du Chat Qui Fume)

Près d’eux se trouvait l’habituel stand de Vidéotopsie qui avait une particularité très appréciable cette année :

Je suis David Didelo, je suis le fan-éditeur du fanzine Videotopsie spécialisé dans le cinéma d’horreur et le cinéma bis. Je viens de sortir un livre qui s’appel Gore, Dissection d’une Collection édité par Artus Film et consacré à la mythique et défunte collection Gore de Fleuve Noir. J’ai retracé toutes les critiques de ses livres, les auteurs, les articles… Le responsable du Carnoplaste, Robert Darvel (voir l’article de l’année précédente), c’est chargé de la maquette et ce projet est aussi en partenariat avec Trash (//), puisque deux des responsables de cette édition ont écrit quelques chapitres et chroniques, j’en suis très content, car ils se revendiquent comme les continuateurs la cette collection. C’est mon premier livre en parallèle au fanzine.

Videotopsie date de 1993, mais j’avais arrêté pendant dix ans, ce qui explique qu’on en soit qu’au numéro quatorze. À chaque numéro il y a un film en particulier qui est autopsié et qui a un gros dossier rempli de critiques et parfois d’interviews. Il sort une fois par an ce qui me laisse le temps de développer chaque numéro. À part cela je fais aussi des bonus DVD, dont un pour Artus et pour le Crocofilm, puis je vais sortir un autre livre avec deux camarades sur le cinéma bis. http://videotopsie.blogspot.fr/

 

Qu’est-ce que la collection Gore ?

C’est une collection Fleuve Noir dont le premier numéro est sorti en avril 1985 encrée dans les années quatre-vingt et qui en est très symbolique. Il y a eu cent vingt titres, dont de vieux hors-série, le rythme de parution était de deux romans par mois. On y trouve des auteurs qui sont restés méconnus, d’autres reconnus, comme Jean-Pierre Andrevon (voir l’interview de l’an dernier), Pierre Peulon, Jean Mazarin, etc. C’étaient des romans transgressifs sanglants et érotiques qui brisaient tous les tabous de l’époque. Les couvertures sont restées mythiques, il y avait des illustrateurs au style très agressif qui surprenait parmi les étals des librairies à tel point que l’on peut se demander si aujourd’hui elle pourrait avoir la même diffusion.

04_videotospie(le stand de Videotospie)

Il est vrai que lorsque l’on touche un public bien spécifique, il n’est pas rare de trouver la même bande de potes : le Carnoplaste, Trash, Vidéotopsie, Arthus, le Chat Qui Fume… Sur un seul festival. Ils sont les habitués attendus par beaucoup et forment un pôle de commerçants assez conséquent. Perso, j’aime vraiment y faire mes emplettes. Question vendeur de DVD, il y avait une autre table, celle de Uncut Movies qui a édité deux films que j’adore : Unknown Beyond et Colour From the Dark, cités lors de l’article spécial Halloween sur la Taverne.

Toujours dans les éditeurs, Zeno Pictures à qui nous devons la projection de Maniac Nurses le samedi soir, est tout droit venu de Belgique pour nous présenter leur stand. Eux aussi sont loin d’être des quéquets :

Zeno Pictures a été fondée en 2006 par son PDG, Gino Van Hecke, un grand fan de cinéma qui a commencé à éditer ses films en 1993. Il a aussi travaillé dans une vidéothèque avant d’assister au Festival de Cannes pour la première fois en 2004, et à l’American Film Market de Los Angeles, l’European Film Market de Berlin et le Marché du Film de Hong Kong. En 2006 il a publié son premier film dans le Benelux, The Tigrer Blade, qui l’a amené à créer sa propre entreprise, Zeno Pictures. Depuis Zeno Pictures a publié non seulement un grand nombre de films cultes (presque) oubliés, mais aussi d’autres hits du monde entier (traduction depuis le site).

Dans les magasins, à part chez Ma Seance dvd et Les Échos du Rock (un magasin d’Kingersheim dans le Haut-Rhin), il y avait peu d’autres ventres de films. Je vais vous lister les quelques magasins présents :

Je n’ai donc pas encore mentionné Hollywood Store, un grossiste allemand vraiment impressionnant. Je m’attendais à trouver plus de goodies qu’autre chose, mais ce n’était pas du tout cela. Il y avait des pans de murs dédiés aux dédicaces d’acteurs, dont de super connus, tels que Sir Christopher Lee ou Andy Serkis ! Et puis des morceaux de pellicules, dont celles de Evil Dead, Halloween… Quand je me suis demandé comment un tel stock était possible, ils ont dit qu’ils faisaient partie des organisateurs de Weekend of Horrors, un énorme festival du film horrifique qui se situe en Allemagne, le plus grand d’Europe. En effet, ça explique des choses !

05_uncut(le stand d’Uncut Movies)

Et Gazoline, un magasin que l’on ne s’attend pas à voir à Montbéliard puisqu’on y trouve des T-shirts et accessoires provenant de films et séries, plus des fringues « Rock & Roll, zombies, tête-de-mort… » Leur spécialité reste ces dernières : ils avaient plusieurs formats de tête pour tout type d’utilisations, ce stand était énorme. Un peu plus fille, Gears of Time est un créateur de bijoux geek, gothique et steampunk qui vend des bagues assez ahurissantes.

Le stand de Freaks Factory fait partit de mes coups de coeur du moment étant donné que la mode des freaks s’est fait abandonner. Ils vendaient des décorations et des accessoires steampunk, dieselpunk, héroïc fantasy et horreur, en se baladant dans de très beaux cosplays. En ce moment ils font la promo pour leur soirée anniversaire qui aura lieu à Lyon le 19 juin, Le Cabinet de l’Étrange, qui comportera un freakshow, des performances, des animations, des concerts et un cabinet de l’étrange. Ce programme est tentant…

Crazy Inside, une nouvelle marque de vêtement un peu barré vendait ses hauts aux très beaux motifs, « inspirées par l’univers du tatouage old school, rock, zombie, pin up ». Ces graphs sont signés Jean Linnhoff, un graphiste que j’apprécie énormément, donc elles valent le détour :

Nouvelle marque de vêtement inspirée par l’univers du tatouage old school, rock, zombie, pin up, elle a été créée par Nathalie Zussy et Christian Zussy, les designs ont été mûrement réfléchis et travaillés avec le talentueux illustrateur Jean Linnhoff. La collection se compose de t-shirt, débardeurs imprimés en qualité numérique, l’encre étant imprimée directement dans la fibre du textile, le visuel ne se craquellera jamais.

 

06_freaks(le stand de Freaks Factory)

 

Ce qui me fait passer à Ultra Trash : Poulpy, ne connaissant aucun mot d’Allemand, a été très content de trouver une traductrice assez gentille pour retranscrire ce que disaient les artistes de ce stand qui vendait des Tshirts assez particuliers, aux motifs d’affiches de films inconnus.

L’un d’entre eux, Florian, a fait des études de typographie et, étant donné sa passion pour les films, il a pu rencontrer quelqu’un qui cherchait un graphiste afin de représenter des images tirées des fakes movies qu’il imaginait. Ils réfléchissent donc sur le titre du film qu’ils veulent illustrer et sortent des images en rapport avec lui dans un style Grindhouse. Étant donné qu’ils sont tout les deux passionnés, les résultats sont super, et puis ils rajoutent aussi des éléments photographiques afin de donner plus d’effets. Il y a deux séries de Tshirts dont une est réversible, ce qui fait qu’il y a une image à l’intérieur. Vous pouvez vous les procurer sur leur site où dans d’autres festivals européens si vous les croisez. En tout cas, ils étaient parfaitement dans le thème du Bloody.

Les Illustrateurs :

J’ai découvert deux illustrateurs, Makowh, qui travail dans le Fantastique en faisant plus dans le traditionnel, tout en illustrant et écrivant des livres en free-lance, et Adélaïde, qui a illustré une BD, Le Talisman des Midolcans et qui aime surtout dessiner des animaux. Tous deux sont dans le graphisme depuis deux ans et sont à la recherche d’un éditeur, tout en faisant leur promo lors de salon. Diplômés d’Émile Cole, ils m’ont un peu présenté leur travail :

Makowh : J’aime le Fantastique, que ce soit sous la forme de contes ou fables animées pour enfant, de la fantasy, de la science-fiction et de l’horreur. J’aime l’hérétique noire à la Lovecraft, Baudelaire, Edgar Poe, etc. Je suis aussi ouvert aux comics et aux manga. Je travaille beaucoup au crayon blanc sur du papier noir, car j’arrive mieux à capter la lumière en partant d’une base sombre, j’utilise essentiellement du crayon de couleur, puis je fais mes retouches sur Photoshop.

Adélaïde : J’utilise pas mal d’outils, tout en préférant les techniques sèches au crayon, je fais un peu d’aquarelle et de gouache et m’essaie à la couleur. J’aime faire des scènes avec des animaux, surtout les chats, avec des thèmes Fantastique, aussi.

Makowh : J’aime beaucoup raconter des histoires et je me suis vite rendu compte qu’en les dessinant cela leur donnait une existence sans que je sois là pour les raconter. C’est assez étonnant de voir comment les gens réinterprètent ce qu’on leur montre.

Adélaïde : J’ai énormément fait d’illustrations jeunesse et de livres pour enfants, comme La Nuit Tout les Chats Sont Gris, qui regroupe plusieurs portraits de chats, j’ai d’autres projets du même genre, dont un avec des chiens, qui sont en préparation.

Makowh : Pour ma part, j’ai bossé dans un collectif appelé La Plus Grande BD du Monde et illustré un hors-série du Progrès, 40 Faits Divers Extraordinaires. En individuel j’ai fait un conte avec des marmottes qui partent à la recherche de l’hiver que j’essaie d’éditer depuis deux ans. Avec un auteur, j’ai en projet une histoire d’amour entre une crevette et un oignon.

 

07_dessins(le stand de Makowh et Adélaïde)

Le site de Makowh et celui d’Adélaïde.

Quand je leur ai demandé ce qu’ils aimaient au Bloody Week-end ils m’ont expliqué que c’était le fait que ce soit une manifestation de culture habituellement cachée et underground qui cible un public qu’ils apprécient, et aussi pour le fait que les stands soient très diversifiés. Il est en effet très rare de voir des illustrateurs à côté de prothésistes, maquilleurs, écrivains, réalisateurs et éditeurs. Un tel rassemblement est en effet très apprécié par bien des personnes.

Mina et Deuf sont peintres et illustrateurs autodidactes. Ils bossent ensemble depuis déjà quelque temps, leurs réalisations communes sont sur le site Poils de Martre où ils proposent des réalisations sur mesure et vous présentes leurs projets. C’était leur première fois au Bloody et ils ne trouvaient pas plus mal de côtoyer un univers qui les changeait. Je me suis tenu au courant de leurs créations, qu’ils présentaient en démonstration, ainsi que de leur CV de graphistes :

Deuf : Cela fait vingt-deux ans que je dessine, j’ai eu un parcourt assez sinueux : j’ai fait du graffiti, de la bande dessinée, des illustrations en touchant à toutes les techniques. Nous nous ciblons maintenant sur la peinture sur toile, avec des personnages que l’on aime en acrylique…

Mina : Nous nous sommes rencontrés lors d’un travail et comme nous aimons les mêmes univers on a décidé de nous lancer ensemble dans la peinture. Nous faisons beaucoup de créations, participons à des salons et à des expositions, nous faisons ce que l’on aime.

Deuf : Ça passe par le Fantastique, le dessin animé, l’animation, les films, on est ouvert à tous les styles.

Mina : On présente beaucoup nos fanarts pendant les salons, car c’est ce qui plait aux gens, mais dans notre atelier nous faisons des choses plus personnelles.

Deuf : On essaye d’avoir un style très personnel, il y a beaucoup d’impacts dans nos toiles, et on fait beaucoup de recherches sur les visuels, les couleurs, l’ambiance. Du coup on travaille beaucoup sur fond noir, avec de la bombe blanche, de la coulure, ça ressort bien.

Mina : Nous allons dans de nombreux festivals dans toute la France, tournés sur le manga surtout, pour pouvoir discuter avec les gens, c’est pour cela que nous aimons les festivals comme celui-ci qui est très convivial.

 

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(le stand d’Okiko)

Ils font aussi une petite dédicace aux cuistots, car c’est rare d’aussi bien manger lors d’un salon sans que ce soit trop cher ! Ils remercient donc le staff et les bénévoles, au passage, de les avoir invités et espèrent revenir l’an prochain.

À côté d’Okiko bossait Yann Vaugne un fresquiste bossant à la bombe sur des reprises de couvertures spécialement pour le Bloody, mais est plus spécialisé dans le graffiti. Il y avait également une exposition de peintures numériques de Gwen Vibancos, dont les dessins sont époustouflants. Il a illustré plusieurs couvertures de romans pour la collection Imaginarium de l’Ivre Book, des pochettes pour les groupes Scarecrow, Zuul FX, Rufus Bellefleur et d’autres encore. Il travaille aussi pour le cinéma afin de designer des personnages, créatures, mechas, paysages et posters. Il se spécialise dans la SF, la fantasy et l’illustration pour certains magazines et autres particuliers. Je regrette de ne pas l’avoir vu, car c’est quelqu’un de très intéressant qui a même réalisé l’affiche du Bloody :

Gwen Vibancos est un illustrateur freelance toulousain et Concept Artist pour le cinéma. Il est 100% autodidacte et officie à la fois dans le fantastique, la science-fiction, l’heroic fantasy, l’horreur, le post-apo, le steampunk, bref, tout ce qui est imaginaire et qui fait voyager.

 

Il commence sa carrière en 2009 par la bande-dessinée en étant publié dans 5 numéros du magazine PSIKOPAT où il dessine les planches, les colorise et écrit les gags lui-même, il a travaillé en tant que dessinateur/coloriste sur un projet BD avec le scénariste Guillaume Clavery et a collaboré avec Allan Goldman en étant chargé de mettre en couleur une de ses illustrations pour une couverture de magazine franco-brésilien…


A l’heure actuelle, il a mis de côté la BD pour un temps, et se focalise sur la peinture numérique. Le plus gros de son activité d’illustrateur réside dans la réalisation de pochettes d’albums de groupes. Il a déjà travaillé pour une vingtaine de groupes dans toute la France et commence à intéresser quelques groupes américains. Il réalise également des couvertures de roman ainsi que des affiches de Festival des affiches Live pour des groupes.

Depuis 2012 il travaille comme Concept Artist pour le cinéma, avec quelques collaborations dans le milieu du court-métrage Il aimerait approfondir la voie du Concept Art qui le passionne et travailler dans ce domaine pour l’industrie du jeux vidéos, jeux de rôles, jeux de cartes, long-métrages, séries, dessin-animés et films d’animations.

09_ragout(l’exposition de Ragout Dévié)

Les maquilleurs/prothésistes FX :

Je ne vous ai pas cité ces quelques stands très intéressants. Cette fois je n’ai pas tenu ma promesse d’interviewer les maquilleurs présents, car ils étaient tous plus ou moins occupés à balafrer les membres du staff comme les passants peu innocents…

Aurélia Gauthier réalisait un Balin super réaliste. Elle insérait des prothèses très poilues sur sa victime qui s’est ensuite promenée dans le festival sous un costume complet du personnage, avec les fourrures et tout… Même si à la fin il passait pour un nain zombie, il était vraiment réussi. Voici son Facebook personnel avec quelques photos. Domitille Charpine, elle aussi diplômée de l’école Métamorphose, proposait des prothèses et faux membres, François-Xavier Huet et Patrick Monier possédaient aussi un stand où l’on pouvait acheter leurs bustes, leurs prothèses et différents accessoires, des crânes, bien sûr, mais aussi des sculptures, des masques et d’autres curiosités. Phoenix Effect avait un stand surchargé par des figurines et autres dans un même style. Le plus cool était de voir la file des personnes prêtes à ce zombifier et la méthode qu’avait le maquilleur pour les grimer !

L’exposition de Figurenwerkstatt Ruland attirait du monde. Je n’avais jamais vu des conceptions de figurines taille réelles si réalistes ! Il y avait des réalisations très impressionnantes de la créature de Frankenstein et de quelques accessoires tirés des films. Il y avait également une belle momie, un homme invisible, des têtes destinées à l’achat si proches des originaux que cela faisait très peur : ils allaient même jusqu’à coller les cheveux ! Leur site est en allemand, mais vous pouvez voir les photos de leurs reproductions, que ce soit celles des grandes figures de tueurs en série, créatures, vampires et personnages peu sympathiques. Je suis triste de n’avoir pu communiquer avec eux…

10_phoenix(les maquillages de Phoenix Effect)

Les écrivains :

Le Bloody n’a jamais été qu’un festival du film de genre. Il regroupe un lot d’auteurs de plus en plus grand, ce qui doit fortement changer leurs visions par rapport aux salons du livre où ils vont. Bien sûr ici nous ne retrouvons pas le type d’écrivain habituel, à fond dans les histoires de villages ou dans les biographies d’ancêtre ! Ici les polars côtoient les histoires fantastiques, la fantasy et autres genres et sous-genres qui sortent fortement de l’ordinaire.

Parmi eux se trouvait Laetitia Reynders, auteure de romans fantastiques ou bit-lit éditée chez Gil ; Gabrielle Raphaelle Wolf (qui partageait son stand avec Francoise Grenier) est aussi dans le Fantastique, en plus horrifique ; Isabelle Haury, que je n’ai pas vue, est une nouvelliste et romancière dont les livres ont la mort pour thème ; Mélodie Lombardot, débute une trilogie Fantasy psychologique ; et Lorraine Dey reprenant également la psychologie, mais pour une trilogie Fantastique.

…Et aussi ses quelques personnes que j’ai interviewées par curiosité et, j’avoue, par coup de cœur. Je vais commencer par les auteurs de polars avec Manuel Bayeux et Jean-François Thiery :

Emelbé veut dire M.L.B. Initiales de ManueL Bayeux et de sa marque de sponsor. C’est également le prénom de son personnage principal. Il le fait vivre dans ses livres et à présent il vit en lui. Une sorte de passager noir.Manuel Bayeux .

Je m’appelle Manuel Bayeux, j’ai trente-quatre ans et je suis de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais. Je suis écrivain depuis maintenant six ans, j’ai écrit huit livres, le prochain sort au mois d’octobre, ce sera Le Courant des Morts. Mon cinquième livre, Un Boulonnais au Dessus de Tout Soupçons, paru aux éditions Le Ver Galant, sera retranscrit pour en faire un film d’Emmanuel Lefèvre qui sortira fin décembre 2015 au cinéma.

Je reste essentiellement dans le thriller, car j’aime bien les tueurs en série, surtout les Américains, car ils ont d’autres méthodes par rapport aux Français. Je fais du faux avec du vrai et du vrai avec du faux, c’est-à-dire que je vais au commissariat pour demander une histoire de meurtre afin de retranscrire certaines idées et de manipuler le lecteur. Je m’accorde aussi de voir des médecins légistes, dont Bérangère Soustre de Condat Rabourdin et mon ami Franck Thillier qui écrit aussi ses livres comme Atomka et Puzzle. Je vais voir des avocats spécialisés dans les crimes et je me renseigne sur les meurtres en série en France.

 

11_bayeux(le stand de Manuel Bayeux)

 

J’ai été pompier pendant dix ans, quand j’en ai eu marre je suis retourné dans la vie civile, j’ai passé le concours d’aide soignant en écrivant un dossier de communication sur un patient en psychiatrie. Faire des recherches m’a plu et pour déconner j’ai écrit une histoire. Les gens ont bien aimé, j’ai écrit un deuxième livre, et ainsi de suite. De là est venue ma passion pour l’écriture qui me fait vivre depuis deux ans.

L’ambiance de mes livres est souvent morbide, mais je fais aussi de l’humour noir. Je me mets à la place du lecteur, car le but d’un thriller n’est pas de rire, il faut qu’il y ait du suspense, des personnes qui se fasse découper, dépecer, dont on ne retrouve pas le cadavre… C’est un jeu d’aventure et aussi un jeu de piste parce que j’utilise mon parcours dans la région du 61-62 pour qu’ils puissent le refaire eux même comme meurtrier ou la police.

Franck Thillier est la personne que j’ai prise comme modèle et ce que j’aime surtout c’est comprendre la façon de devenir meurtrier. Chez moi j’ai accroché des photos de tueurs en série pour me rappeler leurs meurtres et tenter de me mettre à leur place. J’étudie aussi les procédures de justice et j’accompagne la police sur les scènes de crime pour les regarder travailler.

Mon premier livre, Les Âmes Damnés, est une fiction entre rêve et réalité, un homme qui confond sa vie avec ses rêves, le deuxième, Un Témoin en Série, est un thriller psychologique, le troisième, un roman d’amour et le quatrième un conte pour enfants. Je ne cherchais pas à savoir dans quel style m’implanter, mais je voulais toucher plus de lecteurs. Des enfants ont même mis en scène ce dernier roman en pièce de théâtre et j’ai été bluffé au point d’en arriver aux larmes ! Je n’imaginais pas voir cela un jour, tout est tombé d’un coup et c’est magnifique.

Le film adapté de mon roman sera tourné par chez moi avec des acteurs parisiens. C’est l’histoire d’un homme qui se réveille chez lui et qui voit sa maison pleine de sang, et qui ne trouve aucune trace de sa famille. Il va donc au commissariat et, pour ne pas se faire suspecter, va faire semblant d’être un écrivain en manque d’inspiration. Il enquêtera sur la disparition de sa famille en même temps que la police. L’an prochain je finirai ma trilogie Meurtres en Série au Salon du Livre de Cougar-Branche.

J’ai eu cinq ans difficiles, où j’ai eu pas mal de refus de maisons d’édition, c’était rude, certaines critiques n’aiment vraiment pas mes livres et ne s’en cachent pas, mais je n’ai pas baissé les bras et à présent je suis tout le temps pris. Je vais à énormément de salons, dont le Bloody Week-end !

 

12_thierry(le stand de Jean-François Thierry)

Le blog de Jean-François Thiery.

Bonjour, Jean-François Thiery, je suis auteur, je fais essentiellement du polar et du thriller. Mon dernier livre s’appelle Le Contrat Magellan où je parle d’une informaticienne qui est tueuse à gages. Je suis au Bloody Weekend pour la deuxième année, j’apprécie beaucoup cette manifestation, on voie se côtoyer toutes sortes de gens, c’est vraiment sympathique, je reviendrais très certainement l’année prochaine.

Je suis informaticien et auteur par passion, je m’inspire beaucoup de mes connaissances lorsque j’écris. J’en suis à mon neuvième livre, depuis 2009. En ce moment j’écris la suite de mes premiers livres qui parlent d’un groupe d’enquêteurs un peu excentriques, ce sont des gens très torturés.

Je vais chercher l’inspiration autour de moi, dans l’actualité, mais j’évite de placer des personnages réels dans mes livres. J’ai commencé à écrire en faisant des concours de nouvelles, que j’ai publiées avant de commencer à faire des récits plus longs, car en France cela se vend beaucoup mieux. J’ai eu quatre éditeurs et en ce moment je bosse avec Ex Æquo.

J’aime développer la psychologie de mes personnages, c’est quelque chose que j’ai étudié. Je ne suis pas le seul à creuser dans ce domaine, mais c’est ce qui me plaît. L’écrit est quelque chose de fondamental qui enrichit plus que n’importe quel art, il n’y a pas de sous-littérature, il faut lire.

J’ai rencontré un zombie qui se décomposait devant une pile de livres, c’est cool ! C’est la première fois que j’en croise un en vrai.

Bonjour, je suis Orcus Morrigan, zombie. J’étais agent de sécurité dans le World Trade Center le jour du onze septembre. Comme à peu près trois mille autres personnes, je me suis pris un Boeing sur le coin de la tête, et je suis mort. J’ai ressuscité trois jours plus tard sur la table d’autopsie du médecin légiste, rappelé à la vie de mort-vivant par une entité qui avait besoin de moi pour une mission punitive.

 

13_gillio(le stand de Maxime Gillio)

Ça fait quoi d’être un zombie ?

Au début j’y ai pas cru, franchement, pour moi les zombies était ce que l’on voyait à la télé, donc j’ai dû accepter ce fait et découvrir que la vie de zombie n’est pas comme ce que l’on décris dans les films. Je suis un zombie intelligent, ce qui est quand même assez rare, donc j’avais le choix de continuer à vivre ma non-vie, ou de mourir pour de vrai, mais je préfère être un zombie sanguinaire que de claquer une deuxième fois.

Vous n’avez pas de problèmes pour gérer vos relations sociales ?

Un peu, il y a deux catégories de zombies : ceux qui sont sales et qui sont totalement décérébrés, qu’on envoie pour faire diversion. Sinon dans l’ombre, il y a ceux qui sont beaucoup plus dangereux parce qu’ils sont intelligents. Un zombie qui traine la patte vous le voyez arriver à cent mètres, vous avez le temps de vous tirer, un lieutenant zombie, si vous ne l’entendez pas arriver c’est parce que vous êtes déjà mort.

Chaque personne a en lui un degré de méchanceté plus ou moins important. Notre but est de buter les pires salopards parce qu’on rapporte des points à notre employeur. Ma première mission était de tuer les vrais responsables du onze septembre. On a perdu beaucoup de zombies, faits face aux services secrets et aux forces spéciales, mon intelligence de zombie a pris le dessus parce que ma première mission fut un succès.

Quelle sera votre prochaine mission ?

J’attends un peu que mon employeur se manifeste, j’ai quand même droit à un repos bien attendu parce que j’ai quand même buté deux/trois dictateurs et présidents des États-Unis. Il faut que je me régénère, je suis en putréfaction quand même.

Mais que fait un zombie comme vous dans un festival comme celui-ci ?

C’est ma première sortie en France donc le Bloody Weekend, comme son nom l’indique, était prédisposé à m’accueillir. Je suis venu montrer mes mémoires qui viennent d’êtres publiés. Cette première aventure, Manhattan Carnage sortie chez les éditions Mosesu est bien aimée ici, les gens sont assez barrés, ils aiment bien avoir un zombie qui sort de l’ordinaire, je titille la curiosité.

 

C’est un roman d’initiation ! Ma vie, mon œuvre, en tant que zombie.

Il y a beaucoup d’idées reçues sur les zombies, notamment celle qui dit qu’il faut les touchers à la tête pour qu’ils meurent. Un cadavre n’a pas de cerveau, donc ça ne lui fera rien. C’est une méthode de non-vie en société. On apprend par exemple que les zombies ont encore une sexualité, ce qui est un peu embêtant. J’explique sans retenue, sans limites, les pulsions d’un zombie. Vous savez, le sexe, la mort, Éros, Thanatos, tout ça… Ce n’est pas nouveau.

Vous faites beaucoup de victim… rencontres ?

Je croise parfois des zombies connus, Léonard de Vinci m’a filé un gros coup de main. Kennedy aussi, à son corps défendant. La première chose que j’ai apprise c’est que la société zombie, c’est comme la société humaine, mais en pire. J’ai un employeur, un devoir de rentabilité, des concurrents…

 

14_chipougnes(le stand de la Clef d’Argent et nos petites Chipougnes)

Il dit que si vous n’achetez pas ses livres vous aurez des surprises. Je ne me suis pas risqué à une morsure, si vous voulez faire pareil, www.atelier-mosesu.com. J’aime bien cette autobiographie, tout comme le blog de celui qui se tient derrière le zombie : Maxime Gillio ! Et puis, je vais clôturer par cette dernière interview d’un créateur d’univers de jeu de rôle qui accompagnait un graphiste, Mestr Tom, qui remballait au moment de mon dernier passage… Voici donc le joli blog de Tirodem et notre interview :

Je suis Christophe Gerrard, plus connu sous le nom de Tirodem dans le milieu rôliste. Je fais partie de l’association ForgeSonges, un studio de création qui met en relation les auteurs, illustrateurs, maquettistes et chefs de projet de jeu de rôle. La première production du studio était Les Ombres d’Esteren.

J’ai rejoint l’association en participant aux concours des Démiurges en Herbe, où il faut rédiger un jeu sous un thème et une limite de temps limité, ce qui a donné lieu à un recueil, et j’ai continué avec Mississippi, Tales of the Spooky South qui se passe dans les années vingt au sud des États-Unis, que je suis entre autres venu présenter ce weekend.

Mississippi se situe dans le Mississippi, en Louisiane et un peu dans Arkansas, dans des milieux marécageux et ensablés, en pleine période de ségrégation avec des restes de la guerre de Sécession et au début de la prohibition, avec l’interdiction de l’alcool et le début des trafics mafieux. Dans ces régions est apparu le blues, dont les premiers représentants connus, Robert et Tonny Johnson, disaient à qui voulait bien l’entendre qu’ils avaient vendu leur âme au diable à un carrefour pour apprendre la musique, comme c’est montré dans le film O’Brothers.

Le pacte avec le diable est quelque chose de très encré dans le folklore américain, et le voodoo est aussi très présent à cause de la traite des noirs qui a eu lieu quelques années plus tôt. Les personnages de Mississippi sont des vagabonds, des gens des rues, qui utilisent leur don musical issu du voodoo pour combattre le mal.

J’avais à la base proposé ce jeu lors d’un concours, mais le thème était trop éloigné. Il a été repêché par un éditeur de Lyon, Les Douze Singes, qui l’a proposé de redévelopper le jeu en version complète. Avant cela j’avais fait un jeu typé horreur et frisson contemporain façon Stephen King autoédité, Banshie, dans un style burlesque à la In Nomine Satanis en plus débridé et là je travaille sur un conte médiéval qui va sortir dans trois mois. Je vais aussi développer la suite de Mississippi.

J’aime bien la SF, mais ce qui me plais vraiment c’est ce que je développe pour un futur projet, c’est-à-dire prendre un cadre historique réel et fantasmer en rajoutant un peu de fiction. J’essaie de produire un maximum, à l’instinct, en couchant mes idées et en les réorganisant.

 

15_trash(le stand d’Ultra Trash)

Le reportage n’est pas fini ! Bientôt, nous vous retrouvons pour un énorme album photo et quelques bonus… Nous espérons que nous vous avons donné envie de découvrir le Bloody Weekend, et, pour plus d’information sur cet événement annuel, voici le site, bloodyweekend.fr, mais aussi un lien pour la page Facebook officielle.

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