Reportage Bloody Week End Part 1 by Poulpy et Albertine Crowley

le Bloody Week End, cinquième édition

 

Par Poulpy et Albertine Crowley

à la photo et aux corrections

 

00_cover

Partie 1

Ce qu’on a adoré dans le festival ? La proximité. Les invités, le staff, les stands… Tout ce monde dispo pour toutes sortes de conversations, du jamais vu. Et puis ces fans, ce mélange de goût et de couleur, se réunissant tous sous la bannière du cinéma Fantastique, et de l’étrange, dans une passion commune et avec cette envie de crier au monde : Yes, we can ! Le retour à la vie réelle était si douloureux après cela…

Cette fois, il y avait plus de personnes que l’an dernier, peut-être à cause du pont, mais ce n’est pas tout : le sondage public nous a révélé que nous n’étions pas les seuls à nous amuser sur place. Toutes sortes de personnes, que ce soit les cosplayers, les visiteurs passionnés, de passage, ou même les parents nous ont dit que ce festival est excellent ! Le choix des invités est étonnant pour un petit salon, qui est accessible facilement, et l’ambiance est très conviviale. Une personne a fortement insisté pour qu’il y ait un spécialiste des effets spéciaux l’an prochain, je fais passer cette requête.

Les diffusions, les stands, les conférences sont très diversifiés, les animations extérieures comme intérieures sont hyper cool et tous ceux qui n’en étaient qu’à leur première fois ont déjà envie de revenir. Mais tous n’étaient pas présents que pour l’amour du festival, des rencontres et des amitiés se sont créées tout au long du week-end et ça, c’est top. Voilà pour l’avis extérieur, et le nôtre. Petit bémol : le fait que certains organisateurs souhaitent que le Bloody soit de plus en plus familial, ça ce n’est pas apprécié par tout le monde, mettre les stands pour les enfants dehors, oui c’est bien, surtout que les activités sont très bien gérées, mais si le décor de Cannibal Holocaust doit se faire jeter à cause de ces têtes coupées, c’est triste ! À vous, je dis : cela n’arrivera pas, Loïc a confirmé !

Les six parties de l’article sur le Bloody Weekend, la quatrième session 2013, était déjà faites par mes soins et la troisième session, par Monsieur Nain. Voyez par vous-même le développement d’un petit festival qui ne tardera pas à faire partie des grands :

 

1_bloodyLa Filature, lieu d’exposition, vu d’en haut.

 

semaine speciale Bloody week-end partie 1

En passant il y a un truc qui m’a vraiment surpris : dans tous les festivals où je suis allé, un moment, il y aura quelqu’un pour se plaindre de l’organisation au niveau des stands, le staff n’est pas vraiment à l’écoute et il arrive souvent qu’il y ait des rixes. Et bien, vous savez quoi? Rien. Sérieux, que dalle! Tout le monde était content, souriant, et l’atmosphère… Je suis vraiment ravi, et surpris, de vous dire que c’est le meilleur festival auquel je me suis rendu. Bon, c’est sûr, je n’en ai pas fait beaucoup, c’était mon premier dans ce genre, mais je vous le conseille. Trust me, je ne suis pas un bleu, je sais reconnaître quand il y a eu la dose, niveau boulot. Mister Bugnon, I’ll be back.

 

semaine Bloody week-end reportage 2

Au cours de ces interviews, j’ai eu la chance de rencontrer Jean-Pierre Andrevon, et j’ai passé un bon moment avec lui. Je ne pense pas que j’aurais la chance de le revoir un jour, je n’oublierais jamais cet entretien vraiment enrichissant. J’ai du passé pour un abruti avec tous mes Whoah… C’est une personne que l’on aime vraiment écouter. Je me suis dit, il doit avoir de la bouteille ce monsieur, on ne peut pas mieux dire.

 

semaine Bloody week-end reportage 3

(de bonnes interviews d’auteurs et éditeurs)

 

semaine Bloody week-end reportage 4

…Encore une fois, Poulpy est impressionné. Chaque écrivain interviewé a toujours une vision et un passif différents qui se retrouve dans leur style, très différent à son tour, quel que soit le genre. Ça a été un honneur de pouvoir le rencontrer. C’est amusant, mais ce genre de constat se retrouve aussi chez les illustrateurs…

 

semaine Bloody week-end reportage 5

(d’autres rencontres de graphistes et artistes)

 

semaine Bloody week-end reportage 6

C’est triste de ne pas avoir pu parler aux réalisateurs et autres des films en compétition. En fait, l’an prochain si je suis encore d’article j’aimerais faire une sorte de suite complémentaire : la même chose, mais cette fois en interviewant le staff des films, puis les exposant en un peu moindre (la plupart seront de retour, il y aura moins à faire). Qu’en dites-vous? Bon on a le temps de peaufiner.

 

Et l’article de monsieur Nain : Bloody week-end chapitre 3

Un point que je trouve personnellement admirable de la part des organisateurs (en plus d’avoir eu un contact fort sympathique) c’est l’énergie qu’ils mettent dans l’accessibilité du festival pour tous. Jeunes et moins jeunes en leur faisant découvrir un pan complet du cinéma quitte à déclencher des vocations. Valides et handicapės en permettant, par exemple, aux personnes atteintes de surdité de comprendre les films en sous-titrant le plus possible. Et enfin riches et moins riches en faisant en sorte d’avoir des solutions de logement accessibles à toutes les bourses, en créant des partenariats avec les acteurs du tourisme local. Et la cerise sur le gâteau : le président de l’association se déplace dans différentes villes afin de faire partager sa passion et faire connaître son évènement.

 

2_schtroumpfLe village des schtroumpf par Loïc Bugnon.

 

Critique rédigée par Poulpy et Albertine Crowley

Arrivés le vendredi matin, nous avons pu assister à la préparation de l’espace exposant, puisque l’ouverture au public se fait à partir de 14h. Pour pouvoir accéder au site, qui se situe à Audincourt, il a fallu gérer les problèmes de dernières minutes, car les bus entre Montbéliard (l’endroit où se trouve la gare la plus proche) et cette petite ville sont moins fréquents que prévu, ce sont les joies de la campagne ! Se faire réveiller par les canards aussi, c’est rigolo…

Même si quelques passants se sont plaints du fait que l’emplacement du Bloody soit mal indiqué, nous n’avons eu aucun mal à trouver le bon chemin depuis le centre-ville. Le côté publicité n’a pas ėtė pris en compte en dehors des tonnes de pubs sur internet et dans les journaux, car aucune affiche n’a été repérée en dehors des lieux, mais Poulpy suppose (pour sa part) qu’il n’y avait pas besoin de cela puisque le festival s’adresse à un public averti.

Cette année, malgré le fait qu’il y a eu plus de monde, seuls deux bâtiments étaient ouverts : l’espace Harmonie, pour les projections et conférences, et la Filature pour les expositions, magasins ou autres. De ce fait, j’ai trouvé cela mieux géré, car nous avons moins eu à nous déplacer d’un endroit à un autre, car la plupart des animations se situaient à côté de l’accueil : tout a été regroupé… Autour de la buvette ! Si vous saviez… Miam.

Les horaires d’ouvertures du Bloody sont parfaits pour les dormeurs, car les activités démarrent tous les matins entre dix et onze heures. Cela ne laisse pas beaucoup de temps aux gens de se poser s’ils veulent assister au point fort du festival, c’est-à-dire les projections, car un des malus de la convention est qu’il n’y a pas d’entracte entre les conférences et le reste. Bien sûr, il y a les fameux Bloody Quiz, c’est à dire des extraits de films présentés par un animateur très sympa, qui se charge de nous faire deviner d’où est tirée la scène. Ce jeu vraiment prenant s’adresse à un vrai public de passionné ! Enfin, le soir, si l’espace exposant ferme à vingt heures, les diffusions de longs-métrages en présence du réalisateur ou de l’acteur ont lieu jusqu’à deux heures, et le samedi nous avons même eu droit à un concert de Krakenstein !

Avant de revenir plus en détail sur les animations, j’aimerais un peu me plaindre du fait que la mairie n’offre que très peu de financements (il y a eu tout de même une nette amélioration). Il faut donc se tenir au courant très tôt afin de se procurer de bonnes formules car l’entrée n’est pas donnée, sans être trop excessive. Les exposants sont aussi confrontés à ce problème, donc ils ne sont pas tous présents dès le premier jour. Et puis il y a le souci du logement, auquel personne n’y peut grand-chose : tous les hôtels sont pris d’assaut, nous avons dû poser notre tente à l’arrache en dehors du site, puisque c’est interdit d’y camper. Du coup, on a un peu embêté tout le monde… Poulpy tient d’ailleurs à s’excuser pour cela.

Ce que je disais l’an dernier à propos de la qualité du staff ainsi que de l’ambiance est toujours d’actualité. Les bénévoles sont toujours hypra-méga-sympa et à l’écoute. Pourtant, d’après Krakenstein et Albertine, la gérance n’a pas été assez présente pour accueillir le groupe, qui venait bénévolement et qui a fourni un concert très cool avec de nombreux rappels. En effet, ils se sont plaints du fait qu’ils n’étaient pas assez encadrés. Heureusement, ils ont dit qu’ils avaient passé un bon événement ! Je pense bien que Loïc Bugnon, le grand organisateur, et le reste de l’équipe, ont fait ce qu’ils ont pu.

 3_oreilles

 

À part Loïc, le fondateur, j’aimerais citer quelques membres du staff qui ont mis une super ambiance ou qui vont nous manquer : déjà les membres de l’incroyable buvette aux plats trop bons et le monsieur aux petits pains. François, le gérant du staff et de l’orga et le super graphiste qui nous a bien aidé avec nos trois kilos de bagages. Sadia la traductrice et la gentille dame de la sécurité. Julien et Alexandra qui ont animé à merveille les jeux et entractes entre les projections. Sans oublier Pascal Tourain, l’Homme Tatoué, un type super sympa, aux blagues aussi garnies que ses tatoos qui nous ont laissé une impression indélébile.

Et si vous ne savez pas encore ce qu’est le Bloody, je vous recommande une fois encore de vous rendre sur ce site, http://www.bloodyweekend.fr, où tout est expliqué, ou de vous faire votre opinion avec le petit article préparatoire sorti la semaine dernière qui comporte un album photo réalisé par Albertine Crowley, une photographe qui est venue spécialement pour cet événement et qui a également fourni son aide pour la rédaction de ceci.

Ce reportage sera scindé en plusieurs parties, selon vos centres d’intérêts pour ne pas perturber mes vieilles et chiantes habitudes :

La seconde partie de l’article sera dédié aux différents invités prestigieux, avec l’interview de René Manzor, le président du jury qui a délibéré sur les différents courts-métrages présélectionnés par Loïc et son association Bloody Zone lors de la fameuse compétition. L’interview de Philippe Nahon, le parrain du festival, du grand Mick Garris, de Laurence R. Harvey et de Benjamin Rocher (n’hésitez pas à cliquer sur les liens pour de plus amples informations concernant ces personnages).

La troisième partie vous présentera les courts-métrages en questions, avec nos critiques et nos favoris. Puis nous vous raconterons ce que nous avons retenu des quelques conférences, de nos rencontres et des animations. Et puis nous passerons aux exposants dans d’autres chapitres à venir prochainement. Il y aura même une sixième partie, un album photo, avec bonus !

Aujourd’hui nous allons nous contenter de vous présenter de nouveaux clichés sympathiques, et pour plus de photos et d’informations sur Albertine Crowley, voici son book et sa page Facebook. D’ailleurs, si vous souhaitez récupérer ces images, c’est totalement possible : contactez Albertine Crowley sur sa page Facebook pour de plus grandes résolutions.

 

(Quand à moi, vous savez où me trouver, sur http://poulpy.illustrateur.org, et aussi sur FB)

 

4_cartes

 À la semaine prochaine pour le plus gros de l’article !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *