Semaine Bloody Week End Reportage 5 by Poulpy

Partie 5 : quand les montres sortent des pinceaux…

Chapitre 3 : Ces artistes divers et ces nains qui les pourchassent…

En parlant graphiste, j’aimerais bien faire de la pub pour Tiffanie Uldry, qui est dijonnaise, mais comme elle n’était pas là c’est ballot. En fait, elle est bien dans le genre, si vous avez aimé le lien précédent. On va changer de style avec mes deux gros coups de coeur et les suivants, dont un, j’espère que le grand Cthulhu le mangera vite. Vous allez comprendre :

Mes chouchous : Jean Linnhoff et Loïc Canavaggia.

http://www.facebook.com/jean.linnhoff?fref=ts

http://www.facebook.com/canavaggia.illustrations?fref=ts

C’est méchant de vous mettre les boss dès le début!

Jean Linnhoff, ses dessins sont très Alan Lee, à faire jalouser n’importe qui. Son monsieur arbre est stupéfiant, c’est encore faible, il est HAAAAA, c’est mieux.

Loïc Canavaggia est un gros fan de dragon et de tout ce qui a des écailles. Je dis ça parce qu’il en à fait ça spécialité. Ce sont de belles bêtes, très HAAAAA, ils ne se connaissaient pas mais ils forment déjà un bon duo de pro, tel Alan Lee et Jon Howe. Non, je n’exagère pas, allez voir. Ils travaillent aussi à l’aquarelle, ainsi qu’à la tablette.

Il n’y a rien de plus à en dire, ils sont justes HAAAAA. Dommage qu’ils n’aient pas de site… J’aimerais en apprendre plus sur eux.

27_jean_linnhoffCi-dessus, Jean Linnhoff

Une toute petite interview de L. Cannavaggia :

Quels sont vos méthodes de travail ? Vos outils ?

Je n’ai pas à proprement parler de méthode de travail. Je dois avouer que je fonctionne surtout au feeling et à l’émotion que je veux transmettre au travers de mes illustrations. Au-delà d’une méthode bien particulière c’est surtout des techniques éprouvés au fil de mes pérégrinations graphiques qui s’appliquent. Par exemple ce que j’aime avant une mise en couleurs c’est d’avoir un crayonné poussé sur lequel distribuer mes nuances, quitte à forcer certaines zones d’ombres et retravailler les textures.

Pour mes crayonnés, j’emploie des crayons graphites de différentes duretés de mine, trois en général (3H, HB, 4B) ainsi qu’un porte-mine en 0.5 pour aller dans le détail. Au niveau de la couleur c’est principalement l’aquarelle que j’utilise. Il m’est arrivé d’user de l’acrylique mais je ne suis pas encore très à l’aise avec ce médium.

Quels sont vos motivations ? Vos influences ?

Ce qui me motive le plus c’est de faire plaisir en me faisant plaisir. J’ai énormément de retours positifs sur les différents réseaux sociaux et durant les festivals auxquels je participe et ça, c’est un excellent moteur pour aller de l’avant.

Je puise souvent mon inspiration dans la nature, le cinéma (fantastique de préférence) ou la bande dessinée. Dans l’illustration, les artistes qui m’influencent sont nombreux. Il m’est difficile de tous les nommer sans en oublier. cependant je peux citer Paul Bonner, John Howe, Adrian Smith, Brom, Justin Gérard, Brucero, Erlé Féronière, Jean-Baptiste Monge pour les principaux.

Avez-vous une formation particulière ? D’où vous vient votre style ? Comment voudriez vous que le public le ressente ?

Je n’ai pas suivi de formation ni d’étude dans le domaine artistique. Je suis ce que l’on peut appeler un autodidacte. Mon style (faut croire que j’en ai un) je l’ai travaillé depuis mon enfance. J’ai passé des heures entières dans la représentation de mes personnages de dessins animés préférés. Par la suite je me suis appliqué à reproduire des portraits ou des animaux à partir de photos. En grandissant, j’ai eu une grosse période d’apprentissage dans le milieu de la bande dessinée. Je pense que c’est réellement là que j’ai compris un certain nombre de choses comme l’étude de la composition d’une image ou le placement et le choix des couleurs. Mais finalement j’ai du délaisser à regret ce média trop chronophage pour pratiquer progressivement depuis deux ans l’illustration à proprement parlé. On me dit souvent que j’ai un style détaillé et minutieux. J’adore fouiller mes travaux et rendre une illustration bien « léchée ». Je pense qu’au final c’est comme cela que je souhaiterai que le public le ressente.

Quels sont les projets sur lesquels vous avez travaillé ? En avez-vous d’autres de prévus ?

Fin 2011, J’ai commencé timidement dans le milieu de l’édition avec un premier travail d’illustration pour la couverture d’un E-Book (Le Waldganger). La demande du concepteur de la couverture était de représenter un personnage paramilitaire armé et masqué, traité en noir et blanc.

Aujourd’hui, je collabore avec les éditions Midgard pour lesquelles j’illustre le deuxième recueil de nouvelles d’Anthèlme Hauchecorne « Punk’s Not Dead » qui doit sortir fin octobre 2013. Treize de mes illustrations noir et blanc + la couverture composeront cet ouvrage. A ce jour, il m’en reste deux à rendre.

En parallèle, je participe à un projet de court métrage de Stéphane Artus « Dans Les Bois ». Mon rôle au sein de l’équipe consiste pour le moment à travailler sur le développement visuel de petites créatures qui seront retranscrites en 3D dans le film.

Enfin, pour 2014 je suis prévu pour illustrer la réédition du premier recueil de nouvelle d’Anthèlme Hauchecorne « Baroque N’ Roll » et toujours chez Midgard, dans lequel apparaitront quinze illustrations + la couverture.

Qu’avez-vous pensé du Bloody WE ? De l’organisation ? Du public ? De son développement ?

Participer au festival « Bloody Week End » a été pour moi une expérience différente mais enrichissante. En effet, habitué aux festivals de type fantasy, féériques, imaginaires, je me suis frotté à une nouvelle sorte de protagonistes allant du zombie ensanglanté à l’inquiétant Prédator en passant par des montagnes humaines de cannettes frénétiques et bruyantes.

Je n’ai rien à redire sur l’organisation de l’association « Bloody Zone ». Tout a bien été géré et c’est deux jours se sont déroulés dans les meilleurs conditions possibles. Le public était présent au rendez-vous. Même si j’ai ressenti pour ma part une légère indifférence envers les illustrateurs dans les premiers temps, mais les fins de journée ont été plus animées.

Je pense que cette manifestation mérite à être davantage connue. A mon avis, le Bloody Weekend a encore de beaux jours devant lui grâce au travail de l’association et de son président.

Avez-vous fait de bonne rencontre dont vous aimeriez nous parler ?

Parmi les 70 exposants du festival, j’ai eu le plaisir de rencontrer bon nombre d’artistes dont les talentueux Jean Linnhoff, Aaelex, Joelle alias Joe Lulubybye… pour ne citer qu’eux. D’ailleurs, pour cette dernière j’ai découvert l’activité de « re-borneuse » fantastique ou l’art de transformer les poupées bébés très réalistes en personnages fantastiques. J’ai été impressionné par son travail et, ayant discuté avec elle à propos de ses futurs projets, nul doute que je risque de l’être encore plus.

Si vous devriez me présenter ce qu’est le fantastique de votre point de vue, comment vous y prendriez-vous ?

Pour moi le fantastique est un terme générique qui regroupe des genres de réalités transformées, voir réinventées. C’est comme une échappatoire à tous ces ennuis qui nous pourrissent l’existence, un univers où j’aime à me perdre avec pour seules limites mon imagination. Limites que je m’emploie à repousser toujours plus loin mais sans jamais perdre de vue que l’improbable doit rester plausible. Le fantastique est une douce folie consciente à laquelle il est bon de céder.

28_loic_canavaggia

 Un autre illustrateur, très HAAAAA dans son genre. Cette fois c’est beaucoup moins fantasy et plus fantastique dans ces représentations lovecraftiennes qui ont fait battre mon coeur de poulpe. Il a des dessins et peintures à l’huile plus rocks, plus planantes, plus apocalyptiques…

Ici : http://jeffgrimal.tumblr.com/

et ici : https://www.facebook.com/Jeff.Grimal.artwork

Il joue dans un groupe de Black Metal, The Great Old One et anciennement dans un autre : Tourmenta. Tout ça est à voir sur son fb, et ses musiques, quelque part sur Youtube.

Une photo de Jeff Grimal et d’un de ses potes (à gauche) :

29_jeff_grimal

Faisons de la pub pour les Artistes Fous Associés : http://www.lesartistesfous.com/actualite

Un collectif d’auteurs, illustrateurs, musiciens et cinéastes assez remplis. Ils éditaient un recueil commun, suivez-les sur Facebook, si vous êtes dans ce domaine. Ils ont toutes sortes d’oeuvres vraiment intéressantes que je vous invite à découvrir.

Sur leur stand était affiché des oeuvres diverses et variées, dont celles d’Arnaud Schilling :

http://caixao.canalblog.com/ (blog) http://maniak.sa.free.fr/ (site). Des totems bizarres, des collages et crayonnés, des montages et dessins pleins de petits traits!

30_artistes_fous

 Deux autres artistes, qui déforment les poupées pour les mettre dans des cadres psychédéliques. Deux autres styles différents de Lulu (voir plus haut), Delphine Hacquemand, à soutenir dans ses débuts, et Marcellin Brissoni, artisan d’Audincourt au talent particulier et coloré.

 Le fb de D. Hacquemand : http://www.facebook.com/delphine.hacquemand?ref=ts&fref=ts

J’ai raté… Plein de gens! Mamzelle Timmy, une aquarelliste inconnue par exemple….

31_delphine_hacquemand

32_marcellin_brissoni

Il y avait deux photographes, la première, Sue Nami est vraiment douée. Je ne lui ai pas parlé et je n’ai pas vu son stand, mais juste pour vous montrer ces merveilles, son site : glauque et tendre à la fois, mais surtout étrange 🙂

Deux se partageaient un bout de stand, Rudyx Prod et Mlle Khaly.

Le Facebook de Rudy : http://www.facebook.com/rudy.prod1?fref=ts

C’est tout ce que j’ai pu trouvé dommage…

Le stand était tenu par un monsieur assez gentil, qui présentait des photos, pour l’occaz, très perturbantes. Des portraits simulant des photos d’archives de patients d’anciens sanatoriums comme on peut trouver dans les Pyrénées. Il leur avait enlevé les yeux, et parfois la bouche et crayonné le pourtour, pour les rendre fluorescent. J’aime beaucoup. Vous pouvez le voir au festival Criter Show à Barcelone, vu qu’ils sont du Sud. L’autre photographe était plus goth dans le genre, avec des photos de cimetières à Milan, en Allemagne et dans divers autres endroits.

33_rudyxprod

Mlle Khaali – photographe

Je suis passionnée par la photo depuis toute petite. J’ai eu de la chance dans mon enfance car mes parents ont pu me faire voyager un peu partout dans le monde. Au fur et à mesure de ces voyages l’envie de photographier tout ce que je voyais à pris le dessus. Des photos de vacances et de famille, le désir de dépasser le simple cadre a émergé. Eprise de mythologie grecque, de sanctuaires religieux, de milieu sous marin, de la vie et de la mort ainsi que notre interprétation, l’obscur et la lumière sont venus comme une évidence dans la création artistique. Il fallait juste trouver la bonne dose afin de faire procurer des émotions à travers les images.
Les images, les photos représentent pour moi un miroir, un souvenir, un message, des témoins du temps. En un mot un partage des émotions et c’est cela que j’essaye de transmettre dans les clichés.

Passons aux maquilleurs, parce que je ne sais pas pour vous, mais ça m’a toujours fait flipper : comment qu’ils font? C’pas possible, c’trop cool! Tout ça tout ça… Nous avons pu vous dénicher des interviews des personnes qui étaient sur place, amusons-nous à en apprendre plus. À ce moment-là, j’en profite pour remercier tous ceux qui ont bien voulu répondre à nos questions et se prêter au jeu, c’est très gentil de leur part, et ça nous permet d’en savoir plus sur eux, leur travail… J’espère que ça vous aura tous inspirés.

Sanguine FX, une créatrice aux divers talents, prothèses, bijoux,…  :

Je m’appelle Laetitia Hoerdt, j’ai 27 ans et je suis d’Épinal dans les Vosges.

Je suis passionnée d’effets spéciaux depuis mon plus jeune âge, le clip Triller de Mickael Jackson et les contes de la crypte m’ont donné envie d’en faire mon métier.
Mon travail est très diversifié, je dessine, je sculpte des personnages, je moule les sculptures que je réalise pour pouvoir en faire des négatifs afin de réaliser la prothèse qui sera posée sur l’acteur.

Je travaille avec le latex, les mousses de latex et le silicone. Je peux aussi réaliser des fausses armes ou accessoires pour le cinéma ainsi que des prothèses dentaires.

Je réalise mes bijoux en ossements et les peins à la main, ils étaient présentés lors du festival Bloody weekend. Ils sont faits en sculpey.
Mes inspirations je les trouve avant tout dans les nombreux films que je regarde.

Avant de crée mon auto entreprise, j’étais autodidacte, je réalisais des petits maquillages sur moi et mes amis pour Halloween, puis je suis arrivée à un stade ou je ne pouvais plus continuée seule sans cours ni explications.
Par la suite j’ai décidé de faire une formation en école d’effets spéciaux. J’ai donc fait ma formation il y a 2 ans à Métamorphose qui se situe à Strasbourg pendant 9 mois.  Sanguine fx a donc été crée il y a 1 ans suite à l’obtention de mon diplôme.

Mes projets sont de pouvoir partir à l’étranger et essayer de me faire embaucher dans un studio SFX. J’aimerais vivre de ma passion et ne faire plus que cela dans la vie, car ce métier en France n’est pas vraiment reconnu.
J’ai quand même eu la chance de pouvoir travailler sur quelques projets comme un court métrage d’un ami qui s’appelle Tool Flesher, où j’ai pu réaliser des maquillages de zombies, j’ai aussi travaillé sur plusieurs clips vidéos et prochainement un nouveau court métrage devrait voir le jour.

Pour ce qui concerne le festival du Bloody weekend, je m’y rends depuis 3 ans car c’est un festival convivial, comme une grande famille que l’on retrouve chaque année. Je revois les anciens exposants, qui sont devenus de vrais amis et on en rencontre de nouveaux, tous sont sympathiques et s’intéressent au travail de chacun, c’est pour cela que je conseil à tout les passionnés de venir y faire un tour l’année prochaine car j’y serais encore. J’ai fait d’autres festivals et je trouve que celui-ci et le plus sympa, le plus vivant, et surtout le plus fantastique.

Le site de l’école de maquillage Métamorphoses :

http://www.metamake-up.com/

34_sanguineFX

Monster Cript, http://www.facebook.com/pages/Monsters-Crypt/276047489172483

J‘adore les monstres et l’horreur depuis mon jeune age et c’est en voyant des films comme « les dents de la mer, Evil dead ou Bad Taste » que j’ai chopé le virus des effets spéciaux,j’ai commencé par sculpter ou dessiner des monstres puis j’ai acheté mon premier pot de latex et voilà, la machine était lancée. Je maquillais mes copains et tournait des petits films au caméscope le week-end mais ça restait un passe-temps. Vers l’âge de 20 ans je suis devenu animateur pour enfants puis animateur socioculturel (pendant cette période j’ai un peu mis de côté ma vocation première, car il fallait bien bosser et je n’avais aucune idée de la manière dont il fallait s’y prendre pour vivre des effets spéciaux).


En 2011, j’ai finalement décidé de revenir à ma passion n°1 et j’ai intégré l’école Métamorphose à Strasbourg qui forme au métier de maquilleur sfx .


Depuis juin 2012 j’ai fait surtout de l’évènementiel avec la promotion d’un manga pour la maison d’édition Kana à la Japan Expo de Paris, le festival du court métrage de Clermont Férand et le Bloody We, je me suis fais la main sur quelques courts métrages amateurs et j’ai fait des masques pour des particuliers.


Le Bloody we a été pour moi une occasion d’avoir de la visibilité et de rencontrer d’autres passionnés dans un festival à échelle humaine… Le top.


Aujourd’hui mon projet est de continuer à me faire un nom dans ce milieu(ce qui est loin d’être évident…). Aussi bien dans le cinéma, le théâtre, l’évènementiel ou la fabrication de costumes et de masques pour les particuliers.


Pour finir le fantastique est pour moi ce petit élément imprévu et inexplicable qui vient bouleverser notre quotidien quand on s’y attend le moins.


Jérémy

D’autres maquilleurs étaient présents, Tatania Simmen, de Tat création,

http://www.facebook.com/tatianasimmen?fref=ts

https://tatcreation.wix.com/sfx

Bodyartboxx, un bodypainter qui faisait des démonstrations sur scène,

Et un maquilleur SFX, Nicolas Fournelle :

http://www.solcarnus.book.fr/

http://www.facebook.com/nicolassolcarnus.fournelle?fref=ts

Parce qu’il ne faut pas oublier que le Bloody est avant tout un festival sur les films Fantastiques.

35_maquilleurs

3 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *